Labilité des albumines du sérum
Nous avons également étudié la fragilité ou mieux, la labilité pathologique des protéines du sérum et, accessoirement, des épanchements, en fixant les variations de l’hydrolyse de ces protéines par rapport à des concentrations variables d’acidité trichloracétique (1). La protéolyse es't révélée parla recherche, dans les filtrats de désalbumination, des réactions des polypeptides, elle est d’autant plus marquée que les molécules d’albumine sont plus fragiles.
Il apparaît que, ni la teneur du sérum en albumine, ni des réserves alcalines différentes, n’influencent les résultats. Par
(!) Index n» 62 et 72.
ailleurs, on constate une action « protectrice » du cholestérol sur les albumines (1), mais qui s’exerce plus sur l’intensité des réactions que sur leur étendue.
Enfin, les résultats de l’épreuve sont indépendants de la teneur du sérum en sérine et globuline, de l’action sur le sérum de l’eau distillée (sérolyse), de ceux que donne la réaction de Bothelho proposée pour le diagnostic du cancer.
La fragilisation des albumines plasmatiques est à peji près constante dans les néphrites, quelles qu’elles soient: albuminuriques, hydropigènes ouazotémiques (2). On la rencontre encore au cours des maladies infectieuses aiguës graves, des cachexies, cancéreuses ou autres, du diabète avec dénutrition. Bref elle apparaît comme le témoin de modifications profondes provoquées par ces états dans les éléments constituants de l’organisme.
Bans les épanchements et liquides sanglants et purulents, la labilité est considérable. En ce qui concerne les liquides séreux et séro-fibrineux, la labilité des protéines est du type sanguin normal pour les liquides d’ascite cirrhotique ou cancéreuse ; dans les pleurésies, elle s’exagère au cas d’épanchements à polynucléaires ou d’épanchements lymphocytaires anciens.
(1) Index n" 6i, ( .’) Index n" 63,
M. Cristol.
ETDDES CLINIQÜES