P AP
est nécessairement plus petit que AP, on a ^ < 1 ou vt < VT.
3° Si l'objet prend la position vt entre le centre c et le foyer, alors les rayons prennent la même route en sens contraire et vont former en VT, au delà du centre, l'image de vt, image réelle, renversée par rapport k l'objet, et plus grande que lui.
Si l'objet était au foyer même, alors les rayons émis par chaque point seraient renvoyés par la réflexion parallèles à l'axe qui passe par ce point ; il n'y aurait donc plus de foyer, partant plus d'image.
4° Enfin si l'objet est placé entre le foyer principal et le miroir (fig. 186), les rayons émis par le point V sont renvoyés par la réflexion dans des directions divergentes par rapport à VC; mais si on prolonge leur direction derrière le miroir, alors ils rencontrent cette ligne en v. Nous
Fig. 186.
avons ici une image du point V analogue à celles que donnent les miroirs plans : on lui donne le nom d'image virtuelle, parce que les rayons lumineux ne se croisent pas réellement en v. Toutefois , l'œil reçoit, après la réflexion, ces rayons comme s'ils lui venaient de ce point v, qui se trouve alors être pour l'œil un centre fictif de rayonnement; il en sera de même des rayons partis du point T. Ils formeront un point de croisementvirtuel en t ; l'image vt de l'objet VT sera donc une image virtuelle droite par rapport à l'objet et plus grande que lui.
Pour constater par l'expérience ces divers rapports de position et de grandeur de l'image, on n'aura qu'à disposer, dans une chambre bien fermée à la lumière , un miroir concave à l'une des extrémités d'une longue table, et à mettre une bougie allumée sur cette table à diverses
32fe DE LA LUMIÈRE. RÉFLEXION. RÉFRACTION.
distances du miroir. On pourra observer les images en plaçant l'œil sur la direction des rayons réfléchis et au delà de l'image, ou bien en recevant cette image sur un petit écran de papier. Seulement cette dernière méthode ne permettra pas de saisir l'image virtuelle.
Miroirs convexes (fig. 187). — Quant aux miroirs convexes -il* donnent toujours des rayons divergents après la
Fig. 187.
réflexion, que le point lumineux soit sur l'axe, ou qu'il soit sur un diamètre quelconque. Ces faisceaux divergents donnent toujours lieu à des images virtuelles, plus petites que les objets, et droites.
Remarquons que dans les deux espèces de miroirs sphériques les images virtuelles sont toujours droites , et les images réelles toujours renversées par rapport aux objets ; en second lieu que les images réelles se forment en avant du miroir , et les images virtuelles par derrière.
On peut démontrer pour les miroirs convexes comme pour les miroirs concaves , que les rayons divergents partis d'un même point lumineux situé sur Taxe principal et qui rencontrent le miroir à une très-petite distance, vont croiser par leurs prolongements l'axe principal en un même point, et la démonstration est la même que celle que nous avons déjà donnée pour les miroirs concaves.
Soit P le point lumineux (fig. 188) : PI un rayon ; AI un arc assez petit pour qu'on puisse le considérer comme décrit indifféremment du point P, du point P', ou de tout autre point de l'axe comme centre. Le rayon réfléchi 1R compris dans le
plan du tableau, fera avec le rayon CIN, qui est la perpendiculaire au plan tangent, l'angle NIR = NIT. Soit P' le point de
Fig. 188.
rencontre de son prolongement avec la partie de l'axe située derrière le miroir. IN étant la bissectrice de l'angle PrR, ex té- • rieur au triangle PIP', on a :
CF PI FjV CP~~PI~-PA
d'où