‹ Notions élémentaires de grammaire comparée pour servir a l'étude des trois langues classiquesChapitre 92 sur 100 · On sera frappé des ressemblances principales du sanseiriA · texte numérisé non relu

On sera frappé des ressemblances principales du sanseiriA

NOTES

avec le latin et le grec, en lisant le Résumé élémentaire de la théorie des formes grammaticales en sanscrit, par M. F. Baudry (Paris, 1853). Les rapports du sanscrit avec le français sont nom - • breux aussi, mais tous indirects, comme on le voit par l’ouvrage de M. L. Delâlre : La langue française dans ses rapports avec le sanscrit et les autres langues indo-européennes (les trois premières livraisons, Paris, 1853), ouvrage utile h consulter, sous la réserve des observations critiques publiées, à ce sujet, par M. Renan, dans le Journal général de l’Instruction publique du 2 novembre 1853; et le livre de M. Eichhoff: Parallèle des langues de l’Europe et de l’Inde, ou Étude des principales langues romanes, germaniques, slaves et celtiques, comparées ' entre elles et à la langue sanscrite (Paris, 1836). — Sur les langues néo-Ialines , voir la Grammaire comparée des langues de l’Europe latine, par M. Raynouard (Paris, 1821); les Recherches sur V origine et la formation de la langue romane, par le même, en tète du Recueil des poésies des troubadours (Paris, 1816); Fauriel, Histoire de la poésie provençale, tome 1" (Paris, 1846); deux Grammaires romanes inédites, publiées, en 1840, par M. Guessard, dans la Bibliothèque de l’École des Chartes; Diez, Grammaire des langues romanes (Bonn, 1856-1860, 3 vol., 2* éd., en allem.); le même, Lexicon etymologicum linguarum romanarum, italicæ, hispaniese, gallicæ (Bonn, 1860-1862, 2* éd.). On peut consulter aussi les Mémoires de Duclos sur l’Origine de la langue française, dans le Recueil de l’Académie des Inscriptions, tomes XV et XVJ1 ; ceux de Bonamy, sur V Introduction de la langue latine dans les Gaules, Ibid., t. XXIV et XXVI, et parmi les ouvrages plus récents : les Observations sur la littérature provençale, dans les Essais historiques et littéraires, de G. de Sclilégel, p. 225 et suiv.; divers Mémoires publiés dans la Bibliothèque de VÉcole des Chartes; YEssai philosophique sur la formation de la langue française, par M. Éd. Du Méril (Paris, 1852). L’ouvrage le plus complet et le plus méthodique sur l’origine et la formation de notre langue est aujourd’hui celui de M. A. de Chevallet, dont le premier volume vient de paraître (Paris, 1853). Voir sur les transformations ultérieures de la langue : l’ Archéologie française de Ch. Pougens (Paris, 1821); les Remarques sur la langue française, de M. Fr. Wey (Paris, 1845); le Trésor des origines et Dictionnaire grammatical raisonné de la langue française, spécimen en 1 vol. in-4*, par Ch. Pougens (1819); l’édition donnée parM. P. Ackermann, de la Deffence et illustration de la langue française , par J. Bu Bellay (Paris, 1839); l'Essai sur La Mothe Le Vayer (Rennes, 1849), par M. L. Étienne; l’Essai sur Amgot et les traducteurs français au xvr siècle, par M. A. de Bliguières (Paris, 1851 ). Cf., plus bas, notes 34 et 107. — Page 7.

6. Sur les variétés et sur l’histoire de l’alphabet grec, l'ouvrage

Î iui peut le mieux représenter l’étal actuel de la science est le ivre de Franz: Elementa epigraphices Grxcæ (Berlin, 1840), introd., c. ni. Mais des découvertes récentes, notamment celles de M. Le Bas dans son voyage en Grèce, permettent déjà' de modifier sur quelques points les résultats consignés par M. Franz dans ce travail , d’ailleurs fort estimable. — Sur l’alphabet latin le recueil de faits le plus instructif se trouve dans la Grammaire latine de Schneider (Berlin, 1819-1821). — Parmi les anciens, on fera bien de lire sur ce sujet, en général : Hérodote, Histoires, V, 58; Tacite, Annales, XI, 14 ; Pline, Histoire naturelle, VII, 56 , et surtout le premier livre des Institutiones grammaticæ de Priscien, qui est un véritable commentaire de l’alphabet latin et de ses rapports avec l’alphabet grec. — Page 11.

7. Au reste, les Latins eux-mêmes ont déjà remarqué que le C, le K et le Q, représentaient à peu près le même son dans leur langue. « K et Q superanle numéro lillerarum inseri docto- « rum plerique conlendunt, scilicet quod C lillera harum offi- « cium possit implere.... non nihil tamen inlerest ulra earum « prior sit, C seu Q sive K, quarum utramque exprimi faucibus, « alleram distento , alleram produclo riclu manifestum est. » (Marii Victorini Ârs Grammatica , I, vi, p. 41 des Scriptores latini rei metricx, éd. Gaisford, 1837). — Page 12

8. Voirie recueil intitulé : Latini sermonis vetustioris Reliquûe selectx (Paris, 1844), et, en particulier, la préface de ce recueil. — Page 12.

9. Denys d’Halicamasse, de l’Arrangement des mots, chap. xiv, range les voyelles longues dans l’ordre suivant, d’après la différente ouverture des lèvres nécessaire pour les prononcer : a, t;, to, u, i ; ce qui prouve clairement que ri, v et t ne pouvaient avoir alors un seul et même son, celui de l’t, qu’ils ont dans la prononciation moderne. Tout ce chapitre mérite d’être lu avec attention pour la connaissance de l’alphabet grec. — Page 14.

