‹ Notions de chorographie du BrésilChapitre 57 sur 92 · Linhares(b · texte numérisé non relu

Linhares(b

S. Matheus.

N. S. da Conceiçào da Barra de

S. Matheus.

S. Sebastiào dos Itaûnas.

N. S. do Amparo do Itapemirim.

N. S. d'Assumpçào de Benevente.

N. S. da Conceiçào de Guarapary.

S. Pedro do Cachaeiro. S. Pedro d'Alcantara do Rio Pardo.

N. S. da Conceiçào do Alegre.

S. Miguel do Veado.

S. Pedro de Itabapoana.

N. S. da Conceiçào da Serra.

S. Reis Magos da Nova Almeida.

N. S. da Penha de S. Cruz.

S. Benedicto do Riacho.

N. S. da Conceiçào de Linhares do Rio-Doce.

TOPOGRAPHIE

Nossa-Senhora da Victoria, ville et capitale, située en amphithéâtre sur le côté occidental de l'île à'Espirito-Santo, autrefois nommée Santo-Antonio ; ses édifices les plus anciens et les plus remarquables sont: la belle église paroissiale, l'hôpital de Miséricorde, un couvent de franciscains et un autre de carmélites chaussés, quelques chapelles, l'ancien collège des jésuites, bel édifice qui est aujourd'hui le palais du gouvernement; à l'est et un peu vers le sud de cette même baie d'Espirito-Santo , se trouve l'ancienne capitale, ensuite nommée Villa-Velha qui, bien qu'en décadence, présente le beau couvent des franciscains et l'église de Nossa-Senhora da Penha bâtie sur un mont élevé en forme de pain de sucre sur le rivage méridional de la baie, à environ deux kilom. à l'ouest du Monte-Moreno. Les navigateurs aperçoivent cet édifice à plus de 30 kilom. de distance. Sâo-iïfathetis , ville sur le bord de la rivière du même nom, à 25 kilom. de la mer, commerçante

et prospère; elle exporte beaucoup de farine de manioc, du sucre et des céréales, et domine sur un territoire d'une fertilité extraordinaire. Guarapary, bourg sur un mont à l'embouchure de la rivière et sur la baie du môme nom , est également commerçant; on y cultive avec avantage le coton et les céréales; elle exporte le baume nommé péruvien, beaucoup de bois de construction et de menuiserie. Itapcmirim, bourg sur la rive méridionale de la rivière du même nom, à 3 kilom. de distance de la mer, exporte beaucoup de sucre et de bois, récolte assez de coton et des céréales en abondance.

COLONISATION

Si la compagnie du Rio-Docc eût réussi et si celle du Mucury se fût développée ainsi que l'espérait son digne directeur, la province d'Espirito-Santo, une de celles qui offrent les plus grands avantages à l'émigration européenne par la douceur et la salubrité de son climat , ses nombreux cours d'eau navigables et la fécondité extraordinaire de ses terres, serait aujourd'hui en voie de prospérité; mais elle compte encore peu de population, et quant à l'immigration, à peine voit-on quelques familles isolées qui s'occupent d'agriculture et exportent leurs belles récoltes des principales denrées, laissant perdre beaucoup de produits dont les bas prix ne supportent pas les frais du transport, mais qui du moins assurent l'abondance dans le foyer domestique. Ainsi donc, il n'y a encore ni colonisation organisée, ni noyau d'immigration européenne dans cette province si saine, si féconde et si propice aux émigrants, non-seulement du sud mais du nord de l'Europe.

CATÉCHÈSE.

Un grand nombre d'Indiens se sont déjà mêlés à la population civilisée et beaucoup d'autres s'en approchent et se montrent de la plus grande docilité; mais d'autres, très-nombreux, sont encore entièrement sauvages. Un moine capucin travaille, avec de faibles résultats, à leur catéchèse et espère les maintenir dans le village de Mutum qu'il a créé. Ce résultat peu encourageant ne doit point faire abandonner une

entreprise si humanitaire et si chrétienne, surtout lorsqu'on sait officiellement qu'à Sâo-Matheus et en d'autres points de la province, les Indiens apprivoisés s'appliquent au travail et vivent en parfaite harmonie avec les travailleurs civilisés dont ils ont adopté la manière de vivre.

Nous devons ajouter que dans les sertoes (déserts) inconnus qui s'étendent entre le Rio-Doce et le Sâo-Matheus , les hordes sauvages se font encore la guerre entre elles pour la possession de ces déserts immenses, et que, ces guerres donnant pour résultat des vainqueurs et des vaincus, des persécuteurs et des persécutés, on pourrait facilement en tirer parti dans l'intérêt de la catéchèse ou de la domination civilisatrice des Indiens, ainsi qu'on l'a tant de fois observé au seizième et au dix-septième siècle dans les conquêtes des colons et la fondation de plusieurs capitaineries.

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