CHAPITRE III. — DE LA PONCTUATION
qui se font dans les classes fourniront beaucoup d’exemples à l’appui de cette observation.
[Les Grecs avaient imaginé quelques autres signes orthographiques pour marquer certains accidents de prononciation : Yhyphen (u?’fv) pour la réunion de deux mots en un seul, comme «Soi |i£Xoua<x; l 'apostrophe (iroSaTpapoç) pour
l’élision d’une voyelle ou d’une diphthongue, sfvi/ifuîb , ïpyoji’I/tov, etc. Les Latins leur ont emprunté ces termes, et la traduction même qu’ils ont donnée de l’un d'eux (8ta- (jroXrj, virgula ) nous a fourni le mot virgule. Outre ces signes qu’elle a presque tous empruntés des Grecs ou des Romains, mais qu’elle n’a pas toujours employés au même usage, l’orthographe française en a quelques-uns qui lui sont propres, comme le tréma et la cédille. 11 n’y a qu’une remarque générale à faire sur ces procédés secondaires de l’écriture, c’est qu’ils prouvent la difficulté d’exprimer avec les seules lettres de l’alphabet tous les accidents et toutes les variétés de la prononciation. ]