MOYENS VIOLENTS
ports f Plusieurs nations ont renoncé, par traités, à exercer ce droit, au moins en temps de paix.
Enfin, l'embargo ne doit pas non plus être confondu avec Y arrêt de prince, confusion qu'a faite l'article i53 de notre décret du 20 mai i883. L'arrêt de prince consiste à empêcher les navires de quitter, pour un moment, leur mouillage, soit pour faciliter des recherches de police, soit pour empêcher la divulgation de nouvelles importantes, etc.
A ce dernier point de vue, la mesure n'a plus aujourd'hui de raison d'être; les nouvelles seront toujours propagées par les chemins de fer et la télégraphie terrestre, sous-marine ou sans fil.
Section IV. Blocus pacifique. — Le blocus pacifique ou commercial est un moyen d'intimidation et de contrainte en vue d'obliger un État à céder sur tel ou tel point en paralysant tout ou partie de son commerce maritime-
Il se distingue du blocus de guerre en ce que les navires saisis ne sont pas confisqués, mais simplement séquestrés jusqu'à là fin du différend.
La plupart des auteurs condamnent le blocus paciûque qu'ils qualifient de véritable acte de guerre. Ils lui reprochent également d'avoir été employé par les nations puissantes à l'égard des États secondaires.
La seule justification de ce mode de représailles egt qu'il a souvent évité les horreurs d'une guerre. Il ne s'opère pas toujours cependant sans effusion de sang, tel le célèbre blocus de Grèce en 1827, où la France, l'Angleterre et la Russie livrèrent en pleine paix la bataille de Navarin qui anéantit la flotte turque.
Parmi les blocus pacifiques du dernier siècle on peut <nter ecicore :
Le blocus de Lisbonne, en i83i, qui se termina par le forcement de l'entrée du Tage par l'amiral Roussin;
Le blocus du Mexique, en i838, par la flotte française ;
Le blocus du Rio de la Plata (république Argentine) par la France et l'Angleterre, de i838 à i848;
Le blocus de la Grèce, en i85o, par l'Angleterre (affaire Pacifico) ;