CHAPITRE V
EMPLATRES. — ONGUENTS. - SPARADRAPS. - PAPIERS ÉPIS- PASTIQUESET A CAUTÈRES. — TAFFETAS. — COLLODION.
Les emplàb^es et les onguents sont des médicamenls destinés à être appliqués sur la peau à laquelle ils adhèrent plus ou moins fortement.
Les onguents sont constitués par un mélange de corps gras associés à des i^ésines ou dfs gommes résines, ce qui les différencie des ;jo?7îmac/ei' dont nous parlerons plus loin.
Les emplâtres ont à peu près la même composition que les onguents, mais ils renferment une proportion plus grande de résine, ce qui les rend plus aggluttnatifs, et ils ont pour base un savon d oxyde de plumb.
Onguents.
Nous avons dit que les onguents étaient constitués par un mélange de résines et de (/onwie résines avec des co7-ps gras, mais le plus souvent on incorpore à ce mélange d'autres éléments telles que des extraits, des substances chimiques.
Ces substances ne se mélangent pas toujours faci-
EMPLATRES. — ONGUENTS. — SPARADRAPS, ETC. 103
lemoat, et c'est ce qui constitue la seule dimculté dans la préparation des emplâtres ([ui doivent avant toutètre bien homogènes. On les prépare soit par simple mélange à l'roid et au mortier, soit en employaut la chaleur.
Les résines sont solides et friables on ne peut donc les mélanger avec les corps gras qu'après les avoir préalablement l'ait fondre. 11 en est de même pour les gommes résines.
Très souvent ces produits naturels sont mélangés à des impuretés dont il est nécessaire de les séparer; pour cela on les fait fondre et on les passe à travers un linge. Lorsqu'il entre dans la composition de l'emplâtre des corps résineux dont le point de fusion est beaucoup ]dus élevé que celui des corps gras, il faut les faire fondre en premier lieu et ajouter ensuite les corps gras qui souvent se liquéfient sans qu'il soit besoin de chautTer plus longlemps. En un mot il faut prolonger le moins possible l'action de la chaleur sur les corps qui constituent Templàtre. S'il entre dans la birmule des corps volatils tels que camphre, huiles essentielles, il ne faut les ajouter qu'à la lin de l'opération et lorsque l'onguent est soustrait à l'action du feu.
Les extraits seront ramollis et mélangés avec un peu d'huile avant d'être ajoutés à l'onguent ; les sels chimiques et les substances insolubles dans les corps gras seront pulvérisés avec soin, délayés dans un peu d'huile, et mélangés à l'onguent lorscpi'il commence à se refroidir. On devra agiter jusqu'à refroidissement complet.
Les poudres vrgéla/es devront être desséchées avec sow, car l'humidité ([u'elles pourraient contenir serait instantanément vaporisée au moment de leur mélange avec l'onguent dont la température peut être supérieure à lUO", il en résulterait la formation d'une grande
quanlité de mousse et le mélange se répandrait en (leliors du vase.
Les onguents très employés autrefois comme excilanls, suppura tifs ou comme émollients et résolutifs ont perdu beaucoup de leur importance depuis Fintroduction des méthodes antiseptiques en chirurgie. Voici la composition de quelques onguents encore employés.
Onguent basilicum ou suppuralif.
Poix noire SO gr.
Colophane 50
Cire jaune 50 —
Huile d'olives 200 —
On fait d'abord liquélier la poix et la résine puis on ajoute la cire et l'huile.
Onguent de Styrax.
Cet onguent, encore très employé comme stimulant des ulcères indolents, se prépare avec :
100 gr.
loO —
On fait d'abord liquélier la colophane, la cire et la résine élémi. On retire du feu et on ajoute le styrax' et lorsqu'il est à son tour liquéfié on verse l'huile et on passe.
Il existe un autre groupe d'onguents ne contenant pas de résine proprement dite et dans lesquels le corps gras est remplacé par du jaune d'oeuf. On désigne ces préparations sous le nom d'onguents digestifs. On les obtient par simple mélange au mortier., et sans avoir recours à l'action de la chaleur.
Styrax liquide, ) Résine élémi, >âââ Cire jaune )
Colophane
Huile d'olives
EMPLATRES. — ONGUENTS- — SPARADRAPS, ETC 105
L-excipicntcommim de tous ces onguents est Zonr/up/fi digestif simple que Ion prépare de la manière suivante.
Onguent digestif simple.
Térébenthine du mélèze i'^ S^-
Jaune d'œuf ^° 1
Huile d'olives
On mélange au mortier la térébenthine et le jaune d'onif puis on ajoute riiuile.
Avec cet onguent on prépare les suivants, également par simple mélange au mortier.
Onguent digestif animé.
DigesUf simple ''O ^i"-
Styrax liquide purifié 3"
Onguent digestif mercurld.
DigesUf simple 30 gr.
