CHAPITRE XIV
Colonisation et catéchèse.
La nécessité de l'émigration européenne au Brésil est incontestable. Les avantages faciles et immédiats, l'aisance certaine et la richesse très-probable que le Brésil offre aux immigrants européens sont un fait avéré qui sera porté à la dernière évidence par la connaissance graduelle du pays, de ses lois, de sa civilisation et des exemples heureusement très-nombreux du bien-être et des grandes fortunes dont jouissent les émigrants déjà établis dans le pays et qui, au bout de quelques années, ont acquis des propriétés plus ou moins considérables.
Parmi les anciennes colonies fondées aux frais et sous la protection du gouvernement , nous mentionnerons celle des Suisses, établie par Dom Joào VI, en 1820, à Morro-Queimado (point de la Serra dos Orgûos, dans la province de Rio de Janeiro), qui prit aussitôt le nom de bourg de Nova-Friburgo et reçut quelques années après un nouveau contingent de colons allemands; tous obtinrent des terres, mais les Suisses principalement préférèrent des terrains à Cantagallo et même à Minas-Geraes où le sol est plus fertile que dans la très-salubre Nova-Friburgo; cependant même dans cette dernière, beaucoup de colons s'enrichirent , et à Cantagallo ainsi qu'à Minas-Geraes tous ceux qui s'appliquèrent au travail firent fortune. Les familles brésiliennes s'allièrent à celles des immigrants et des colons; la colonie perdit son ancienne condition, mais les noms suisses et allemands se perpétuent estimés et honorés chez leurs
descendants, et Nova-Friburgo continue à prospérer et est recherchée, pour sa salubrité, par les malades et les convalescents qui y vont recouvrer la santé. A Rio-Grande du Sud, la colonie de Sào-Leopoldo , exclusivement composée d'allemands, qui fut fondée en 1824, est un exemple éloquent de ce que peuvent le travail et l'économie ; cette colonie a prospéré malgré l'insurrection qui, pendant dix ans, a tenu cette province en état de convulsion générale. Tous les colons se sont vus en peu de temps dans l'aisance, quelques-uns ont acquis de la fortune et d'autres vivent dans l'opulence. Cette colonie vient d'entrer dans une nouvelle période de développement: elle travaille à la création de nouveaux centres de colonisation allemande. Pétropolis, qui fut le siège improvisé d'une autre colonie allemande, au sommet de la Serra da Estrélla (autre point de la Serra dos Orgâos) sur des terres de la Couronne, en 1845; cette colonie perdit peu de temps après sa condition coloniale: elle fut érigée en ville, reliée à la capitale de l'empire par une route carrossable jusqu'à la base de la montagne, de là par un chemin de fer de 17,500 mètres d'étendue jusqu'au port de Mauâ, dans la baie de Rio de Janeiro, d'où un bateau à vapeur établit la communication quotidienne entre ces deux villes. Pétropolis est principalement pendant les chaleurs de l'été, la résidence préférée de la société la plus haute et la plus riche qui y trouve un climat sain et agréable, beaucoup plus doux que celui de la capitale; l'empereur y a un palais d'été, les familles riches, d'élégantes habitations. La ville champêtre, arrosée par des eaux limpides, se compose de quartiers contigus, chacun desquels conserve le nom germanique donné par les colons qui y vivent heureux, sous la direction d'un pasteur protestant , avec leurs écoles, s'occupant principalement de l'horticulture qui est pour eux une des principales sources de bien-être; quelques-uns, éloignés du siège de la colonie, exploitent la grande culture. Cependant nous devons à la vérité de dire que Pétropolis n'était pas l'endroit le plus convenable pour l'établissement d'un noyau colonial.
Plus récemment, ont été créées les colonies de l'Etat qu'il ne faut pas confondre avec les précédentes.
