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CHAPITRE IV

Iles principales.

Le Brésil possède un grand nombre d'îles dans l'Océan et dans ses gigantesques cours d'eau; quelques-unes d'une étendue et d'une fertilité considérables, d'autres ne se recommandant que par leur importance géographique et politique.

Dans l'océan Atlantique, à l'exception des deux petites îles Fernando de Noronha et Trinité, toutes les autres se trouvent près du littoral.

L'île de Fernando de Noronha, à 430 kilom. N.-E. du cap Sâo-Iioque. Avec quatre petites îles qui se trouvent au N.-O., le groupe de Fernando de Noronha occupe un espace de 21 kilom. de long sur 5 kilom. de large. A l'ouest de cette île, à une distance de 165 kilom. se trouve le dangereux écueil des Jtocas.

L'île de la Trinité, à l'est de la province d'F>pirito-Santû. à une distance de 1,350 kilom.-E. 4 N.-E. du cap Sâo-Thomc. Son périmètre est évalué à 13 kilom.

Parmi les autres îles du Brésil, les principales sont les suivantes.

Maracâ, à l'embouchure de l'Amazone au N.-O. du cap do Norte, avec 51 kilom. d'étendue du nord au sud, et 40 kilom. de l'est à l'ouest; elle appartient à la Guyane brésilienne. Dans cette île se trouve un lac très-poissonneux, et sur sa côte orientale on observe distinctement le phénomène des pororôcas.

Caviana, au nord de Marajô, à l'embouchure de l'Amazone, avec environ 110 kilom. de l'est à l'ouest et 62 kilom. du nord

an sud. Dans cette île se trouvent d'importants établissements agricoles appartenant à l'hôpital de la Miséricorde de Belem. Le canal qui sépare cette île d'avec celle de Mexiana est réputé dangereux.

Au sud-ouest du cap do Norte, entre celui-ci et l'île de Caviana se trouvent beaucoup de petites îles parmi lesquelles les plus remarquables sont: Bailique (da Penitencia), Jaburù, Coda, Panema, Limâo, Curuâ et, auprès de cette dernière, Assaïtuba; elles forment, avec les îles Jananéa et Jurupari, le canal septentrional de l'Amazone; celui de l'est est formé par les îles Caviana, Mexiana, Fîexas e Marajô.

Mexiana a une étendue de 65 kilom. de l'E. à l'O. et 25 kilom. du N. au S. La ligne équinoxiale passe par l'extrémité septentrionale de cette île.

Marajô, autrefois nommé Nheengaibas et plus tard Hha- Grande de Joanncs, entre la ville de Macapci et la pointe Cigioca, à l'embouchure de l'Amazone que cette île divise en deux parties inégales; elle a, selon Baena, 965 kilom. de circuit. Le Tocantins a son embouchure dans la partie méridionale de cette île et baigne sa côte orientale. Marajô fut primitivement donnée à Antonio de Souza de Macedo, baron de Joannes, et a longtemps conservé le nom qu'elle avait transmis, avec le titre, à son donataire; celui-ci la trouva habitée par de nombreux Indiens que les jésuites et, parmi eux, le célèbre Père Antonio Vieira catéchisèrent plus tard. Cette île retourna au domaine de la couronne après l'expulsion des Hollandais. Elle est arrosée par le Mondim et VÂrajaz qui ont de 90 à 100 kilom. de cours navigable pendant les hautes marées, et par d'autres cours d'eau intéressants. Sa position, ses dimensions supérieures à celles de plusieurs états européens, sa fertilité extraordinaire se recommandent par elles-mêmes. Cette île comptait déjà le bourg de Monforte en 1811, district en 1816, et fut incorporée au district de la capitale de la province en 1835. Saccagée pendant les fureurs de la guerre civile, Marajô déclina tristement, mais l'avenir lui réserve une brillante prospérité. La fertilité merveilleuse de ses terres , l'élève des bestiaux, principalement de l'espèce bovine , y donnent de très-beaux résultats.

