‹ Notions élémentaires de grammaire historique de la langue françaiseChapitre 28 sur 81 · Bailly, ouvrage cité, p. 189. . ,„ », x «r ^- o · texte numérisé non relu

Bailly, ouvrage cité, p. 189. . ,„ », x «r ^- o

3. Ce mot se retrouve dan» Moustieri (Bassea-Alpea). Moutters j[Savoie). Noirmoutieri (ile de). Nous rencontrons dans l'exemple suivant l© dérivé populaire et le dérivé savant de monasterium :

Une i'aiuie à voir dans la vallée

J)éM>lée, Se lever coaime nn mausolée Les unatre ailes d'un noir numtier!

Que J'aime à voir près de l'austère

Monastère, Au seuil du baron fendataire, La croix l>lanche et le bénitier.

d) La contraction resserre et fan I en une seule deux voyelles contiguës * .

On dit qu'il y a contraction par synérèse lorsque la consonne séparant deux voyelles est tombée et que les deux voyelles se sont réunies en une diphtongue; ce phénomène se produit, par exemple, lors de la chute de la consonne médiane :

mais

vient de

ma{g)is\'

août

au{g)mtum;

frêle

fra{g)ilem;

ouir

au[d)ire;

traire

tra(h)ere ; eic,

11 y a contraction par synizèse lorsqu'on ne prononce pas certaines lellres étymologiques qui se sont conservées dans récriture : paon (pan), de pa{v)onem; taon {ton)^ de ta{b)anum; ^iQ,

3** Chute de lettres. — La chute de lettres s'explique par deux causes principales : 1** l'assourdissement des syllabes voisines de la syllabe accentuée; 2° l'incompatibilité de deux sons voisins.

La chute de lettres a lieu par aphérèse^ par syncope^ par apocope,

a) On appelle aphérèse la chute des lettres initiales :

ischiadicum, sciatique

(chute de l'O;

illorum^ leur

{ — deiV);

Apuliam^ Fouille

( — dea);

oryza^ riz

( — de o);

glirem, loir

( — àeg);

diumum (djurnum),yoM;'

( — àud)\

homo, on

( — deA);

ptisananij tisane

( — àup).

I. De même, en latin, terrai est devenu ierrae^ en grec oxko-i est devenu oikoi.

1. Cette étymologie de mais nous explique la locution n'en pouvoir mais, et le patois : qu y a-tit mais? il y en a mais [magis =■ plus).

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