‹ Notions élémentaires de perspective linéaire, et théorie des ombres;Chapitre 2 sur 12 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

succès dans les arts d*iniitation ; cependant, il faut l’avouer, elle y contribue puissamment, et, sansparler du tems qu’elle leur épargne , quelle tranquillité , quelle fermeté, quelle certitude dans le travail n’assure-t-elle pas aux artistes qui l’ont acquise !

Combien de tâtonnemens , quel embarras n’éviteraient point ceux qui en itèrent les principes !

Quelque courts que soient ces élémens , ils contiennent cependant toute la théorie et toute la pratique de cette science ; et bien que nous n’ayons pu présenter autant d’applications que nous l’aurions désiré , nous sommes certain de n’avoir omis aucune méthode générale ; c’est au lecteur à se proposer d’autres problèmes qiiè ceux que nous avons pu lui offrir : s’il a bien.

INTRODOCTION.

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compris ce petit volume, il est en état de conclure , de ce qu'il y aura appris , la manière dont il' devra s’y prendre pour mettre en perspective tous les objets qu’il voudra représenter. / -

NOTIONS

LINEAIRE.

Perspective , daus racception la plus étendue, est l’art de représenter, sur une surface quelconque , les limites des objets tels qu’ils nous paraissent d’un point donné.

Personne n’ignore que la lumière se propage en ligne droite et que les objets ne deviennent visibles que par les .rajons qu’ils envoient à l’œil. C’est l’ensemble de ces rayons qui détermine les .images des corps ; si donc l’on suppose , entre l’objet qu’il s’agit de représenter et le spectateur placé d’une manière fixe et invariable, une glace ( A ) , il résultera de la section des rayons menés de l’objet à l’œil, une image propfe à faire naître la sensation du contour du corps et de la situation respective de ses differentes parties.

NOTIONS

Il suit Je lu que la détermination de cette image dépend uniquement de la recherche des intersections des lignes menées de l’œil aux divers points de l’objet avec le plan sur lequel il doit être représenté.

Avant de passer à la solution générale de ce problème, il est nécessaire de définir quelques termes et de faire quelques observations.

On nomme plan géométral, un plan PMNQ, parallèle à l’horizon. On suppose toujours que l’objet que l’on veut représenter est posé sur ce plan , et que le tableau sur lequel on veut faire cette représentation est perpendiculaire à ce même plan.

,Le plan horizontal est celui qui , parallèle au plan géométral , passe par l’œil du spectateur.

La ligne de terre , ou la base du tableau , est la commune section XY du tableau XYZU, et du plan géométral.

La ligne de distance , ou le rayon principal , est une droite O V, conduite de l’œil du spectateur perpendiculairement au tableau.

Le point de 'vue est le point V, auquel le rayon principal rencontre le tableau.

La ligne horizontale est la commune

section H du tableau et du plan horizontal.

Le point de distance est un point D, pris sur la ligne horizontale , à droite ou à‘^auche du point de vue, et aussi éloigne du ]H)int de vue que ce point l’est lui-ménie de l’œil du spectateur.

Le point accidentel d’une droite est le point où le tableau se trouve coupé, par une droite tirée de l’œil parallèlement à la ligne proposée. De cette définition il résulte que toutes les lignes parallèles au tableau n’ont pas de point accidentel , et que toutes celles qui sont parallèles entr’elles ont un même point accidentel. Il résulte aussi que les droites perpendiculaires au tableau ontj pour point accidentel, le point de vue , et que celles qui font , avec le ta bleau , un angle demi-droit , ont pour point accidentel, l’un des deux points de distance.

Ces définitions posées , nous allons chercher-à établir la Perspective sur les principes mathématiques qui assurent la certitude de ses opérations. Les lecteurs à qui le langage géométrique est inconnu , pourront, sans aifficulté , laisser de coté la démonstration du théorème fondamental. ,

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Théorème fondamental.

La hauteur du lieu perspectif d’un point quelconque b a est à la hauteur de l’œil du spectateur 0 P , comme la distance du tableau au point représenté bk est à la somme de cette même distance et de celle de Tœil à ce même tableau P A.

C’est-à— dire que ^fig. B ) on a

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