L'île de Maranhâo, entre les baies de Sâo José à l'E. et de Sâo-Marcos à l'O., séparée du contiuent par un canal nommé Rio do Mosquito ; elle a 45 kilom. du N.-E. au S.-O. et 35 kilom- dans sa plus grande largeur. Au premier abord, cette île semble faire partie du continent qu'elle domine par sa hauteur; elle possède de nombreuses sources qui forment des cours d'eau fertilisateurs dont les principaux sont les rivières Maranhâo et Sâo- Francisco. C'est une île riche et bien peuplée; elle renferme la capitale de la province de son nom.

Santa- Anna, située à 98 kilom. E.-N.-E. de la ville de Sâo- Luis de Maranhâo, avec un phare très-utile pour les navires qui se dirigent vers la baie de Sâo Marcos.

Papagaio, l'île la plus septentrionale du delta du Paranahyba ; elle abrite, à l'ouest, le port de Tutoya. Le groupe d'îles dont se compose ce delta n'a pas une grande importance; elles sont toutes formées de terres d'alluvion.

Itamaracâ (ou dos Cosmos, son ancien nom, d'après Ayres Cazal) à environ 40 kilom. au nord de la capitale de Pernambuco, séparée du continent par un canal étroit et profond nommé Rio de Santa-Cruz; elle a 20 kilom. du nord au sud et 13 kilom. dans sa plus grande largeur. A son extrémité septentrionale, se trouve le port de Catuama qui offre un excellent mouillage, et l'on voit dans sa partie méridionale un fort qui n'est pas sans importance. Elle est fertile et peuplée, et produit d'excellents fruits; ses mangues passent pour être les meilleures du Brésil. Cette île a été occupée par les Hollandais , lorsqu'ils ont envahi quelques capitaineries du nord du Brésil, et elle a été le théâtre de sanglants combats.

Tinliarè au sud d'Itaparica. Cette île est formée par les rivières Tinharé et Jequiâ, et par l'Océan. Le delta du Jequiâ forme encore les îles Tupiassû et Baypéba. Tinliaré est importante dans l'histoire du Brésil parce que c'est dans cette île que débarqua, en 1535, Francisco Romero, représentant du donataire Jorge de Figueiredo Corrêa, et y fonda le premier établissement de la capitainerie dos Ilhéos, lequel fut peu de temps après transporté sur le continent. On nomme

Mono de Sâo Paido l'extrémité septentrionale de cette île, où se trouvent le bourg et le phare du même nom.

Itaparica, placée obliquement à l'entrée de la baie de Tous-les- Saints, vis-à-vis de la ville de Sâo-Salvador , avec 35 kilom. de long sur 10 kilom. dans sa plus grande largeur, selon Mouchez. Elle est populeuse, florissante et très-estimée, non-seulement pour sa fécondité, mais aussi pour sa grande salubrité et ses sites charmants et pittoresques. Fameuse pendant la guerre des Hollandais par la bravoure et le patriotisme de ses habitants, elle le fut au moins autant et plus glorieuse durant la guerre de l'indépendance, ce qui valut le titre dïwtrùpide décerné par l'empereur Dom Pedro Ier au bourg situé sur cette île.

L'île dos Frades, à un peu plus de 6 kilom. de cette dernière; Maré, au fond de la baie de rTmis-les-Saints , vis-à-vis des embouchures du Pitanga et du Matuitn; Cajahiba, sur la côte occidentale de la même baie; et beaucoup d'autres îles qui mériteraient d'être mentionnées dans la chorographie d'un autre pays, mais dans celle du Brésil, les îles semblables à celles-là et même d'autres plus importantes peuvent être négligées comme relativement insignifiantes.