Onguent mercuriel 30 —
Le mode d'application de ces onguents est très simple : leur consistance est assez molle pour qu on puisse les étaler facUement àTendroit voulu. Ou bien on enduit avec eux soit une compresse soit des plumasseauxde charpie que Ion met ensuite en place.
Emplâtres.
Les emplâtres proprement dits difTèrent des onguents par une consistance beaucoup plus ferme due à une proportion plus considérable de résine, ou à la présence d'un savon à base d'oxyde de plomb. Ils adhèrent beaucoup plus à la peau et à cause de leur consistance il n'est pas possible de les ap-
pliquei' direcLemenL, il faut auparavanl les trans- Ibi-mer soit en sparwlraps soit en écus^ons. L' onguent •est le plus souvent étalé sur des plaies et des parties dênwlees ; l'emplâtre est au contraire appliqué sur la peau recouverte de son épvierme. Son a[)plication est toujours prolongée un certain temps et les elïels thérapeutiques qu'il produit sont très variés.
D'après la définition que nous avons donnée les emplâtres se divisent en deux catégories. Les emplâtres résineux et les emplâtres proprement dits à base de savon d'oxyile de plomb.
1° Emi'latkes résineux. — La préparation de ces emplâtres nécessite comme celle des onguents l'emploi •de la chaleur. Si les divers corps constituants ne présentent pas des points de fusion trop diflerents on peut les mélanger et les chaufler tous ensemble ; dans le cas •contraire il est nécessaire de déterminer tout d'abord la liquéfaction des résines eton ajoute ensuite les corps gras.
Les emplâtres résineux peuvent comme les onguents tenir en suspension des poudres végétales •ou minérales qui doivent être très finement pulvérisées, les premières sont desséchées avec soin; l'introduction de ces poudres ne doit se faire qu'après fusion ■complète des corps emplastiques et au moment où le refroidissement va commencer ; on doit agiter jusqu'à solidification complète de manière à ce que le mélange soit bien homogène et reste tel. L'incorporation ■des gommes résines qui se ramollissent facilement par la chaleur demande à être faite aA'^ec soin.
La consistance des emplâtres résineux ou autres est beaucoup plus '/e/7?/e que celle des onguents ;■ ils ne peuvent être étalés directement sur l'épiderme et souvent ne deviennentagglutinatil's que si on les ramollit •en chauffant légèrement. Pour les conserver on les di-
EMPLATRES. — ONGUENTS- — SPARADRAPS, ETC. 107
vise el ou les roule eu pelils cyliudres cFeavii-ou tl ceutimètres de loug sur i ceut. i/2 de diamètre, que Ton désigne sous le nom de magilaleom. On les saupoudre d'une poudre inerte (lycopode, talc) afin qu ds n'adhèrent pas entre eux et on les conserve dans un endroit frais. Le magdaléon constitue la préparation o/^ri«a/e de remplàtre.
Pour appliquer un emplâtre il est nécessaire d étaler le wagdalém en couche mince sur vu support approprié ■ c'est là la préparation magistrale qu'on désigne sous le nom d'écusson et que le public appelle emplâtre. ,
Ecussons. — Nous venons de définir 1 ecusson, c eslà-dire l'emplâtre, qui est préparé et prêt à être appliqué sur la peau. Les supports qui servent à préparer l'ecusson sont assez nombreux. Les plus employés sont la peau, la toUe, le taffetas et le sparadrap de dwchylon\ Le médecin doit toujours indiquer la nature du support, et en confectionnant l'écusson, le pharmacien doit laisser déborder ce support de 1 à ± centimètres, de manière à faciliter l'application et le maniement de l'écusson, ou ù le maintenir en place si le support est agglutinatir idiachylon).
Pour confectionner un écusson on commence par
1. r.ccLifions de siiile une confusion l'aile presque constamment dans le langage ordinaire. De même que le mot écusson désigne un emplâtre étalé sur un support qmlconquc, de même le moi sparadrap désigne un emplâtre étendu sur un tissu particulier : La toile de colon, de p ou de soie. 11 faut donc toujours à la suite du mol sparadrap ajouter le nom de l'emplâtre qui sert à le confectionner; ainsi, on dit sparadrap d'emplâtre (le Vi(jo ou de Vii/o ; sparadrap de cvjnê, etc. Le sparadrap le plus employé est le s/./a?vu/TO;j d'emplâtre de diactiylon. C'est lui qui sert le" plus souvent de support pour tous les écussons et c'est par abréviation que l'on dit sparadrap ou diactiylon sans associer les deux mots.
108 NOTIONS DE PI-lARMACIlî NIÎCESSAIUlîS AU MÉDECIN
préparer un moule de la grandeur et de la forme voulue. Ces moules sont constitués par une série de plaques minces évidées au centre et présentant un espace vide, de forme elliptique, ovale ou ronde, de diamètre croissant, correspondant aux grandeurs d'écussons les plus usitées. Au lieu de ces plaques on se sert le plus souvent d'une feuille de papier fort dans lequel on pratique une ouverture conforme aux indications données parle médecin. Ce moule est alors appliqué sur le support, la partie vide limitera la forme et la. grandeur de l'écusson.
