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L'EMPIRE DU BRÉSIL

En commençant l'étude des provinces et du municipe de la capitale de l'empire, le devoir et la clarté nous imposent les déclarations suivantes :

Dans cette seconde, comme dans la première Partie de cet humble ouvrage, le méridien adopté est toujours celui de Rio de Janeiro, et pour la position astronomique des provinces, leurs dimensions et limites, nous avons souvent copié fidèlement l'excellent Atlas de l'Empire du Brésil de l'illustre sénateur M. Candido Mendes de Almeida.

La partie statistique est scrupuleusement extraite des rapports des ministres d'Etat et des présidents des provinces, comme documents officiels et, par conséquent, les plus sûrs ; mais nous devons ajouter que souvent le scrupule de l'exposition basée sur ces documents nuit à la réalité. La statistique officielle est certainement la moins vague, cependant elle est loin d'être complète et fidèle : le gouvernement présente les renseignements tels qu'il les a obtenus, mais quelquefois ils ne sont pas parfaitement exacts, ce qu'il est souvent difficile de vérifier. Dans le calcul de la population, le défaut d'informations l'a induit en erreur, ce qui sera démontré dans la nouvelle statistique officielle qui reconnaîtra, sans doute, au Brésil deux ou trois millions d'habitants de plus qui, pour différents motifs, s'étaient abstenus de donner les indications précises. Dans les données statistiques sur l'instruction primaire particulière, l'imperfection qu'on remarque provient de la mauvaise volonté ou de l'indifférence des professeurs. Cependant il est certain que de la part

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du gouvernement il n'y a pas eu la moindre exagération, uu contraire, il s'est astreint à donner les chiffres, même reconnus au-dessous de la réalité, mais qui lui parvenaient officiellement.

Dans les articles sur les limites des provinces, nous négligeons l'histoire des prétentions et contestations qu'on observe entre elles, ce qui rend nécessaire, non-seulement la révision de la carte de l'empire, mais aussi la création de nouvelles provinces, au profit de l'administration, de la politique, du progrès matériel et de la civilisation d'une contrée si vaste et si opulente.

Toutes les fois qu'il manquera, dans l'étude d'une province, des renseignements sur quelque point important , par exemple, sur les îles, les baies ou les anses, les montagnes, les cours (Veau, la colonisation ou la catéchèse, c'est parce que ces points auront déjà été étudiés dans la première Partie de ce livre, ou que par leur peu d'importance ils ne peuvent trouver place dans les étroites limites de cet ouvrage, ou bien que l'ignorance de l'écrivain sur cette matière ne lui permet pas de s'en occuper spécialement.

Dans la partie statistique, il nous a semblé préférable de réserver les articles: Mouvement commercial, Mouvement maritime et Revenus publics des diverses provinces pour la fin de la seconde partie, et de les présenter en tableaux généraux, fidèlement reproduits des rapports présentés aux Chambres par les ministres d'Etat en 1871 ; ce qui donne plus d'autorité à ces informations et permet en même temps d'apprécier et de comparer les progrès du pays, beaucoup mieux que par de petits tableaux particuliers disséminés dans l'ouvrage, et ainsi, d'un coup-d'œil, ou pourra embrasser ces importantes parties de la statistique du Brésil.

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