Ch. x,p. il
3. Attbertin^ Histoire de la langue et de la littérature françaises, 1. 1"*, p. 159. — Littré, BtstMi'e de la langue française ^ iî, W-100.
4. De même l'italien est appelé la langue de si. Cf. Dante, Enfer, ch. xxxiii.
DE OWâMMAIRE HISTORlOirE. 47.
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latin plus loin encore, nous n'avons qu'à considérer les mots français d'origine. la,ti^a,tyaç^portés en Angleterre par la conquête normande. Si, pour la plupart, Torthogpaphé nous permet de les reconnaître, la prpbopcîjttion les défigure complètement.
L^ ligne ^e dénmreatito entre la langue d'ôé et la /aM^uaii(>a7>/'pettt^tre traeée par une ligne pat tant' de la RocheUc e^ allant à -Grenoble*. Mais il est elai^i'-^Uè^, sut les ûîoBlièaresv te» oaraclèrès particriBersi èbaf^ue^idiônie s'alténnaient, se -confondaient * et forhiaient-tine èorté de langue mixte; il . y- avrtit, i5otmné potn* les couleurs dâ speetre sokire, des^dégradations tnsénMblës'parlesqaelldâ on pafesaii d'un idiome à i'aiitre.^
€ës deux langues se divisent eïlei^-mèmes en rfra/ec^e^. On appelle dialectes les variétés qu'admet une même langue suivant lesiJîfférentes contrées où on la parle. Ce ne sont^ pas des patois ; car les patois life sont que dès
l,»*tiltfé, ^tivif^ije-fUé. ;, '.vv '• . - . ■ 'x ••,• ' ■' / • .. * ■
%. «L ancien domaine de la langiie française commence, 9^\ Qord, çuf I9 littdrfci* de l'OfiéaD, dntVe Galâfs 'et Orà'véliiied/ La limite passe à SàinVO'iii^r, un peu aa-dessous de Courlrai et de Bcui^ellea ; au» nord do I*iè^ ;, ua ^ea al'est de Spa ; puis entre Verviers et Âix-ta-Chapelle ; elle descend de là jusqu'à Longwy et Thionville, à quatre lieues à l'est plaslqiQ q«6 Melr ; ou péu'ptuè loin à l'est que Chàteau-Salins, Blamont, Scuones» $aint-Dié, Gérar4iaer et Belfort^ à Iroit Uêuet'envitod àl^st' de M>n1b^îard; et de là Jusqu'à Fribourg
Sar Soleure et Neufobàtel. Ia ligne froiUiàj*e embrasse |.eiLQffi9tr<k«V«MiatxiD«[> e Vttud el de Neufehàtel, avec une partie du Valais et des Grisons ; elle finit par aboutir, par Sion, au mont Rosa et à Grenoble. — 5a faisant partir uq» ■ seconde Hgne depuis l'embouchure de la Charente lk^aQ<»llefQrt, et en i« taisant/ passer à Angoulême, un peu au-dessus de Limoges, paia.pur QenBiOQW Mootorison, Vienne, Grenoble, et enfin à Saint- Jean- de-Maurienue ji|9qu!aiy muOliit . Genis, on aurait les hocnes complètes de la langue 4fQ'i|. «n- llvOottti^ «epeA- > dant d'ajoutei* que l'on parle breton derrière une ligne qui part 4e Saiat- Brieuo, passe à Loudéac, suit le cours de W rivière de rûust jusqu'il sob con> • fluent à la Vilaine, et aboutit à Tembouchure de la Vilaine. » (Léon Gautier.)
restes de la vieille langue dcfigurée par le temps et la négligence.
II y avait quatre dialectes dans la langue d*oc : le provençal, le languedocien, le gascon^ le limousin. Le provençal se perfectionna rapidement, et, au treizième siècle, la culture littéraire était déjà très avancée dans le midi. Mais cédant à la pression de la langue d*oïl importée par les circonstances politiques, par la réunion du Languedoc à la France en i272, sous PbilippellI, il disparut peu à peu et fut réduit à Tétat de patois.
La langue d'oïl était aussi divisée en un grand nombre de dialectes ; il y en avait presque autant que de provinces. <( Son domaine s'étendait depuis les extrémités du bas de la Loire jusqu'aux rivages de la mer du Nord, comprenant le Maine, l'Anjou, la Normandie, tout le bassin de la Seine, de la Marne avec une partie de la Lorraine, de la Bourgogne * . »
Les dialectes de la langue d'oïl peuvent se ramener à quatre principaux : le normand^ le picard^ le français^ le bourguignon^, a Chacun de ces dialectes, tout en étant de la langue d'oïl, garde sa spéciûcilé. Dans la distribution géographique de ces dialectes, rien n'est fortuit; un système spontané, naturel, les détermine; et, quand il est aperçu, on aperçoit en même temps que rien n'y peut être déplacé et que les dialectes tiennent, comme les idiomes dont ils sont les parties, juste la place marquée par la loi de dégradation géographique du latin ^ »
C'est le dialecte de l'Ile-de-France, le français^ qui prévalut; l'usurpation de Hugues Capet en décida en fixant le
i. AubertiD, ouvrage cité, p. 162.
l. Voici quelques formes comparées du normand, da picard et du bourguignon :