On prépare ce dernier.
1° A froid (au pouce ou à la spatule). — Ce mode de préparation ne peut être employé que si la masse em'plastique est assez fusible pour se ramollir sous l'inlluence de la chaleur de la main; par exemple, l'emplâtre vésicatoii'e. On prend un magdaléon entre les mains et lorsqu'il est devenu assez mou on l'étalé avec le pouce (ou avec une spatule flexible) sur la partie vide du support laissée à découvert par le moule : cette couche doit avoir 1 à 2 millimètres d'épaisseur; on termine en égalisant la surface soit avec le pouce, soit avec une spatule flexible légèrement chaufl'ée : on détache alors le moule et l'écusson reste adhérent au support ; on découpe ensuite ce dernier de façon à laisser déborder de 1 à 2 cen timètres tout autour de l'écusson.
2° A chaud {àl-d spatule ou au fer). — Lorsque l'emplâtre (Em. de Vigo, par exemple) n'est pas assez fusible pour qu'on puisse employer le moyen précédent; on le fait chauffer dans une capsule placée sur un feu très modéré; puis, lorsque la masse est devenue assez fluide pour pouvoir couler on la verse sur le support préalalDlement recouvert du moule et on l'étalé rapidement avec une spatule légèrement chauffée. L'emplâtre ne doit pas être trop chaud, autrement il pourrait
EMPLATRES. — ONGUENTS. — SPARADRAPS, ETC. 109
péiieU-erle support et le traverser, il formerait alors une tache visible sur le dos.
Le l'er à emplâtre est constitué par une masse métallique, en fer ou en cuivre de forme prismatique allono-ée, terminée d'uncùté par une partie arrondie et de rautre par un manche qui sert à la manier. On lait chantier ce fer sur un réchaud ou une lampe a alcool, on ressuie avec soin et on l'applique sur la masse emplaslique placée sur une feuille de papier lort. La chaleur emmagasinée dans le fer doit être suffisante pour déterminer la fusion de Lemplâtre que 1 on pousse alors sur le moule et que l'on termine en egahsant bien avec le fer.
I es deux supports les plus employés pour la confection des emplâtres sont le sparadrap de dinchyhm et la veau de mouton. Le premier présente le grand avantage d'être agglutinatif, on le laisse déborder tout autour del'écusson; il adhère à la peau et maintient en place la préparation. On doit surtout l'employer, lorsque la masse emplastique n'est pas très adhérente, par exemple, l'emplâtre vésicatoire.
ha peau de mouton n'adhère pas à la peau, mais elle constitue un support plus souple, utilisé lorsque l'emplàtre est très agglutinatif par lui-môme (emplâtre de Vigo) et lorsque son application doit être de longue
durée. . , .
Lorsque l'on veut faire confectionner des ecussons sur peau avec une masse emplastique non agghdinative (thériaque), on prépare l'écusson comme nous avons indiqué, puis on l'entoure d'une bordure d'emplâtre diachvlon ([ue l'on égalise au fer et qui détermine une adhérence sufiisante. Ou bien on le fixe au moyen de 1,, ligues bandelettes de sparadrap de diachylon qui le traversent entièrement et dont on fait adhérer sur Tépiderme les extrémités libres.
no NOTIONS Dli l'HAUMAGIE NEClîSSAlHES AU MÉDECIN
Parmi les emplàti-es résineux les plus employés, citons en premier lieu VemplLilrs vésicatoire dont, nous avons déjà parlé (voir à vésicants, page 92) et sur le- ([uel nous ne reviendrons pas. Nous avons indiqué le juode de préparation inscrit au Codex. La seule niodilication qu'on puisse faire à la formule est de diminuer un peu en hiver la proportion de cire pour augmenter celle de V/niile, afin que la masse se ramollisse un peu plus facilement. Le meilleur support pour Templàtre vésicatoire est le sparadrap de diachylon; surtout celui préparé d'après la formule des hôpitaux, parce (fu'il est beaucoup plus adhésif que celui du Codex.
Emplâtre de poix de Bourgogne.
r,ire jaune 1 00 gr.
Poix de Uourgogne 300 —
Léger dérivatif, très employé dans la médecine populaire: on étale les écussons soit sur toile, soit sur peau. On doit le chauffer légèrement ou moment de l'application.
Emplâtre de ciguë. — ■ Cet emplâtre mérite une mention spéciale à cause de son mode de préparation :
Feuilles fraîches de ciguë \ .000 gr.