Abrolhos ou îles de Santa-Barbara , vis-à-vis de l'embouchure de la rivière Caravellas; ce sont trois petites îles et deux îlots; la principale, où se trouve un phare, est nommée Santa-Barbara. Cette petite île est à 66 kilom. de la côte la plus voisine; elle a 1,500 mètres de long sur 300 mètres de large; celle qui se trouve à l'ouest de la principale, à une distance de 500 mètres, est nommée Bedonda, et la troisième à une égale distance de celle-là vers le sud est connue sous le nom de Seriba. Les deux îlots sont situés, l'un à 1,100 mètres au sud de Santa-Barbara, et l'autre près de l'extrémité orientale de cette même île. Elles ne présentent pas le moindre danger pour la navigation car, outre le phare qui les fait reconnaître, elles servent à indiquer le long et terrible écueil que les Portugais ont nommé Parcel das Paredes. Les AbrolJios étaient autrefois le refuge d'innombrables oiseaux de mer; aujourd'hui, on y voit principalement des tortues; ces îles reçoi-

vent la visite annuelle des bateaux j destinés à la pèche des garoupas qui abondent dans ces parages.

Espirito-Santo (Santo- Antonio , premier nom de l'île, et bientôt après remplacé par celui de Duarte de Lemos, également oublié) dans la spacieuse baie du même nom et très-* rapprochée du continent; elle a environ 30 kilom. de circonférence; cette île est haute et bien cultivée et renferme la capitale de la province, la ville de Victoria dont elle reçoit aussi le nom. Cette île présente la preuve la plus évidente des richesses naturelles que possède le sol de la province de son nom destinée à un brillant avenir.

Ilha-Grande, sur la côte de la province de Rio de Janeiro, au sud de la rade du même nom, formant avec la pointe Joatinga, autrefois nommée Bom-Abrigo, sur le continent, l'entrée occidentale (appelée Cayrussû) de la baie à'Angra dos Reis\ cette île a 30 kilom. de longueur de l'est à l'ouest et 20 kilom. dans sa plus grande largeur du nord au sud. Elle a été découverte en 1502 par les premiers explorateurs envoyés au Brésil par Dom Manuel en 1501. C'est la reine de cette belle et spacieuse baie; elle offre de bons et sûrs mouillages dans l'anse das Palmas au N.-E. , et dans celles d'AbraJiào et d'Estrella au nord de celle-là. Ses terres sont d'une grande fertilité et la pêche est très-abondante sur ses bords.

Jorge Grego, près del a pointe N.-E. de VIlha-Grande, offre un bon mouillage, des vivres frais et du bois aux navires qui fréquentent ces parages.

L'île de Marambaia^ de 50 kilom. de longueur et d'environ 4 kilom. dans sa plus grande largeur, dans la même baie d'Angra dos Reis, ainsi que d'autres îles et îlots sur l'Océan perdent toute leur importance par le voisinage du charmant archipel que renferme, dans son vaste sein, la merveilleuse baie de Rio de Janeiro.

Dans cette baie, si étendue et si belle, ce n'est pas dix ni cent îles qu'il faut compter, mais trois cents de toutes dimensions; tableau splendide éclipsé par un autre plus splendide encore que présente cette mosaïque de petites mais charmantes îles qui s'élèvent du sein vaste et tranquille, poé-

tique et merveilleux de la baie de Rio de Janeiro ou de Nictheroy.

La plus grande île est celle que les Indiens nommaient Maracaïâ (du chat), que les Portugais ont plus tard appelée dos Sete Engenhos et ensuite Governador , lorsque le gouverneur Salvador Corrêa de Sa l'acheta de son premier propriétaire. Cette île a 13 kilom. de long sur 3,400 mètres de large; elle renferme un couvent ou maison de moines bénédictins, un petit centre de population, des établissements agricoles et de jolies maisons de campagne, à 6 kilom. de distance de la capitale de l'empire.

Presque au milieu de la magnifique baie, sourit agréablement la poétique Paquetà, charmante petite île de 3,200 mètres de long sur 1,200 mètres de large, ornée de jolies maisons de plaisance et de beaux jardins, en communication quotidienne avec la ville de Rio de Janeiro par le moyen d'un bateau à vapeur. Elle est encore renommée pour la fête de saint Roch, sa fête patronale, joyeux pèlerinage pour les familles de la capitale. Paquetà conserve la mémoire du séjour qu'y a fait pendant quelques années, dans une douce et tranquille retraite, le savant et distingué patriote et ministre de l'indépendance, le vénéré José-Bonifacio de Andrada e Silva.