10. On a beaucoup écrit sur ce sujet. Le plus volumineux recueil de documents sur la prononciation grecque est celui de Constantin OEconomos (Saint-Pétersbourg, 1830, en grec moderne); mais les seuls ouvrages où soit appliquée la méthode que je recommande, sont: celui de Lislcovius (Leipzig, 1825, eu allemand), et celui de Henrichsen (traduit du danois en allemand, par Friedrichsen (Parchim et Ludwigslust, 1839). Consulter aussi une dissertation intéressante de M. E. Renan ; Éclaircissements tirés des langues sémitiques sur quelques points de la prononciation grecque (Paris, 1849). — Page 15.

11. Voir sur l’accent grec les traités élémentaires de M. Bélolaud

NOTES

et de M. Longueville, le trailé complet de M. Longueville (Paris, 1849). Dans le manuel que j’ai publié avec M. Galusky, oq essaye de montrer que l’accent circonflexe marque plutôt la contraction de deux syllabes, dont l’une était accentuée, qu’il ne marque un accent double et prononcé en deux parties distinctes sur une seule et même syllabe ( Méthode pour étudier l’accentuation grecque, 1844, p. 4-5). — Ce sujet est trailé d’une manière générale dans la thèse ingénieuse et savante de M. Benloew : De l’Accentuation dans les langues indo-européennes tant anciennes que modernes (Paris, 1847). Voy. aussi le Mémoire sur Apollonius Dyscole, chap. vm, § 1. — Page 16.

12. Orelli, Tnscriptionum Latinarum Collectio, n* 4C8G, cap. xxi, § 1; Egger, Latini sermonis vetustioris Reliquiæ, p. 322. Voyei toutefois le livre cité plus bas de MM. Weil et Benloew. — Page 16.

13. Quintilien, De Instit. oratoris, 1, c. v, § 22; Priscien, De Accentibus; on trouve aussi sur le même sujet des observations éparses dans le grand traité de grammaire du même auteur et dans son analyse grammaticale de quelques vers de VÉnéide : De duodecim versibus principalibus Æneidos. Les autres grammairiens offrent ça et là des remarques utiles pour la connaissance de l’accentuation latine. — Il n’est plus guère d’usage en France de donner dans les grammaires latines des règles d’accentuation. Aussi M. Quicherat nous a-t-il rendu un vérilable service en insérant un long chapitre sur l’accent dans son excellent Traité de Versification latine, IP partie, chap. xl (11* édit., Paris, 1847). M. Dutrey, dans sa Grammaire latine, a résumé trèsbrièvement les principales règles de l’accent latin (p. 607, édiL 1840), et il a soigneusement distingué l’usage des signes de l’accent dans l’orthographe française et dans l’orthographe latine. M. St. Morelot a publié récemment ( Revue de l’enseignement chrétien , mars 1852) un excellent mémoire sur l’accent latin. Voir surtout la Théorie générale de l’accent latin par MM. Weil et Benloew (Paris, 1855). — Page 16.

14. Thommerel ’■ Recherches sur la fusion du franco-normand et de l’anglo-saxon (Paris, 1841); Phil. Chasles, De Teutonicit Latinisque linguis (Paris, 1841), thèse réimprimée avec d'autres morceaux du même auteur dans un volume d 'Études sur l’Antiquité (Paris, 1847). — Page 18.

15. Outre les traités classique? sur ce sujet, parmi lesquels il faut signaler celui de M. Quicherat, je mentionnerai ici plusieurs ouvrages où les questions de prosodie sont exposées en détail s Essai philosophique sur le principe et les formes de la versification, par Éd. Du Méril (Paris, 1841); Théorie de la quantité pro sodiaue, par Bergmann (Strasbourg, 1839); les Dissertations de

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M. Vincent et de M. Rossignol, sur le Rhylhme et le Mètre, à propos du vers dochmiaque (Paris, 1846-1847); une longue noie Sur le Rhythme et l’Accent dans la Notice sur divers manuscrits grecs relatifs à la musique, publiée par M. Vincent ( Notices et £xtraits des manuscrits de la BibL du roi, tome XVI). — Page 18.

18. Senatusconsultum de Baccanalibus, dans les Reliquiæ sermom'j Latini, p. 126. Cf. Burnouf, Méthode latine, § 21, 119 et passim. — Page 20.

17. D’après une théorie, plus rigoureuse peut-être, mais qui n’est pas encore généralement adoptée, la quantité de ces syllabes pénultièmes ne résulterait pas d’une contraction. La terminaison de l’infinitif est plutôt re que ere (autrefois se, d'où esse) ; de même que la terminaison du futur est bo,non ibo, celle de l’imparfait bam, nontbam, de même on a en grec : au futur, <m> et non *oto; à l’aoriste, oa et non e<xa. Cela posé, la voyelle qui termine certains radicaux verbaux et qui précède ces terminaisons s’allonge d’elle-même en vertu d’une loi tout organique dans : montre pour mone -re, amure pour amâ-re, monêbo pour moné-bo , audièbam pour audië-bam-, çiWjoùj, içO.rjcra pour fùt-oto, èçt- Àeoa, etc. — Page 20.

18. Le grec et le latin sont déjà très-inférieurs, sous ce rapport, à quelques langues anciennes, au sanscrit, par exemple; voir sur ce sujet les premiers chapitres de la Grammaire comparative de Bopp. — Page 24.

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