GalipoL 410 —
Poi.N: blanche 220 —
Cire jaune 320 —
Huile de ciguë 63 —
Gomme ammoniaque puriliee 250 —
On fait liquéfier dans une bassine toutes les résines et l'huile de ciguë, puis on ajoute les feuilles de ciguë préalablement contusées et on fait cuire jusqu'à ce que toute l'eau de végétation soit évaporée. On passe à la presse et on laisse refroidir l'emplâtre, puis on le
EMI'LATRKS. — ONGUENTS. — SPARADRAPS, ETC. lH
lait de nouveau l'ondre eu séparant les impuretés et ou incorpore la ii,-omme ammoniaque.
Emplàti cs avec les exirails. — Planche a proposé une excellente l'oi-mule pour préparer les emplâtres de ciguë, slrainoine, digitale, etc. :
Kxlrail alcoolique de ciguë ou autre.. l''0 gr.
Résine élémi purifiée *0 '
Cire blanche 20 —
Lorsque les applications doivent être de longue durée la lormule suivante que j'ai indiquée me paraît préférable.
Extrait alcoolique de belladone (ou au-
Le Codex de 1884 a modilié la formule de Planche de la façon suivante.
Lorsque le médecin désire l'aire préparer un emplâtre résineux en composant lui-même la formule il ne devra pas oublier que :
La consisiimce est donnée par la résine, et la cire.
'L'adhérence par la résine élemi, la térébenlidnc, le styrax.
La souplesse par Vaxonge, Y huile, la gb/cérine.
2" Emi'I.atrks l'Roi'KEMENT DITS. — Ccs emplâtres sont à base de savon de plomb et préparés par intermède au moyen de l'eau. Dans ces conditions la saponification s'effectue à une lem[)éralure qui ne dépasse pas lOU degrés et les corps gras ou résineux ne sont pas
tre;
Résine élémi
Cire blanche
Térébenthine de Venise
Poudre de belladone (ou autre
îlO gr.
Extrait de semences de ciguë
Résine élémi purifiée
Emplâtre diachylon gommé.
90 gr.
112 NOTIONS Dlî PHÂRMACIK NÉCESSAIRES AU MÉDECIN
altérés : si Ton opère sam eau la lonipéraliire s'élève beaucoup; les corps gras et résineux, subissenlun commencement craltération et prennent une couleur brune plus ou moins foncée; les emplâtres sont dits bridés.
La saponi/icalion d'un corps gras ' n'est autre chose qu'un dédoublement de ce corps en glycérine et en acides gras qui restent combinés avec l'oxyde alcalin qui a provoqué le dédoublement, et forment avec lui des sels solubles. La saponification peut être aussi effectuée par les oxydes métalliques ; mais alors le sel formé est insoluble ; lorsqu'on saponifie avec Voxyde de plomb, le savon obtenu prend le nom d'emplâtre.
Nous allons prendre comme exemple la préparation de l'emplâtre simple qui sert de base à tous les autres.
E mplâlre simple. — L'emplâtre simple est un savon à base d'oxyde de plomb. Il existe plusieurs oxydes de plomb [litharge, massicot, minium) et d'autre part tous les corps gj^as {huiles, graisses) sont susceptibles d'être saponifiés; mais pour que l'emplâtre obtenu réunisse toutes les conditions de consistance, d'adhérence et de souplesse nécessaires à son emploi thérapeutique il faut choisir convenablement et les matières grasses et Voxyde de plomb. A la suite de considérations pratiques, dans le détail desquels nous ne pouvons pas entrer, on a fait choix comme corps gras d'un mélange à' huile ai d'axonge et on a parmi les oxydes de plomb, donné la préférence à la litharge. Voici la formule adoptée :
Axonge l.OOO gr.
Huile d'olives i.OOO »
LiLharge pulvérisée 1.000 »
Eau 2.000 »
1. Au point de vue chimique les corps gras sont constitués par des éthers glycériques des acides oléique, stéarique, margarique ; un corps gras est un mélange de tri-oléine, tri-maryarine et tri-aiéarijie. (l^age 163.)
EMPLATllES. — ONGUKNTS. — SPARADRAPS, ETC. lià
Oa cliautTe les corps gras et Toau dans une grande bassine car le mélange mousse beaucoup pendant la préparation) et après ébuUition on ajoute la lil/iar</e par pntiia f/uaniiié à la fois et on remplace pas de l'eau chaude au fur et à mesure que celle qui est dans la bassine s'évapore. L'opération est termiuée lorsque la litliarge a disparu, la masse a, dès lors, acquis une couleur blanche, et si ou la refroidit en en projetant une petite quantité dans l'eau froide on constate qu'elle a dû acquérir une consistance solide et n'adhère plus aux doigts. L'opération est alors terminée. On retire l'emplâtre, on le malaxe entre les mains pour en séparer l'eau et on divise en magdaléons.
L'ean qui a servi à la préparation de l'emplâtre simple retient en dissolution de la glycérine que l'on peut extraire. (Voir glycérine.)
Vaniilâlre simple peut aussi être obtenu à froid en décomposant une solution d'acétate de plomù par une autre de savon d". Marseill' : si on remplace le sel de plomb par un autre sel métallique (/).?•, mercure, etc.) on obtient les savons correspondants.
