‹ Notions élémentaires de grammaire comparée pour servir a l'étude des trois langues classiquesChapitre 93 sur 100 · Suétone, Vie d’Auguste, c. Lxxxvm : « Orthographiam · texte numérisé non relu

Suétone, Vie d’Auguste, c. Lxxxvm : « Orthographiam

« id est formulant rationemque scribendi a grammaticis insti- « tutam non adeo cuslodiit; ac videtur eoruiu potius sequi opi- ■ nionem, qui perinde scribendum ac loquimur existimeut. » —

Page 26.

20. On peut voir au Musée du Louvre plusieurs de ces précieux fragments. On en trouvera le texte, avec plusieurs monuments du même genre et de la même date, dans les Elementa epigraphices Grxcæ de Franz, et dans le Corpus inscriplionum Græcarum de Boeckh, tome I". Un traducteur français de Thucydide, Lévesque, a eu l’idée de mettre sous les yeux de ses lecteurs ce contraste des deux orthographes , en ramenant quelques lignes de l’historien grec à leur orthographe primitive.

Avec la connaissance plus exacte que nous avons aujourd'hui des inscriptions alliques, l’essai de Lévesque pourrait être corrigé en plusieurs points. — Page 26.

21 . Le texte de ce sénatus-consulte a été joint à plusieurs éditions de Tite Live. Ces changements de l’orthographe latine ont souvent forcé les Romains à faire transcrire de vieilles inscrip-

NOTES

toi

Fions devenues illisibles, autant par la. vétusté du langage-que par celle du monument où le texte était gravé.Voir, sur ce sujet, les observations de M. Victor Le Clerc , des Journaux chex les Romains (Paris, 1838, p. 77-87). Les Grecs ont fait souvent aussi des transcriptions de leurs vieilles tables des lois , soit pour lei préserver de la destruction , soit pour en rendre la lecture plus facile. Voir surtout le plaidoyer de Lysias Contre Nicomaque. — Page 27.

22. B. Jullien, Sur la prononciation ancienne de la bivocale oi (Y Investigateur, journal de l’Institut historique, février 1848), conclut ainsi : « Le digramme ai avait été employé de temps immémorial avec le son de l’e ouvert, et souvent dans des mots entièrement identiques à ceux ou se trouvait Pot. Voltaire n’a fait qu’en régulariser l’emploi; il vivait dans un temps où l’ancien ' ouè disparaissait de la bonne compagnie et de la capitale, et donnait en mourant deux sons complètement différents l’un de. l’autre. Alors il appuya de son immense influence l’ancienne proposition de l’abbé Girard , de conserver le digramme oi pour le son dérivé le plus semblable à l’ancien son, et d’appliquer au deuxième dérivé la réunion de lettres (ai) déjà usitée, la plus incontestablement analogue au digramme générateur.»— Page 27.

23. Voyez sur ces tentatives de réforme, la Bibliothèque française de l’abbé Goujet, 1. 1 et il , et le Cours supérieur de grammaire, de M. B. Jullien, 1” partie, p. 45 et suiv. — Page 27.

24. Voyez Philodemi Rhetorica, ouvrage publié d’après les papyrus d’Herculanum, par M. E. Gros (Paris, 1840). — Page 28.

25. Voir, pour tout ce qui concerne ce sujet, l’excellent Traité de la Formation et de la Composition des mots dans la langue grecque, par M. Ad. Regnier, dans l’édition des Racines grecques de Port-Royal, donnée par ce savant en 1840; et la dissertation de G. Curlins, de Nominum græcorum formatione, lingua rum cognatarum ratione habita. (Berlin, 1842.) M. Dünlzer a publié à Cologne, en 1836, un livre sur la Formation et la Composition des mots latins, écrit avec peu de critique, et que parait avoir suivi avec trop de confiance M. Chansselle dans son Traité de la Formation des mots dans la langue latine (Paris, 1843). — Page 31.

26. Sur ces altérations que subissent les mots latins pour devenir des mots français, on lira avec beaucoup de fruit le livre de l’abbé Bondil : Introduction à la langue latine, au moyen de l’étude de ses racines et de ses rapports avec le français (Paris et Lyon, 1838); et l’on en rapprochera utilement les Racines latines avec leurs dérivés et leurs composés, par M. De Blignières (Paris, 1840). CL plus bas, chap. xxi, § 3. — Page 33.

27t Voy. Apollonius Dyscole, Syntaxe, III, 32; IV, 3 et 8; Priscien, Institut, gramm., VI, 3, p. 227, et VIII, 7, p. 385, éd. Krehl. — Page 38.

28. Pour plus de détails sur les mots juxtaposés , voyez B. Jullien, Cour* supérieur de grammaire , I, p. 65 et 205. — Page 39.

29. Bekker, Anecdota Grxca, p. 812, scholie sur le chap. xiu de la Grammaire de Denys le Tlirace. — Page 43.

30. Voir surtout le livre deM. Lerscli, auquel j’ai renvoyé plus haul(n. 2). Parmi les anciens, Denys d'Ilalicarnasse, «tpi Iw6é<m>c ôvofi.<rrei>v, chap. xjv; les ouvrages d’Apollonius Dyscole; la Gram- , maire de Denys le Thracc, avec les commentaires sur ce manuel, au tome II des Anecdota Grxca, de Bekkcr; Priscien, Institutionum grammaticarum libri XVIII, surtout l’édition de Krehl (Leipzig, 1819-1820, 2 vol. in-8°). — Page 45.

