DBS LETTRES ET DE L’ALPHABET, DES SYLLABES DES MOTS ET DE LA PHRASE
On entend par phrase (?p«<ru, de ?paÇu>-aw> un ensemble de mots concourant à exprimer un ensemble d’idées. Les mots se composent de syllabes, les syllabes de lettres; la réunion des lettres en usage pour l’écriture d’une langue s’appelle alphabet. Les lettres s’appelaient chez les Grecs crroi^a, et, chez les Latins, elementa , quand on voulait exprimer le son élémentaire; pour marquer le signe de ce son dans l’écriture, on employait, en grec, le mot yp et, en latin, le mot tittera, d’où est venu notre mot français lettre. En grec ancien, l’alphabet est désigné par le mot yp*n|A*TixV) ; : en latin, par litteratura. ’AXçdgtjToç est un mot de date plus moderne.
Toutes ces notions sont assez familières à nos léc- ' teurs pour qu’il nous suffise de les rappeler ici. Mais l’analyse et la comparaison des trois alphabets, grec, latin et français, méritent une attention particulière.
L’alphabet grec est d’origine phénicienne, c’est-àdire qu’il a été transmis aux Grecs par un peuple dont la langue n’avait presque aucun rapport avec l’idiome hellénique. Cependant les seize ou dix-huit lettres primitives , celles dont on retrouve encore aujourd’hui les noms et les formes dans l’alphabet phénicien ou samaritain , et que les Grecs eux-mêmes ont appelées phéniciennes, yoivixixâ ou fpotvixeî* ypâjqjuxTa , ou cadméennes du nom de Cadnaus qui passait pour les leur avoir apportées, suffisaient, à la rigueur, pour exprimer les principaux sons de