L'emplâtre simple obtenu par double décomposition est .-ee, cassnni et ne se prèle pas bien aux divers usages pharmaceutiques auxquels on le destine.
h\mi)là(re simple i)réparé à chaud est le seul employé ; il est peu utilisé en nature, mais entre dans la composition de jiresque tous les autres emplâtres dont voici les principaux.
Emplâtre de diaclujlon gommé.
Cet emplâtre, le plus employé de tous comme agglutinatif et léger excitant a pour base l'emjilâtre simple additionné de (jomine ainmaninque de galOoninn et de léréhenlhine avec de la cire jaune et de la poix blanche.
L'emplàli'o diachylon des hôpitaux est beaucoi plus adhcsil' que celui du Codex ; voici sa formule :
Emplâtre simple 48 rf.
Cire jaune
Poix blanche
TérébenLliino
Gomme ammoiiia(|ue
Galbanum
Sagapenum
Cet emplâtre est employé sous forme de sparadrap couime af^glutinalif eL comme support pour les autres emplâtres.
Emplâtre Vigo cum mercurio.
Emplâtre simple 2. 000 gr.
Gire jaune 1
Colophane .'.'.[[ i 100 —
Hdellium \
Gomme ammoniaque l
Oliban f aà 30 —
Myrrhe )
Safran pulvérise 20
Mercure qqo
Styrax liquide purilie 300 —
Térébenthine du mélèze lOO —
Huile volatile de lavande lo
On fait fondre ensemble toutes les substances emplastiqiies dans lesquelles on incorpore les gommes résines pulvérisées puis on ajoute le mercure préalablement éteint dans le styrax et la térébenthine. Cet emplâtre est très usité comme fondant et résolutif dans les affections syphilitiques. On l'emploie sous forme de sparadrap ou d'écusson étalé sur de la peau. Jy>n/,lutre ou onguent de Canet.
Emplâtre simple \
diachylan gommé j
Cire jaune ( âà 100 gr.
Huile d'olives \
Celcolhar /
EMl'LATOKS. — ONGUKNTS. — SPARADRAPS, ETC. 113
Cc'l emplâtre est employé comme excitant et suppuratil'.
ICmplàLvcs brûlés. — Si au lieu d'opérer la saponilicatinn en présence de Teau, comme nous lavons indiqué dans la préparation de l'emplâtre simple, on chaufTe toutes les substances à feu nu, la température s'élève au-dessus de 100 degrés ; la saponification s'effectue bien encore, mais les corps gras et le savon qui en résultent sont en partie altérés, et prennent une teinte brune plus ou moins foncée: on désigne ces emplâtres sous le nom iVem/ilâtres brûlés. Le type le plus connu esti'emplàtre brun.
Emplâtre brun ou onguent de la mère Thècle. Huile d'olives 1-000 gr.
On fait cliaulTer tous les corps gras jusqu'à ce que le mélange commence à dégager des vapeurs ; on ajoute al(jrslalitharge par petites portions et on agite jus(iu'à ce que la masse ait acquis une couleur Im'uu foncé: on ajoute alors la poix et on coule dans des moules en papier.
Un désigne sous le nom de sparadraps (voir page 107) des bandes de tissu de chanvre., de colon ou de soie dont une des faces (rarement les deux) est recoavei'te d'une couche mince et uniforme de masse emplasti(iue. Ces bandes ont une longueur de 2 à 5 mètres
Axonge
Beurre
Cirejaune
Suil" de mculon
Poix noire purifiée
Lilharge en poudre fine
\ no —
Sparadraps.
sur une largeur de 15 à 30 centimètres. La conrcction des sparadraps demande beaucoup de soin. Il faut que la couche emplaslique présente une épaissenr uniforme, qu'elle soit assez adhésive pour bien adhérer à l'épiderme, mais pas assez molle pour s'attacher à l'autre face du tissu lorsqu'on le roulera sur luimême.
Lorsqu'on confectionne le sparadrap sur des bandes de coton elles sont habituellement glacées d'un côté, on doit appliquer l'emplâtre sur le côté rugueux. L'étendage delà masse emplastique se fait soit à la main au moyen d'une large spatule soit avec un appareil spécial connu sous le nom de sparadrapier. Cet appareil se compose d'un réservoir à double enveloppe dans lequel on verse l'emplâtre préalablement liquéfié ; on l'entretient à l'état liquide en versant de l'eau bouillante dans le réservoir formé par la double enveloppe. Le spfu^afh-apier oïïve une forme triangulaire et l'arête sur laquelle il repose présente une fente longitudinale. Cette arête est appliquée sur la bande qu'il s'agit de recouvrir et qui constitue une fermeture suffisante pour empêcher la masse emplastique de s'échapper. Il suffit alors de tirer, d'un mouvement lent et régulier, la bande pour qu'elle se chai-ge d'une couche emplastique d'autant plus mince que le réservoir sera appuyé plus fortement sur elle. Les sparadraps du Codex sont ordinairement faits sur toile de coton, celui de diachylon des hôpitaux est confectionné en toile afin d'être plus résistant, parce qu"on l'emploie surtout comme agglutinatif. Tous les emplâtres peuvent être étalés en sparadraps ; ils constituent ainsi une préparation officinale dans laquelle on découpe les écussons au moment du besoin :
Parmi les sparadraps les plus employés, citons le sparadrap de diachylon gommé dont nous avons déjà
EMPLATRES. — OXOUICNTS. — SPARADRAPS, ETC. H 7
parlé plusieui's fois (page 107, 113) et qui est très employé soit comme agglulinalif dans les pansements soit comme supportpour les autres emplâtres.
