‹ Notions élémentaires de grammaire comparée pour servir a l'étude des trois langues classiquesChapitre 20 sur 100 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

ANALYSE DES MOTS. DD RADICAL ET DE LA RACINE. DES SYLLABES ET. DES LETTRES QUI SAJOUTENT A LA RACINE , SOUS LES NOMS DIVBRS DE SUFFIXES, PRÉFIXES, FOR- MATIVES, TERMINAISONS, DÉSINENCBS, ETC., POUR EN DÉTERMINER LA SIGNIFICATION. DES MODIFICATIONS DE LA RACINE ELLE-MÊME.

Quand on considère le mot grec imyeypctpfitwi;, le mot latin inscriptus, et le mot français inscrit , on y distingue facilement : 1° une idée principale exprimée par une certaine partie du mot; 2° des idées accessoires exprimées par les autres parties. rp«[*(ou Yp«®), — scrip (ou scrib), — scri , exprimant l’idée gé-

nérale d’écriture, sont ce qu’on appelle le radical ou la racine; — ntt, ye, uevoç, in, tus, t, expriment les idées accessoires du lieu et du temps où l’action se fait, et de la manière dont elle se fait. On peut les appeler en général a f fixes (de a f figer e), puisqu’ils s’ajoutent à la racine ; mais on les appelle particulièrement :

Préfixes , quand ils la précèdent : ous-yev^, im-probus , [Ss] àotxa, [ce] cidi (a).

Suffixes, quand ils la suivent : <xpo[xp] ov, ara \tr\ um.

Formatives ou caractéristiques , quand ils donnent à un mot la forme qui caractérise le temps, le mode, la voix, etc., à laquelle il appartient, comme le a au futur actif des verbes grecs, et le 0 à l’aoriste passif.

Terminaisons ou désinences quand ils sont à la fin du mot et qu’ils caractérisent le cas, le nombre, la personne, etc. : Xo'yo-ç , dominu-s ; y?<x?-w, scrik-o.

Enfin, tous ces changements se nomment flexions ou inflexions grammaticales, parce qu’ils fléchissent en quelque sorte la racine pour la faire passer d’un sens vague à un sens précis et déterminé.

Entre la racine et le radical on établit encore une différence. Quand celte partie invariable, ou presque invariable du mot, se montre simple et brève, quand elle ressemble à l’élément primitif dont on peut croire que le mot s’est formé, il convient alors de l’appeler racine. Ainsi î.u, en grec, est un élément commun à tous les mots qui expriment l’idée de délier : c’est une racine. A v<r est le radical t # de Xüew, dans lequel le <t est la formative ou la caractéristique du futur ; 2° du subst. Xû<nç, le cr étant alors la formative (*)

(*) A la rigueur, le mot préfixe n& doit se dire que des parties inséparables du mot qu’elles modiGcnt. 11 s’applique moins justement aux prépositions, aux adverbes ou aux noms qui entrent dans la composition d’un autre mot, -comme dans èxi-rpoitoî, eô-Xoyoç , Xeovtq-çôvoî, male qui pourraient exister A part dans la phrase.

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