Outre ces deux îles, il y en a beaucoup d'autres plus ou moins jolies qui, les unes en groupes, d'autres séparées, couvrent cette immense baie.

L'île de Sâo-Sebastiûo située à environ 100 kilom. à l'est de la ville de Santos sur la côte de la province de Sào-Paulo; elle a de longueur 30 kilom. du nord au sud et la même dimension dans la plus grande largeur de l'est à l'ouest. Cette île est de forme triangulaire; elle a des monts assez élevés et d'excellente eau; ses terres sont fertiles et bien cultivées par une population assez nombreuse et laborieuse. Un détroit de 2 kilom. dans sa plus grande largeur, nommé Toqtie-Toque, la sépare du continent.

Santo-Amaro, que les indigènes nommaient Guahïbe, à Test de Santos, contribue à la formation de la baie de ce nom; sa longueur est d'environ 25 kilom. sur 20 kilom. de largeur.

Cette île était comprise dans les terres douées, au sud du Brésil, à Pero Lopes de Souza qui donna à la capitainerie le nom de Santo-Âmaro sous l'invocation duquel fut érigée une chapelle par Jorge Ferreira, gendre de Joâo Ramalho, représentant du donataire et de ses héritiers. Cette île et la précédente sont les plus considérables parmi celles qui se trouvent sur la côte de la province de Siïo-Paalo, car l'île de Santos ou Sâo-Yicente, leur importante voisine, a perdu cette condition géographique depuis qu'elle a été reliée au continent par des remblais et un pont, et plus encore aujourd'hui par le chemin de fer. Des connaisseurs de la localité soutiennent avec persistance que Santo-Amaro n'est pas une île appartenant au littoral, mais qu'elle est formée par la rivière Bertioga dans laquelle elle se trouve, vis-à-vis de Santos qui a été autrefois une île et qui ne l'est plus aujourd'hui.

Canancâ, dans la baie du même nom, à 20 kilom. de son entrée. Cette île de 6 kilom. d'étendue est bien peuplée et se recommande par ses souvenirs historiques du 16e siècle. C'est là que Martim Affonso de Souza, au mois d'août 1531, rencontra , lorsqu'il s'y attendait le moins , un Portugais nommé Francisco Chavel qui lui fit part de la découverte d'une mine d'or et qui, pénétrant dans le pays à la tête de quatre-vingts hommes que Martim Affonso lui avait donnés pour exploiter cette mine, y mourut ainsi que tous ses compagnons, sans qu'il en restât un seul pour apporter la nouvelle du mauvais succès de cette expédition; c'est encore là que le jésuite Pedro Corrêa, disciple d'Anchieta, baptisa un grand nombre d'Indiens et leur fit faire alliance avec les Carijôs dont ils étaient les ennemis, peut-être parce que les Carijôs s'étaient déjà précédemment soumis aux Portugais.

Siïo-Fraiicisco , sur la côte de la province de Santa-Catarina et très-voisine de celle du Paranâ; elle est séparée du continent par le canal très-improprement nommé rivière de Sào- Francisco. Cette île a 35 kilom. de longueur du nord au sud et 13 kilom. dans sa plus grande largeur; elle est entourée d'autres petites îles presque toutes peuplées; elle est assez basse et fertilisée par de nombreux ruisseaux. Dans cette île se

trouve la ville à laquelle clic a donné son nom, chef-lieu de district, avec une population relativement nombreuse et prospère; ses produits agricoles sont le café, le tabac, la farine de manioc et les céréales qui sont exportés à Santos et à Rio de Janeiro; quelques-uns de ses habitants se distinguent par la perfection dans la fabrication des cordes d'imbê et la construction des bateaux.