Les emplâtres de Vigo cum mercurio, île Cf/uë, vésicatolre existent également sous forme de sparadraps.
Quelques emplâtres sont même coufectiounés de siiile en sparadraps et n'existent pas sous forme de magdaléons.
Par exemple : le sparadrap de ihapsla que Ton prépare avec :
Cire jaune 420 gr.
Colophane )
Poix blanclie } àà loO —
Térébenthine cuile /
Térébenthine du mélèze . ^.^ —
Glycérine )
Résine de lhapsia T5 —
Taffetas.
Les taffetas sont des sparadraps étalés sur un tissu de soie et dont la masse emplastique est remplacée par une composition adhésive. Ces préparations n'ont aucune propriété médicinale on les emploie à cause de leurs propriétés adhésives et elles servent à i-approcher les chairs dans les cas de coupures légères. La plus employée est le sparadrap de colle de poiss'in ou laffi'tas d.^ Angleterre que l'on obtient en étendant sur des bandes de tafl'etas (ros^', blanc ou noir) une. dissolution hydro-alcoolique de colle de
poisson : ou renouvelle plusieurs fois l'opération jusqu'à ce ([ue la couche ait acquis une épaisseur suf-
lisante. Les Epidémies factices, ùaudruche yommée se
[(réparent de la même manière en substituant de la
l)audruclie au talfetas.
Comme varianle au lieu d'employer l'alcool pour dissoudre la colle de poisson, on peut se servir de teinture d'inmica, de hauitiP. du Commuiulciir ; on obtient alors les talTetas portant les noms correspondants.
Papiers omplastiques.
Les papiers emplastiques sont des sparadraps dont le support est constitué par du papier fort sur lequel on étend la masse emplastique. Ces papiers étaient autrefois beaucoup employés car ils servaient principalement au pansement des vcsicaloirca et des cauLères.
Voici d'après le dernier Codex la formule de la masse emplastique qui sert à préparer le paph;r à cautères.
Poix de Bourgogne 221 gr
Cire blanche 300 —
Térébenlhine de mélèze Sj —
On étend au moyen du sparadrapier sur des bandes de papier que l'on découpe ensuite en petits rectangles.
Le papier épispastique pour le pansement des vésicatoires est préparé de la même manière avec une masse emplastique chargée par digestion du principe actif des cantharides. Ce papier est désigné par trois numéros : 1, 2, 3, suivant son degré d'activité.
Citons encore comme exemple de papier emplastique.
Vemplûlre du pauvre homme, à base de goudron et le papier chimique, sorte d'emplâtre brfilé à base d'oxyde de fer et de céruse. Tous deux constituent de légers dérivatifs fort employés dans la médecine populaire.
EMPLATRES. — ONGUlîNTS. — SPARADRAPS, ETC. H9
Pois 'I cautères. — Nous devons dii-e' ù celte place un mol des /;ojs à caw^èm employés concuremmenl avec les papiers pour le pansemenl des canlcres : ce sont de petites boules que l'on introduit dans la cavité creu sée par le caustique, dans le but de dilater les chairs et d'entretenir la suppuration. Ces petites boules dont le diamètre ne dépasse pas celui d'un pois sont faites au tour ou bien obtenues par compression dans un moule spécial. Elles sont percées d'un trou suivant un diamètre ce qui permet de les traverser par un lil, ayant pour but de les réunir en chapelet ou de perjneltre leur extraction lorsqu'on doit panser le cautère.
La matière avec laquelle on fabrique les pois à cautère est généralement la racine d'iris ou les orangHles; ils sont alors tournés. Les pois inouïes sont constitués par des poudres végétales inertes aglutinées au moyen d'une dissolution de caoutchouc (Le Perdriel) ou bien avec une masse emplaslique légèrement irritante.
Gollodion.
Le coUodion n'est autre chose qu'une dissolution de fulmi-colon dans létiier alcoolisé. Lorsqu'on applique sur l'épiderme (bien sec) une couche de coUodion, le dissolvant s'évapore et il reste une pellicule adhérente qui forme un enduit tout à la fois imperméable et conslricleur ,
Le coUodion du Codex est préparé avec.
