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MOYENS VIOLENTS

Le blocus de Formose, en i884, par l'amiral Courbet.

Ce dernier blocus, déclaré pacifique, établi sans déclaration d'hostilités pour éviter toutes difficultés avec les neutres, dut être transformé en véritable état de guerre avec la Chine à la suite de l'opposition qui nous fut faite par le gouvernement anglais.

Enfin, les blocus vraiment pacifiques qui puissent être cités à la fin du dix-neuvième siècle sont ceux effectués par le concert européen :

i° En 1886, pour obliger la Grèce à retirer les troupes qu'elle concentrait sur la frontière turque ;

2 En 1887 (blocus de la Crète), pour empêcher les attaques des forces turques dans cette île par les. troupes et par l'escadre grecques. Au vingtième siècle, nous avons un dernier exemple de blocus pacifique des côtes du Venezuela par les flottes réunies de l'Allemagne, de l'Angleterre et de l'Italie. Il se termina par la capture des canonnières vénézuéliennes et par le bombardement de Puerto-Gabello (1902).

Section V. Bombardements. — Au cours des blocus pacifiques, et même isolément, les nations ont parfois bombardé une ville ou une place forte, en temps de paix, en vue d'amener la nation adverse à accepter les propositions d'entente.

Citons notamment :

Le bombardement du fort de Saint-Jean d'Ulloa par l'escadre française en i832, au cours du blocus du. Mexique;

Le bombardement de Nicaragua (Grey- Town) par les États-Unis en i834;

Le bombardement de Valparaiso par les Espagnols en 1866;

Le bombardement d'Alexandrie par l'Angleterre en 1882;

Le bombardement, par le Seignelay, dans la baie d'Obock, du fortin occupé en Jerritoire de protectorat français, à Sagallo, par le cosaque russe Atchinoff (1888); .

Et enfin, en décembre 1902, le bombardement du port vénézuélien de Puerto-Cabello, que nous avons cité plus haut.

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