LA STATION VERTICALE
vements qui s’exécutent sur place. Nous porterons seulement notre attention sur les mouvements d’ensemble que nécessite la locomotion , c’est-à-dire le déplacement de notre corps.
La locomotion à la surface du sol s’exécute par la marche , la course ou le saut.
Pour comprendre le mécanisme de la marche , il faut commencer par se bien rendre compte de la station verticale de l’homme, la station verticale étant le point de départ de la marche.
La station verticale est propre à l’espèce humaine. Os homini sublime dédit , a dit Ovide1. Les ligaments articulaires suffisent à maintenir notre corps dans la position verticale. Grâce aux dispositions harmoniques qui existent entre les surfaces articulaires, le poids des différentes parties du corps étant supporté par les os du squelette, l’équilibre est parfait pendant la station verticale. La tête se tient en équilibre sur la colonne vertébrale; le tronc est soutenu tout entier par les articulations de la cuisse avec le bassin [articulation coxo- fémorale) et l’articulation des genoux soutient, conjointement avec la large base des pieds, le poids de tout le corps.
Hâtons-nous d’ajouter que les puissances musculaires viennent joindre leur action à celle de la pesanteur pour maintenir le corps dans la situation verticale. Les muscles du tronc et ceux de la cuisse tirent en arrière la colonne vertébrale et le tronc, qui tendraient à tomber en avant. Les muscles de la cuisse et ceux de la jambe tendent le genou en arrière, et s’opposent à sa flexion, pendant que l’équilibre général du corps est maintenu par d’autres muscles de la jambe. Enfin les pieds, écartés l’un de l’autre, élargissent convenablement la base de sustentation, en rendant cet espace égal à celui qui sépare les deux articulations coxo-fémorales.
Ainsi la pesanteur, le mode d’articulation et les puissances antagonistes des muscles se réunissent pour maintenir le corps en équilibre dans la station verticale, qui est la plus naturelle à l’homme. C’est grâce à un ensemble d’efforts musculaires que nous nôus tenons debout et immobiles.
On sent bien, du reste, qu^’il y a une grande dépense de forces