DES DEGRÉS DE COMPARAISON, EN GÉNÉRAL, ET DANS LES
DIVERSES PARTIES DU DISCOURS QUI EN SONT SUSCEP- TIBLES. DES DIMINUTIFS.
Plusieurs Parties du discours expriment des qualités, qui sont naturellement susceptibles de degrés divers : tels sont l’adjectif, le nom commun, l’adverbe et même le verbe attributif.
Quand on compare deux termes par rapport à une même qualité, cette qualité se présente, ou au même degré, ou à des degrés divers, dans l’un et dans l’autre terme. Ainsi, en comparant Alexandre et César par rapport au génie militaire, on dira : Alexandre fut plus habile , ou moins habile , ou aussi habile général que César. Ces degrés divers de la même qualité sont ce que nous appelons degrés de comparaison (auYxptaetç, collationes , comparationes) . Il n’y en a qu’un certain nombre auxquels la grammaire ait donné des noms particuliers.
En partant de la forme première du mot attributif, qu’on appelle le positif (Ôstixov ovopia ou lirip^pa, positi vum nomen ou adverbium ), le premier degré de comparaison est celui d’une simple supériorité ; il se nomme comparatif (cuyxpiTixov, comparativum , ou comparativus gradus ). Le deuxième marque une supériorité sans ré-