“ 31. Voir sur cette diversité du génie des peuples et sur la diversité profonde des procédés grammaticaux, l’essai d’Abel Rémusal sur la langue et la littérature chinoise (Paris, 1811); la Letlre (en français) de G. de Humboldl à M. Abel Rémusat sur la langue chinoise (Paris, 1827); le mémoire du même auteur sur l’origine des formes grammaticales, lu à l’Académie de Berlin en 1822, et inséré dans les Ifdmoim de celle Académie; les opuscules suivants de notre savant sinologue , M. St. Jullien • Vindiciæ philologicx in linguam sinicam (Paris, 1830), où l’auteur signale une particularité jusqu’alors inaperçue dans la langue chinoise, à savoir l’emploi, relativement assez rare, de quelques signes comme mots auxiliaires et presque comme affixes; Exercices pratiques d’analyse, de syntaxe et de lexigraphie chinoise (Paris, 1842). On trouvera surtout un exemple instructif et frappant de la manière dont se doivent analyser les textes chinois, dans une publication du même savant, en apparence fort étrangère à la philologie : Résumé des principaux traités chinois sur la culture des mûriers et sur l’éducation des vers à soie ( Paris, 1837), p. 128. — Page 49.

32. Dans un mémoire plein de vues ingénieuses, publié d’abord dans les Annales de l'Institut archéologique (en 1846), puis, avec de nouveaux développements, parmi les Mémoires de l’Académie des inscriptions (tome XIX de la nouvelle série), M. Letronne a montré quel intérêt offrait, pour la philologie et pour l’histoire, l’étude des noms propres grecs, jusqu’ici fort négligée. Voyez aussi Sturz, Opuscula nonnulla ( 1825). Remarquez que, parmi les exemples cités dans le texte, Asoyevui; et AiopjSi;;, s’ils étaient de simples adjectifs, auraient l’accent aigu sur la dernière syllabe. C’est une règle, en grec, qu’un nom commun, en devenant un nom propre , doit modifier son accent, et cette règle souffre

NOTES

peu d’exceptions. Le Dictionnaire grec-allemand de Pape, est accompagné d’un lexique des noms propres grecs, qui s’est fort enrichi dans deux réimpressions successives ( 1 842, 1850). M. Polt vient de publier un ouvrage considérable sur les Noms de personnes et, en particulier, sur les noms de famille, considérés surtout, il est.vrai, dans les langues de la famille germanique (Leipzig, 1853). — Page 52.

33. Théodose, dans Bekker, Anecdota grœca , p. 1184 : Ot Atol.EÏc oùx lyouai Suîxà, S0ev où5è ot 'Ptopaïoi , inoixot ôvttî twv Aio)iwv. C’est, en effet, une idée assez généralement admise chez les anciens , que celle de l’origine éolienne du peuple romain. Quintilien, I, v : « Conlinet etymologia multam eruditionem, sive « ilia ex Græcis orta traclemus, quæsunt plurima, præcipue quæ * Æolica ratione, cui est sermo noster simillimus, declinata.» — Page 53.

34. On ne peut contester l’usagedes finales en on ; mais on a contesté à ces désinences la valeur des désinences casuelles. Voy. Ampère, Histoire de la formation de la langue française (1841), p. 64, et Génin, Des Variations du langage français depuis le xn* siècle (1845), p. 258 et suiv. Cf. A. Fuchs, Les Langues romanes dans leur rapport arec le latin (Halle, 1849), p. 327; G. F. Burguy, Grammaire de la langue d’oïl ou Grammaire des dialectes français aux xn* et xm* siècles, (Berlin, 1853), t. I, p. 64-97. Quant à l’emploi de la lettre s comme caractéristique du sujet au singulier et du régime au pluriel, c’est un fait qui semble aujourd’hui très-bien démontré. — Page 54.

35. Voy. R. Kiihner, Grammaire développée de la langue grecque (Hanovre, 1834) S 262. Cet ouvrage présente méthodiquement les principaux rapprochements du même genre avec le sanscrit et les langues de cette famille. (M. Theil a reproduit en partie l’abrégé de celle grammaire, dans sa Grammaire grecque, publiée en 1846.) Voyez aussi Bopp, Grammaire comparative , § 216, 217. Le livre de Slruve intitulé : La Déclinaison et la Conjugaison latines (Kœnigsberg, 1823), est aussi fort utile à consulter, pour l’abondance des matériaux recueillis par l’auteur sur ce eujel. Dans un article publié par la Revue archéologique, en 1847 (P- 197), reproduit par le Journal de l’Instruction publique du 12 janvier 1848, et dans un article inséré au même Journal général, le 13 avril 1853, j’ai eu occasion de réunir de nombreux exemples qui prouvent l’identité primitive du nominatif pluriel dans la deuxième et dans la troisième déclinaison latine. Ce nominatif était primitivement en eis ou is pour les mots dont le nominatif est en us et le génitif en t, comme pour ceux de la troisième déclinaison.— Page 54.

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