La colonie Blumenau située dans la paroisse de Sâo-Pedro Apostolo, municipe d'Itajaliy, dans la province de Santa-Catarina, fondée en 1852 par le docteur Hermann Blumenau, est devenue en 1860 propriété de l'Etat sous la direction de son fondateur. La surface de son territoire est de 595,450 hectares dont à peine 5450 sont en culture. Sa population qui, en 1870, était de 6188 âmes, s'est élevée en 1871 à 6329 habitants appartenant pour la plupart à la nationalité allemande, avec quelques familles suisses, danoises, et 100 familles brésiliennes ; la population se divise en 3218 habitants du sexe masculin, et 3111 du sexe féminin. Pendant l'année 1871, le nombre des décès a été de 50 personnes de tous les âges, et les naissances de 335. Le siège de la colonie possède 476 maisons solidement construites, dont 5 hôtelleries qui peuvent recevoir plus de 300 immigrants. La production consiste en céréales, coton, café, arrow-root, sucre, eau-de-vie, tabac, beurre, fromages et miel. L'excédent de la consommation locale a rapporté 132:3005000 réis (330,000 francs). L'importation, qui a consisté en produits étrangers, s'est élevée à 165:0003000 réis (412,500 francs). La colonie possède une société de culture qui rend d'excellents services en répandant l'instruction et en organisant des expositions; elle a, en outre, une assez bonne bibliothèque. Les moyens de communication et de transport, qui se développent de jour en jour, présentent déjà 80,906 mètres de routes carrossables, 315,195 mètres de chemins pour piétons et cavaliers, et 302 mètres de ponts en bois ou en pierre. Les colons ont payé en 1871, au Trésor public la somme de 8:017#270 réis (20,000 francs) en remboursement d'avances qui leur avaient été faites et pour payement de terrains. On a établi dans le port d'Itajahy un remorqueur à vapeur qui remonte la rivière avec les chalands chargés pour la colonie. Une nouvelle plantation de vignes, un établissement de filature et tissage du coton et, sous le point de vue moral, des écoles et une liberté absolue de religion complètent le tableau de la colonie Blumenau, déjà florissante et qui promet tant pour l'avenir.
Colonie de Rio-Novo, dans la province d'Espirito-Santo:
elle compte 958 habitants dont 515 du sexe masculin et 443 du sexe féminin, formant 314 feux. En 1871, il y a eu 84 naissances et 13 décès. La production en est évaluée à 80:9000000 réis (224,700 francs), l'exportation à 52:000*000 réis (131 ,000 francs) et l'importation à 22:240#000 réis (55,600 francs). L'aire coloniale comprend 174,240,000 mètres carrés dont 11,570,629 mètres carrés sont en culture. Elle produit du café et des céréales. On travaille à l'augmenter et à développer ses moyens de communication.
Colonie de Cananéa: située dans le district d'Iguape, dans la province de Sào-Paulo; elle se compose de 478 habitants dont 300 Brésiliens, 124 Anglais et 54 Allemands. Elle produit des céréales, de la canne à sucre et du tabac; la culture du cacao et du caoutchouc commence à s'y introduire. Des vices d'administration, que le gouvernement s'efforce de corriger, ont contrarié le développement de ce centre colonial qui, sûrement, prospérera dès que ces embarras auront disparu et surtout lorsque sera terminée une route de 23 kilom. qui reliera cette colonie au port voisin.
