CHAP. XVI. —COMPARAISON DES SYNTAXES
tour si heureux et si touchant de l’épitaphe suivante, trouvée sur un tombeau dans le midi delà Gaule, et qui parait dater du r r ou du u* siècle de Père chrétienne r
Dis Manibas. Ciipiliœ Florentins e, conjuyi piœ et eastœ , Januarius Primitivus mari tus qualcm paapertas potnit memoriam dedi M .
On ne s’étonnera pas après cela que l’usage se soit si longtemps perpétué chez nous de rédiger en latin les légendes des médailles commémoratives et les inscriptions des monuments publics. Cet usage avait son excuse dans PinsufTisauce de notre langue pour le genre de style qu’on appelle style lmpidaire n .
D'un autre cété, notre langue convient très-bien à loua les sujets pour lesquels on n’a besoin ni de eompter les mot* en vue de l’harmonie ni de les arranger avec un soin particulier. Les sciences exactes, la philosophie n’ont pas d’expression plus naturelle ni plus claire que notre langue; la marche de nos phrases se prèle merveilleusement à la démonstration scientifique; cl cela est si vrai, que le grec même et le latin, dans on manuel de mathématiques ou d’astronomie, se rapprochent naturellement des tours de la grammaire française. A l’appui de celte observation, ou peut lire quelques pages d’EucIitle ou d’Archimède et des écrits scientifiques de Boêce.]