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THÉRAPEUTIQUE

1. — Les injections intraveineuses de chlorure de calcium en thérapeutique (1). — L’emploi de chlorure de calcium eu injections intraveineuses (1 à 2 gr. de Ca CP par injection), a donné des résultats intéressants dans le traitement d’un certain nombre d’affections et de symptômes qui sont les suivants :

a) Hypercrinies surtout. Il est nécessaire d’employer une solution très concentrée à 50 p. 100 dont on injecte 1 ou 2 cc. L’injection doit être strictement intraveineuse pour éviter les escarres. Elle peut être répétée tous les jours, et même deux fois par jour. Chez tes tuberculeux, les résultats sont remarquables sur la diarrhée, les vomissements, les sueurs. Chez les non tuberculeux, la plupart des diarrhées, même spécifiques, à l’exception des recto-colites, peuvent bénéficier de ce traitement (Voir à : Appareil digestif).

b) Hémorragies : d’excellents résultats ont été obtenus dans le traitement des hémorragies tuberculeuses, de l’hémophilie (Carnot et Blamoutier). Une concentration de 10 o/o du médicament est suffisante.

c) Action antispasmodique et anticlasique : tétanie, tétanos aigu (associée au sérum), spasmes localisées (asthmes, rétention d’urine).

d) Autres indications : cardiopathies (associé à la digitale),

tuberculose (médication récalcifiante), bilharziose, empoisonnement par la cocaïne.

(I) Index n- 42.

2. — Chute de la température coïncidant avec l'injection d'insuline dans deux cas de pyrexies prolongées (1). — Dans le premier cas, il s’agissait d’une pyrexie d’origine indéterminée, la température oscillant depuis un mois entre 38° et 39”. Après la deuxième injection d’insuline pratiquée dans le but d’engraisser une malade cachectique et anorexique, la température tombait à 37”5 et trois jours après la guérison complète était obtenue. Devant cette constatation, 13 unités d’insuline quotidienne furent administrées à un malade atteint de mélitococcie depuis 6 mois, chez qui toutes les thérapeutiques avaient échoué. La température demeurait entre 37” et 38”. Dès le lendemain de la première injection, l’apyrexie était obtenue de façon définitive et la température, par la suite, n’est pas remontée. Sans tirer plus de conclusions qu’il ne convient de deux faits isolés, il semblé bien que dans les denx observations, il y ait eu plus qu’une coïncidence fortuite entre la thérapeutique insulienne et la chute thermique, mais un rapport de cause à effet dont le mécanisme reste hypothétique.

Depuis cette communication, nous avons fait quelques nouveaux essais. Nous avons eu quatre échecs dont deux dans des fébricules tuberculeuses et deux: dans deux cas de pyrexies diverses. Par contre, dans deux cas de fièvre de Malle avec température entre 37”3 eL38"5, l’insuline a fait tomber brusquement la température, au moins passagèrement Nous connaissons également un succès remarquable de la thérapeutique par l’insuline chez un malade qui prôsenlait une fièvre de longue durée, d’origine indéterminée et qui avait résisté jusqu’alors à toute thérapeutique.

3. — Radiüm. Ratoms X. — a) Thérapeutique par le radon {émanation de radium).— Nos quatre premières observations (2) concernaient trois cas de rhumatisme déformant,, ainsi qu’une

(1) Index n. 117,

(2) Index n, ICO. Avec MM. Vedel et Cantagné.

sclérodermie vraisemblablement liée à une insuffisance ovarienne avec douleurs rhumatismales et ankylosé. Ces quatre malades ont été améliorés par des inhalations de 15 à 200 millicrocuries par jour de radon ou l’ingestion de 301 à 500 millicrocaries, en deux fois, aux repas (solutions dans l’eau). L’effet a commencé par une sédation suivie d’un retour de la mobilisation qui avait à peu près complètement disparu chez trois malades. Les radiographies objectivent ces résultats.

Depuis nous avons eu l’occasion de traiter bien d’autres rhumatisants et nous pouvons, surtout grâce à l’expérience du docteur Gastagné, qui prépare, et applique le radon, préciser les indications et les résultats de la radiothérapie.

Disons, tout de suite, que nous n’utilisons à peu près plus l’émanothérapie, mais l’ingestion de radon en solution.

La thérapeutique peut donner une amélioration, comme nous venons de le voir, dans le rhumatisme déformant, s’il n’est pas trop avancé ; elle est peu active dans les formes graves des rhumatismes fébriles, chez les jeunes (arthrites inflammatoires). Elle donne des résultats remarquables dans le rhumatisme diathésique, goutteux, uricémique et oxalémique. Il fait merveille dans le rhumatisme vague, dans les cervico-hrachialites rhumatismales, comme nous avons pu le constater dans des cas inédits.

Ces résultats cliniques sont objectivés souvent par l’examen chimique. Ainsi un sujet de 22 ans dont le « rhumatisme vague » était resté rebelle à la thérapeutique pendant 4 ans, vit une seule série thérapeutique de radon amener en 5 mois la guérison complète et qui paraît définitive. Parallèlement à la disparition dés douleurs on a constaté la diminution d’abord rapide, puis plus lente d’une hyperuricémie considérable (1).

La cholestérinémie s’abaisse en général si elle était haute, les albumines du sang ne sont pas modifiées ; la pôlypeptidémie non plus.

Le radon peut être employé encore avec profit en dehors du rhumatisme. Nous connaissons un cas inédit où, chez un diathé-

(1) Index n. tl2. Avec M. Castagné.

sique, il n a pas eu d'effet sur les ddlileurs, mais a fait disparaître, depuis de longs mois maintenant, diverses manifestations d’hypersensibilité. Nous avons consacré, avec M. Giraud, un article à son application dans la thérapeutique des états dyspnéiques (voir à : Hydrologie). En dehors de ce qui est dit dans cet article, nous indiquerons que nous avons enregistré un échec dans un cas d’asthme, du reste extrêmement rebelle à toute thérapeutique, et un beau succès dans un autre cas de toux spasmodique.

b) Variations de la formule leucocytaire au cours du traitement par le thorium X. Voir à : Hématologie.

c) La polypeptidémie au cours des traitements curiéthérapiques et radiothérapiques. Voir à : Physio-pathologie générale (polypeptidémie).

4. Divers. — a) Maladie du sérum. Mort subite. Voir à ; Intoxications, anaphylaxie.

b) Salicylate de soude et syndromes parkinsoniens postencéphalitiques. Yoivh : Système nerveux (encéphalite épidémique).

c) Arthrite blennhorragique guérie par les injections locales d’électrargol après échec de la vaccinothérapie (1).

d) Traitement des ulcères gastro-duodénaux (2).

e) La susceptibilité bronchique. Voir à : Appareil respiratoire (voies respiratoires supérieures).

f) Guérison rapide d’une typho-bacillose grave par le sérum de Jousset (3).

5. Thérapeutique hydrominérale et climatologique, Voir à : Hydrologie et Climatologie.

(1) Index n. 40. Avec M. Sicahd.

(2) Index n. 131.

(3) Index n. 163. Avec M. Mage.

HYDROLOGIE ET CLIMATOLOGIE

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