Colonie subventionnée Dona-Francisca, fondée en 1851 par la société colonisatrice organisée en 1849 à Hambourg, » établie dans la paroisse de Sào-Francisco Xavier, dans le municipe de Joinville, province de Santa- Catarina. Sa surface est de 218,826,080 mètres carrés; la population est de 6671 personnes dont 3401 du sexe masculin et 3270 du sexe féminin, avec 1347 feux. De ces colons 1065 sont catholiques, et 5606 de diverses sectes ; 2426 Brésiliens , 4245 étrangers. En 1871, le nombre des naissances a été de 209 et celui des décès 88. On cultive dans cette colonie, outre les céréales, la canne à sucre, le tabac et l'arrow-root. L'élève des bestiaux et l'apiculture y ont acquis un grand développement. Plusieurs fabriques y prospèrent, et elle possède une imprimerie qui publie un journal en allemand. Les enfants des deux sexes reçoivent l'instruction dans 14 écoles. La colonie compte parmi ses principaux édifices l'église catholique, le temple protestant, des maisons de détention , d'hôpital et d'hôtellerie pour les nouveaux colons. En 1871, l'exportation a été estimée à
230:000*000 réis (5 75,000 francs) et l'importation à 222:000*000 réis (550,000 francs). Le contrat entre le gouvernement impérial et la société de Hambourg étant sur le point d'expirer, a été renouvelé à la demande de celle-ci, le 30 décembre 1871, avec quelques modifications importantes dont la principale est celle par laquelle la société s'oblige à introduire annuellement 1000 émigrants pendant l'espace de dix ans, moyennant une subvention annuelle de 70:000*000 réis (175,000 francs) et, en outre, 26 thalers par colon adulte et 20 thalcrs pour chaque enfant. On s'occupe activement d'une route qui, partant de Joinvillc, siège de la colonie, traversera la Serra et pénétrera dans la province de Parana jusqu'au bord du Rio-Negro.
Ce sont les seules colonies de l'Etat, en y comprenant même la dernière qui est subventionnée par le Trésor. Les grands sacrifices faits par le gouvernement pour attirer l'émigration ont donné, en général, des résultats peu satisfaisants: depuis 1853 jusqu'en 1870, l'Etat a dépensé pour le service de la colonisation et des terres publiques la somme de 12,374:915*862 réis (30,950,000 francs) et à peine 34,737 colons ont été introduits au Brésil. L'inexpérience explique beaucoup de fautes qui ont frustré les efforts d'une intention patriotique et les calculs, en apparence, bien combinés du gouvernement et des entrepreneurs ainsi que des compagnies ; d'un autre côté, le défaut de connaissance du pays, l'ignorance de la langue parlée par ses habitants et le courant de l'émigration dirigé vers les Etats de l'Amérique du Nord, ces causes et d'autres encore ont déterminé sinon la non-réussite totale, au moins le résultat insignifiant de tant d'efforts et de sacrifices.
Le gouvernement impérial, abandonnant les divers systèmes essayés sans grand avantage, en a dernièrement adopté un nouveau dans lequel sont combinées son action directe et l'initiative individuelle des entrepreneurs d'introduction et d'établissement d'immigrants. Ce système, suivi dans tous les contrats célébrés dernièrement, est ainsi exposé dans le rapport que le ministre des affaires de l'Agriculture, du Commerce et des Travaux publics en 1872, a présenté aux chambres:
«Le gouvernement impérial, comme tuteur- né des immi-
grants et principal intéressé dans leur prospérité qui est indissolublement liée à celle du pays, a stipulé les conditions suivantes :
1° Observance des dispositions du décret n° 2168 du 1er mai 1858, relatives au transport des immigrants.
2° Vente, au prix légal et à six ans de terme, des terres situées le long des lignes de chemins de fer ou dans leur voisinage jusqu'à la distance de deux lieues, près des grands marchés et d'autres lieux que le gouvernement désignera.
3° Transport gratuit des immigrants et de leurs bagages sur les paquebots des compagnies ou entreprises de navigation subventionnées ou protégées, et par les chemins de fer.
4° Exemption de droits d'entrée pour les bagages, outils, instruments et machines aratoires qui leur appartiennent.
5° Subvention de 60#000 réis (150 francs) à ceux qui s'emploieront comme simples travailleurs, de 70#000 réis (175 francs) à ceux qui travailleront en société, et 150#000 réis (375 francs) à ceux qui s'établiront comme propriétaires; la moitié de ces sommes sera payée pour les enfants entre 14 et 2 ans.