Fulmi-colon î> gi'-
Ellier reclifié du commerce 75 —
Alcool 9.5" 2j —
Ce coUodioa donne une pellicule un peu sèche et cas-
IriU NOTIONS Dli l'UAllMACIH iNÉCKSSAIRES AU MliDhXlN
saute ; remploi du collodion élastique est préféi-ablc poui' les emplois chir'ui'gicaux.
CoUoilion élastique.
Fulmi-colon 30 gr.
Elhcr à G2'^ 3 iU —
Térébenihiiie de VeiiisL' 11 —
Huile de ricin 20 —
Alcool à yOo {l'o
Traumnltclnc. — Cet enduit protecleur, aujourd'hui fort employé dans le traitemeut des afl'ections de la peau, n'est autre chose qu'une dissolution au dixième de qiitla-pcrcka dans le clihirofonne.
On y ajoute souvent divers médicaments qui restent en suspension par exemple l'acide c/i}'yso/jhanifjue.
Application des emplâtres.
Les emplâtres, contrairement aux onguents, sont presque toujours appliqués sur la peau revêtue de son épidémie. Ils sont destinés soit à produire une action ini/anto ei?vvulùve (vésicatoire-thapsia) ; leur application est alors de courte duj^ée ; ou bien ils sont câlinants, résolutifs ou encore constituent un mode (ïabsorption médicamenteuse. (Emplâtre de Yigo c. mercurio, de ciguë.) Dans ce cas on doit les laisser longtemps appliqués et souvent môme on fait des applications successives.
Pour qu'un emplâtre produise l'effet thérapeutique qu'on en attend il est indispensable qu'U soit bien appliqué c'est-à-dire qu'il adhère le mieux possible à Tépiderme.
Les emplâtres dont nous avons parlé en premier lieu
KMn.ATi;KS. — UNGLMC.NTS — SPARADRAPS, ETC. 121
^in-ilanls el révulsils) n'élant pas deslinés à veslor l.>ni;tein[)S appliqués soul ^éiui-alcmenl elales sur spaVadi-ap de diaclivlou : leur épaisseur esl peu consitléi-able. Il faul commencer par biea nettoyer 1 epi- (lorme en le lavant avec un peu d'eau de savon puis on essuie et on dessèche avec un linge chaud. On doit r-alement chaulTer légèrement Teinplàtre de laçon a k^ramollir et à le rendre plus adhésif : on lapplique alors et on exerce dessus une pression modérée. On s'assure ([ue l'adhérence est bien faite, puis on maintient en place soit au moyen de bandelettes de diaclylon, soit avec un bandage approprié. Si l'écusson est appliqué sur une surface qui n'est pas plane, par exemple sur une articulation, on pratique sur le pourtour des entailles plus ou moins profondes, ce qui permet à l'écusson de se mouler plus facilement sur la partie. 11 est nécessaire de raser l'endroit où doit être faite l'application, s'il est recouvert de poils.
Les emplâtres qui sont destinés à rester longtemps appliqués sont généralement préparés sur peau : ce support est plus souple, et permet une adhérence plus parfaite : on doit les maintenir avec un bandage approprié.
Pinis^iiirnls consécutifs à l'ai pliciiil"n des empkUres. — Les emplâtres irritants et révulsifs déterminent soit la formation d'une éruption miliaire (thapsia) soit celle d'une clo([ue remplie de sérosité. (Vésicatoire), nous avons indiqué comment on pansait ce dernier : Lorsqu'on enlève un emplâtre de thapsia il est utile de frotter réfjiderme avec un linge trempé dans l'huile alin de ramollir et d'enlever les particules d'emplâtre (jni ont pu se détacher du support et qui, en restant adhérentes à la peau, y entretiendraient une démangeaison insupportable. S'il se produit un peu de sé-
122 NOTIONS DU IMIARMACIIÎ NÉCIÎSSAIRIÎS AU MÉDECIN
rosité on fait un pansement soiL à la Vaseline borujuée soiL à la pondre d'amidon.
Les eni[)làLr(3s (uilinanLs et résokiLirs ne diHei-iniiienl aucune éruption il n'y a donc pas de pansement consécutirà leur application.
Savons. — Topiques d'Unna.
Nous ne pouvons tei-miner ce chapitre sans dire un mot des saoons proprement dits qui résultent de la saponification des corps gras par les oxi/des alcalim (soude et potasse), et (jui sont sofuùles dans icau.
Les deux savons inscrits au Codex et dont l'emploi est assez fréquent sont les suivants :
Le sat)Qn médicinal résultant de la saponification de r /mile d'amandes douces ])a,v la soude caustique; et le savon animal obtenu avec la graisse de veau.
Le savon de Marseille est également employé; mais sa fabrication est exclusivement industrielle.
A la lin de ce chapitre nous dirons quelques mots d'un certain nombre d'emplâtres récemment introduits dans la thérapeutique des atfections cutanées par l/nna et désignées sous le nom de topiques d'Unn'i : ce sont en général des sparadraps dans lesquels la couche adhérente est très mince. Ces topiques sont de trois sortes.
