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FOIE ET VOIES BILIAIRES PANCRÉAS

A. — Exploration fonctionnelle dü foie, insüffisance hépatique

1. Le passage des polypeptides à travers la veine porte et leur arrêt dans le foie (Voir p. 23).

2. Le coefficient de dysdésaminaiion. Rapport entre certaines fractions de Vazote non protéique du sang proposé comme indice d’évaluation de la fonction uréogénique ; — le coefficient de dysdésamination en clinique (Voir p. 27).

B. . — Cirrhoses du foie

1. Considérations sur les épanchements pleuraux au cours de la cirrhose de Laënnec{i). — On rencontre assez fréquemment des épanchements pleuraux au cours de la cirrhose de Laënnec. Ils évoluent à bas bruit, siègent aussi bien à gauche qu’à droite, et sont parfois bilatéraux. Ils présentent une tendance hémorragique marquée : le liquide est, sinon fortement, du moins histologiquement hémorragique.

L’examen du liquide montre plusieurs modes de réaction pleurale: pleurésies inflammatoires, hydrothorax et liquides mixtes tenant à la fois des exsudais et des transsudais : ces derniers types d’épanchement sont très fréquents.

La pathogénie est variable. La clinique montre que le syndrome pleurétique apparaît et évolue dans des conditions diverses : le

(1) Index n“ 87. Avec M. Vedel.

plus souvent à la période d’état d’une cirrhose de Laënnec avec ascite abondante ; il s’accompagne de fièvre discrète ; il se montre parfois au cours d’un syndrome hydropigène avec œdèmes importants et évolue parallèlement à ceux-ci : nous en avons observé un exemple remarquable ; enfin il peut survenir après disparition de l’ascite.

L’hydrothorax pur d’origine hépatique se voit dans la seconde éventualité ; il peut être lié à une autre cause, indépendante de la cirrhose, comme dans un de nos cas où cette dernière était associée à une néphrite.

La pleurésie vraie est presque toujours bacillaire.. Dans le cas d’hydropleurite il s’agit, soit d’hydrothorax inflammatoire, soit d’exsudat dilué par la transsudation séreuse. Dans les deux cas la fièvre est la règle, l’épanchement est unilatéral. Les causes de transsudation sont multiples (refoulement du diaphragme, lésions des capillaires, gêne de la circulation porte, périhépatite... ) ; les facteurs inflammatoires sont représentés surtout par la tuberculose (hydrothorax ou hydropleurite bacillifères), ou par des poussées infectieuses larvées d’autres origines.

Dans certains cas, on peut penser à une sorte de fixation élective du liquide péritonéal sur la plèvre malade, véritable « comphcation salutaire » de l’ascite, comme le disent Lemierre et Levesque.

2. Réticulo-endothéliome typique de la rate et cirrhose biliaire à évolution rapide (Voir à : Maladies du Sang et de la Rate).

G. — Ictères

Blocage complet des voies biliaires par cancer de l'ampoule de Vatersans décolaration des fèces (1). — Dans cette observation d’ictère progressif intense, avec cachexie rapide, les fèces décolorées dans un premier stade se sont peu à peu recolorées à mesure que croissaient l’ictère et la cholurie et que s’établissait une diarrhée profuse. La stercobiline était abondante dans les

(1) Index n” 15. Avec MM. Yedel et Giraud.

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fèces, soigaeusement isolées de toute émission d’urines au moment du prélèvement.

La nécropsie a permis de s’assurer du blocage hermétique du cholédoque par une petite tumeur vatérienne.

Les sécrétions intestinales, comme toutes les humeurs, étaient imprégnées de pigment.

Ce fait s’ajoute à ceux qu’a étudiés Brulé.

D. — Kyste hydatique.

Kyste hydatique du foie non suppuré simulant un abcès sous-phrénique (1). — Un homme, sans antécédents particuliers, présente pendant deux mois, de la fièvre, de violentes douleurs abdominales, avec augmentation de volume de l’abdomen, un mauvais état général. A son entrée à l’hôpital, on constate une tuméfaction considérable avec défense musculaire très forte (ventre de bois) de tout l’étage sus-ombilical de l’abdomen. Le malade est opéré d’urgence, avant que des recherches de laboratoire aient pu être pratiquées. L’intervention a montré qu'il s’agissait d’un énorme kyste hydatique du foie développé en plein parenchyme, ne contenant pas de vésicules filles et surtout sans trace de suppuration. Guérison complète par la suite.

(1) Index n» 97. Avec MM. Vedel et Lapeyrib.

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