FUMIER FAIT AU MOYEN DE LA STABULATION PERMANENTE OU D'°"'É
Josiah Quincy, junior, cultivateur américain, a très bien réussi en gardant ses bêtes à cornes à l’étable pendant toute l’année et en les nourrissant avec des fourrages verts. La quantité de fumier qu’il a faite ainsi lui a permis d’engraisser une pauvre terre de cent acres, de manière à lui faire produire au bout de vingt ans, trois cents tonnes de foin là où il n’en récoltait auparavant que vingt tonnes. Ses animaux étaient tenus dans une étable bien arrangée ; il les laissait sortir dans une cour une heure ou deux, matin et soir, mais ses bêtes paraissaient généralem: nt aimer à retourner à leur place à l’étable. Par ce procédé i, pouvait nourrir trois ou quatre vaches avec un acre seulement de terrain, Il les nourrissait avec de l’herbe, de l’avoine verte, de l'orge, des pieds de blé d'inde etc., qui étaient semés à différents intervalles le printemps et l'été, pour lui permettre de les couper quand il en avait besoin; mais il fait la remarque que sa meilleure récolte a été celle du fumier, et il prétend même que ce fumier lui valait autant que le lait de ses vaches !