6° Obligation de la part des entrepreneurs de ne pas exiger d'intérêts des immigrants pendant les deux premières années, 6 pour cent au plus dans les suivantes jusqu'à la cinquième, où ils pourront réclamer le remboursement des avances qu'ils auront faites.
En accordant ces avantages, ainsi que d'autres de moindre importance, et exigeant à peine des preuves de capacité et de moralité de la part des immigrants, le gouvernement a également stipulé qu'avant l'embarquement des immigrants , ils déclarent qu'ils ne sont pas engagés pour le compte du gouvernement impérial, auquel il ne réclament aucun privilège particulier, outre la protection que les lois garantissent aux étrangers. »
D'après ces principes adoptés par le gouvernement, ont été signés en 1871 différents contrats pour l'introduction et l'établissement d'un grand nombre d'immigrants dans les provinces de Paranâ, Santa-Catarina, Sào-Paulo, Rio de Janeiro,
Bahia, Pernambaco et Maranhào; d'autres propositions présentées par des entrepreneurs nationaux ou étrangers sont actuellement examinées et étudiées, et en outre, le gouvernement général a accordé à la province de Rio-Grande du Sud une subvention considérable pour l'introduction de 40,000 immigrants.
Il est donc permis d'espérer, en raison des avantages immenses qu'assure le Brésil, des lumières répandues en Europe sur ce pays , du droit sacré de liberté et des conséquences de la loi du 28 septembre 1871 qui a affranchi le ventre des femmes esclaves, de la paix, de la tranquillité publique, de la protection déclarée du gouvernement et de l'esprit hospitalier de la population, un mouvement immédiat progressif et, dans peu de temps, accélérée de l'émigration européenne vers l'empire américain , où chaque immigrant laborieux peut être certain de posséder une propriété territoriale plus que suffisante, entièrement libérée au bout de cinq ans , et cette propriété achetée pour un prix si modique qu'elle peut être considérée comme un don presque gratuit, et le colon entre immédiatement en jouissance de sa propriété sous la seule condition d'en payer la valeur au moyen d'une retenue minime sur ses productions annuelles pendant cinq ans.
En quittant ce sujet, il n'était pas nécessaire, mais en tout cas il convient de dire qu'il n'était pas opportun de mentionner ici ce qui sera dit ailleurs, lorsque nous examinerons les colonies et les centres coloniaux qui appartiennent à l'étude particulière des diverses provinces.
Mais, outre l'émigration européenne qui doit être et sera la source d'un progrès extraordinaire et d'une opulence incalculable pour le Brésil, il y a encore une autre colonisation, faible espoir pour quelques-uns et fort douteuse pour d'autres, c'est l'acquisition de travailleurs vigoureux qui seraient plus appropriés que les étrangers aux rudes travaux de la culture, attendu qu'ils sont déjà acclimatés dans les diverses provinces du pays: ce moyen serait l'évangélisation et la civilisation des sauvages.
L'évangélisation donnera-t-elle des résultats ? . . . Négligeons la discussion de la thèse pour laisser parler les faits. Les
jésuites, au Brésil, ont réussi à évangéliser, réunir, discipliner, dominer absolument, employer à un travail pénible, journalier, systématique et d'une admirable régularité, non pas des centaines, mais des milliers d'Indiens. Les jésuites avaient-ils donc le privilège de faire des miracles? ... De nos jours encore, quoique sur une moindre échelle, les missionnaires capucins, qui sont loin de posséder la science et l'adresse traditionelle de ceux-là, nous présentent le bel exemple des excellents résultats de l'évangélisation chez les sauvages , mais malheureusement sur un très-petit nombre d'entr'eux.
L'homme courageux parvient à apprivoiser les animaux les plus féroces et les fait ramper humblemeut à ses pieds, pourquoi donc serait-il impuissant à humaniser et civiliser son espèce à l'état sauvage?