1° Colles médicamenteuses. — Elles sont constituées par une dissolution de gélatine dans l'eau glycérinée, tenant en suspension la substance médicamenteuse. On les ramollit au bain-marie et on les applique avec un pinceau. Elles sont rendues inaltérables par l'addition d'une petite quantité d'oxyde de zinc; on prépare de la colle molle pour servir d'excipient aux médicaments sans action sur la gélatine {/odoforme, soufre aci /e ctirysopkaniqm) : voici sa formule.
KMrLATUKS. —
ONOUliNTS. —
SPARADRAPS, lîTC ^ 23
CoUc molle d Unna.
Ciclaline ■
Glycérine
Eau
Oxyde de zinc
15 gr.
La coll." dure est réservée pour servir crexcipient aux sublances susceptibles d'entraver la solidification de la ,/éln/h>e {sublimé, chlural, camphre, etc) : Voici sa
Glycérine '
Eau ^fl ~
Oxyde de zinc ^" "~
2° Mousselines onr/uerUs. — Elles sont constituées par un tissu de mousseline recouvert d'une couche mince de pommade dont l'excipient est formé par delà /anoline, de la vaseline et même de l'axongc. Le principe actifest constitué parles médicaments habituellement employés en dermatologie.
3" Mousselines emplâtres. — Ce sont de véritables sparadraps dont le support est constitué par un tissu imperméable. En Allemagne on mélange la substance médicamenteuse à une solution agglutinative de caoutchouc dans la benxine et on étale sur une feuille de gutta-percha laminée préalablement fixée sur une 'mousseline. Pour éviter l'adhérence lorsqu'on roulera le tissu sur lui-même on recouvre le côté médicamenteux d'une seconde mousseline qu'on enlève au moment de l'application.
M. F. Vigier vient de publier un mode opératoire l)ien préférable, il supprime la feuille de gutta-percha et mélange le médicament à une masse emplastique formée de gutta, de caouchouc, de vaseline et de
composition.
Gélatine
30 gr.
benzine. On coule ce mélange sur un lissu imperméable préalablemeuL rendu aseptique : on oblieni ainsi des tairelas li'ès adhérents qui se conserveiil faci- IcnienL, et servent de support aux nombreux médicaments usités en dermatologie.
CHAWTRE VT
ÉPONGES PRÉPARKES. - LAMINAIRE
L'éponge usuelle {sponfjia untalisiima] est formée par un agrégat cFanimaux de la classe des polypiers et vivants dans la mer.
Au point de vuedeleur nature chimique les éponges sont constituées par une matière gélatineuse soluble dans les acides forts et la potasse, et renferment de Vio'le, du brome, du phosphore, de la silice, de l'alumine et de là magnésie. Cette composition explique Tusage que Ton fait des éponges torréfiées dans le traitement du goitre. On les torréfie dans un brûloir jusqu'à ce ([u'elles aient perdu le quart de leur poids et acquis une couleur noirâtre.
Mais l'éponge est surtout employée en chirurgie à cause de la propriété qu'elle possède d'absorber les liquides, même lorsqu'elle est comprimée et alors elle se gonfle et augmente beaucoup de volume, c'est à ce titre qu'on l'emploie pour produire de la dilatation.
Eponges préparées à la ficelle. — On bat avec soin 4les éponges fines sur un billot de bois de manière à
d2l3 NOTIONS Dlî PHARMACIE NÉCliSSAIRES AU MÉDECIN
en séparer tout le sable et les débris des coquilles, puis on les laisse tremper pendant ^2A liouros dans l'eau tiède, on exprime avec soin et on répète ce lavage deux l'ois. On comprime ensuite l'orLement l'éponge encore humide avec du foitet^ petite cordelette de chanvre très line et très résistante, on ti-ansforme ainsi l'éponge en une sorte de bâtonnet que Ton fait sécher à Tétuve. L'éponge ou la licelle bien préparée doit à peine avoir la grosseur du petit doigt et lorsqu'elle est gonllée elle atteint celle de l'avant bras.
La Laminaire (LaminariaDigitata) est égak^ment très employée comme agent dilatateur : on choisitdes fragments aussi cylindriques et rectilignes que possible on les arrondit, on les polit, on les gratte avec un morceau de verre : on en prépare de tous diamètres depuis 1 jusqu'à 7-8 millimètres :
Ces tiges de laminaires comme les éponges préparées à la licelle doivent être rendues aseplu/nes avant qu'on en fasse usage : on peut les conserver dans une solution d'éther iodoformé.
Les éponges servent surtout en chirurgie pour absorber les liquides divers et le sang provenant des opérations. Elles doivent être choisies avec soin ; lavées, et rendues aseptiques par divers procédés, dont l'étude et la description sortiraient du cadre que nous nous sommes tracé. .