CE LA PREPOSITION, ET DE SES RAPPORTS AVEC LA DÉCLINAISON DES NOMS
On a déjà vu comment les cas ou flexions casuelles servent à marquer le rapport qui unit deux mots entre eux : oUo; ’OSufffféwç, — la maison d'Ulysse ; mcenia Trojæ y — les murs de Troie ; eo liornam , — je vais à Rome ; et, en même temps, on a remarqué comment le français, qui manque de ces désinences, y supplée par des particules que l’on appelle Prépositions (icpoôicst;, præpositiones ), à cause de la place qu’elles occupent ordinairement, soit dans les locutions comme et; TTjV itoXiv, in urbcm , à la vttte; soit dans les mots composés comme àiwiiôévat, deponere, déposer.
Si les prépositions et les désinences ou flexions casuelles servent au même usage , il semble étonnant, au premier abord , que le grec et le latin aient à la fois des cas et des prépositions; l’un ou l’autre des Jeux procédés suffisait, à la rigueur, pour exprimer les rapports de propriété, de dépendance, de direction , etc., qui peuvent exister entre les mots. Mais ces rapports sont très-nombreux, et le nombre des cas, même dans les langues qui ont la plus’ riche déclinaison, est assez restreint. Le sanscrit a huit cas, le latin en a six, le grec n’en a que cinq 4 *; aussi, même dans ces langues, les prépositions viennent utilement en aide au petit nombre des cas, pour exprimer les idées très-diverses auxquelles les cas ne pourraient suffire. En grec, l’accusatif olxov se construit avec les prépositions -rcepf, 7rpd;, stç, uapâ, pour signifier autour, vers , dans, le long ou auprès de la