Personne ne peut calculer, même approximativement le nombre des Indiens qui, par centaines de tribus, sont réfugiés dans l'intérieur du Brésil, loin de tout contact avec la civilisation; ces centaines de mille hommes, qui pourraient être utiles, végètent dans l'abrutissement, quand ils ne se montrent pas hostiles et ennemis féroces; il y a pourtant un fait incontestable, c'est que l'influence de la Croix, la voix évangélique, l'esprit de charité du missionnaire ne pénètrent jamais en vain au milieu des huttes des sauvages.
Ce ne sont pas seulement les missionnaires religieux qui parviennent à ce résultat; tous ceux qui sont doués de bonne volonté et de dévouement intelligent peuvent remporter de semblables victoires. Nous citerons, par exemple, M. le docteur José-Vieira do Couto Magalhàes qui, prenant vers la fin de l'année 1870 la direction de la catéchèse dans le bassin de l'Araguaya, a fondé le collège de Santa-Isabel destiné à l'enseignement des enfants des deux sexes appartenant aux tribus qui vivent dans ce bassin; vingt et un élèves internes, représentants des tribus des carajâs, cayapôs, gorotizes, chavantcs, tapirapés, et guajajâras^ apprennent à lire et à écrire, et donnent des preuves d'intelligence et de facile compréhension; les petites filles s'appliquent en outre aux travaux de ménage et les garçons ont commencé en 1872 l'apprentissage de quelques
métiers. Deux missionnaires capucins travaillent à l'évangélisation des enfants et des Indiens de cette vallée.
Le gouvernement impérial a employé à ce travail aussi important que pénible et difficile des capucins italiens, en les distribuant dans les diverses provinces, et tâche d'obtenir un plus grand nombre de ces utiles et courageux missionnaires.
Dans la province de Maranhaô, qui compte quatre villages ou colonies d'Indiens humanisés et dix-neuf directions partielles en beaucoup desquelles on ignore quel est le nombre des habitants, l'effectif des Indiens réunis dans ces divers établissements est évalué à environ 12,000.
Le système des directions est condamné par une triste et longue expérience. Dans la province de Minas-Geraes, le gouvernement a résolu de supprimer les anciennes directions, de les remplacer par de grands villages d'Indiens et d'en confier l'administration aux missionnaires. Dans la vallée du Rio-Doce, sur la rive gauche de ce fleuve, près des rivières Suassuhy- Grande et Urupuca, dans une localité salubre et fertile, on a déjà établi le premier village.
Ce serait un travail pénible et ingrat que de passer en revue toutes les provinces de l'empire pour indiquer à peine dans quelques-unes de petites et insuffisantes oasis de catéchèse au milieu des vastes déserts de sauvagerie.
Il est certain que les missionnaires sont loin d'avoir obtenu dans leurs missions les mêmes résultats que les jésuites ; mais il faut reconnaître qu'ils ne disposent pas de la science, des moyens, de la richesse et de l'influence puissante, excessive et redoutable qu'avaient les Pères de la compagnie de Jésus dans les deux siècles pendant lesquels ils remportèrent de si grands triomphes dans l'évangélisation et la domination des Indiens.
Pour que la catéchèse arrive au même point qu'autrefois et, s'il est possible, qu'elle acquière un plus grand développement, il faudra qu'on se décide à faire des dépenses considérables et qu'on ait recours aux hommes les plus intelligents et les plus dévoués; il sera, en outre, de la plus haute importance que, par cette œuvre philanthropique, l'indien soit préparé pour
devenir un homme laborieux, honnête, utile à sa patrie, et qu'on n'en fasse pas exclusivement comme autrefois, un simple catéchumène, un instrument passif de la volonté absolue, de l'intérêt, du profit matériel et de la puissance audacieuse d'une compagnie qui, les yeux dirigés vers le ciel, avait dans le cœur l'ambition, la vanité, les calculs de la cupidité et des grandeurs terrestres.
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