DIVISION DU PÉCHÉ MORTEL ET DU PÉCHÉ VÉNIEL
Cette notion du péché véniel, tirée de la fin dernière de l’homme a besoin de nouveaux éclaircissements Pour que nous. Puissions en bien saisir la nature.
Saint Thomas dit que la division du péché véniel et du Péché mortel n’est point la division d’un genre en ses espèces
nre, comme l’animal se divise en animal raisonnable et en animal sa
Or comme il Y à une gradation entre les diverses substances. et les divers accidents, on Comprend immédiatement que tous les péchés mortels n'ont point la même gravité i gradation que l’on retrouve Comme, d’après saint Thomas, le péché mortel représentent deux essences bien
n de l'espèce : et encore parmi degrés de perfection, v. g. : ange, homme,
Au second rang, il y a les substances complètes en raison de la substantialité et incomplètes en rais âme humaine.
Au troisième rang, il y a les substances incomplètes en raison de la substantialité et en raison de l'espèce, avec gradation de perfection, v. g. âmes des brutes, formes substantielles des corps.
Au quatrième rang se trouve une substa faible de toutes, qui n’est même Pas un principe actif comme les autres, mais une pure Puissance objective, c’est la matière première, qui occupe le degré le plus rapproché de l’accident.
Les substances ont une essence et une existence propres : elles sont ordonnées à subsister par elles-mêmes. Les accidents n'ont pas d'existence Propre et ils sont ordonnés à exister dans
on de l'espèce, v. g.
un sujet : ce sont des entités faibles qui sont au-dessous des subtances et n’ont pas la force de se soutenir elles-mêmes.
Il y a en premier lieu l'accident absolu qui ajoute une perfection à la substance qui le soutient ; il a une entité qui le constitue bien qu’il n’ait pas d'existence propre, v. g. la quantité.
Il y a en second lieu l'accident modal qui est plutôt constitué par la disposition ou modification qu'il apporte à une autre entité accidentelle, que par une entité propre qui le constitue quelque chose d’absolu. C’est le dernier degré de participation de l’être, le plus rapproché du néant, et le plus faible.
On peut maintenant se faire une idée du péché véniel et du péché mortel et de leurs divers degrés de gravité, en n’oubliant pas cette échelle de perfection, à partir de l’être le plus faible qui n’a dans un sens, ni existence, ni essence, jusqu’à l’être qui est une substance spirituelle occupant le dernier degré de perfection avant Dieu lui-même. Mais ne parlons ici que du péché véniel.