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LES VEINES

Que se passe-t-il quand une vive rougeur vient empourprer notre visage, ou lorsque, à l’inverse, une pâleur subite envahit nos traits? L’afflux du sang, dont la couleur est appréciable à travers la faible épaisseur et la transparence de la peau, explique la rougeur qui envahit, dans ce cas, nos tissus organiques, comme la suspension momentanée de l’arrivée du sang explique leur pâleur. Ce sont donc les dispositions de l’âme réagissant sur le cours du sang dans le cœur et les vaisseaux, qui provoquent la coloration de la face. Notre visage rougit quand notre cœur précipite ses battements; il pâlit et se décolore quand la frayeur concentre à l’intérieur le mouvement du sang.

Le froid, qui refoule le sang de la surface du corps à l’intérieur, et l’empêche de pénétrer dans les capillaires, produit la décoloration delà peau. L’air froid de l’hiver, la douche froide lancée sur le corps en état de transpiration, font pâlir la peau, en crispant, en resserrant les vaisseaux capillaires des tissus extérieurs, et refoulant le sang dans les viscères profonds de l’abdomen et de la poitrine. Les maladies qui ralentissent le cours du sang et empêchent son arrivée à l’extrémité des vaisseaux artériels, produisent également la pâleur du visage. Au contraire, la chaleur, l’application de substances excitantes, tout ce qui appelle le courant sanguin à l’extérieur du corps, colore la peau, en remplissant son réseau capillaire sanguin.

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