‹ Notion du péché véniel [microforme]Chapitre 4 sur 14 · L'ÉCHELLE DU PÉCHÉ VÉNIEL · texte numérisé non relu

L'ÉCHELLE DU PÉCHÉ VÉNIEL

Supposez une gradation de nuances descendantes de plus en plus atténuées, depuis la faute vénielle qui confine immédiatement au péché mortel jusqu’à la plus légère des imperfections susceptibles de responsabilité morale. C’est le passage du noir absolu au blanc presque pur, à travers une longue bande continue de teintes grises plus ou moins foncées suivant qu’elles s’approchent de l’une ou de l’autre des deux extrémités. La série, théologiquement parlant, est vénielle toute entière. Dira-t-on néanmoins que toutes les nuances de culpabilité y sont identiques, malgré l'unité vague du même qualificatif qui les caractérise toutes sans distinction ? La réponse négative est du plus élémentaire bon sens. Il y a donc des fautes vénielles légères et des fautes vénielles graves ; j'ajoute : et des fautes vénielles très graves, encore que non mortelles, à cause de leur extrême proximité avec l’abime où, avec un rien de plus, l’âme tomberait frappée à mort. (Ami du Clergé, 1902, p. 1042).

Le Père Pègues (VIIL, p. 806) nous fait aussi remarquer cette diversité des péchés véniels dont les uns sont plus ou moins graves Par rapport aux autres, sans cesser pourtant d’être des péchés

véniels. La latitude de variéé, dit-il.

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ison ou la foi, depuis leurs variantes les

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