Sainte-Catherine, la Juric-Mirim des Indiens, l'île dos Patos des premiers explorateurs portugais, en face du continent méridional du Brésil, au sud de l'île de Sào-Francîsco et à une très-petite distance de la terre ferme. Elle a environ 60 kilom. du nord au sud et environ 13 kilom. de l'est à l'ouest. Sa distance du continent à son point le plus rapproché, nommé Estreito, est de 440 mètres. Cette île est très-importante par sa position géographique et plus encore par les conditions favorables de la baie qu'elle domine, par la fertilité de son sol, par sa salubrité et par son climat délicieux où l'on jouit d'un printemps éternel; elle renferme plusieurs lacs, tous extrêmement poissonneux et encore aujourd'hui fréquentés par d'innombrables canards et d'autres oiseaux aquatiques. Parmi les cours d'eau qui l'arrosent, nous mentionnerons le Tavares et le JRatones, navigables pour des pirogues, et le Yermelho, plus considérable que les précédents. Ce précieux joyau du Brésil a longtemps été en butte à l'ambition des étrangers, principalement de la part des Espagnols. Cette île déjà populeuse et riche , et fière de posséder la capitale de la province à laquelle elle à donné son nom, préside, sur le continent voisin, à un vaste territoire*, en partie désert ou dévolu, dont le climat doux et tempéré, les cours d'eau navigables, les terres très-fertiles, les plaines , les forêts , les montagnes , enfin les merveilleuses richesses des trois règnes annoncent d'une manière évidente l'avenir qui est réservé à cette province destinée à recevoir et à rendre heureux des centaines de milliers d'immigrants laborieux.

Sauta-Anna ou do Bananal, entre les provinces de Goyaz et de Matto-Grosso, formée par deux bras de YAraguaya, dont l'occidental conserve le nom du fleuve et l'oriental est appelé Furo. Elle a au moins 400 kilom. de longueur, sur une lar-

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gcur moindre mais assez considérable. Cette île a commencé à se peupler en 1773 par la formation de villages d'Indiens humanisés qui, abandonnés à eux-mêmes, ont fini par disparaître. Le nom de Bananal lui a été donné à cette occasion parce que des bananiers qu'on y avait plantés s'y sont multipliés prodigieusement. Elle est couverte de vastes forêts, et l'on y voit un lac d'environ 160 kilom. de long du nord au sud et 40 kilom. de l'est à l'ouest, avec un canal qui le fait communiquer avec VAraguaya; on dit que ce lac est sujet à d'affreuses tempêtes. Comme une majestueuse odalisque renfermée dans l'intérieur désert du Brésil, l'île de Santa- Anna, dont les terres se recommandent par une fertilité prodigieuse et dont les produits naturels ne sont pas encore suffisamment connus, attend, dans un prochain avenir, une exploration qui fera connaître ses richesses, et l'on ne peut douter qu'elles ne soient grandes si, comme il est à présumer, elles sont proportionnées à ses dimensions et à la fertilité de son sol dans la partie déjà connue.

Dans le fleuve Paranâ et dans d'autres grands cours d'eau se trouvent encore des îles innombrables qui, par leur étendue ou pour d'autres raisons, mériteraient d'être mentionnées, mais cela augmenterait considérablement notre travail qui ne doit comprendre que des notions générales. Il est préférable que ce modeste livre pèche par insuffisance dans les détails des objets importants et des éléments d'opulence naturelle du pays, afin qu'il soit à couvert du soupçon d'exagération et de vaine ostentation patriotique.

Nous terminerons donc ce chapitre par la mention de deux îles sans importance physique, mais d'une haute valeur politique, parce qu'elles marquent les points limitrophes de l'empire avec les républiques du Pérou et du Paraguay.

Sao-José, dans le liio-Negro, est voisine de la pierre de Cucnhg, limite du Pérou.

Fecho dos Morros, dans le fleuve Paraguay, ilha de rochcdo de bom comprimento (île de roc assez longue) selon l'expression d'Ayres Cazal, qui divise en deux parties le fleuve, rétréci en cet endroit et traversé par une chaîne de petits monts qui ont donné le nom à cette île.

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