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COMPO®ISITION DES FORCES QUI SOLLICITENT UN CORPS

Un corps, qui est sollicité par plusieurs forces, ne peut suivre dans sa route qu’une seule direction ; on peut toujours remplacer ces forces, qui agissent sur un corps, par une seule force qui produit le même etlet : on appelle cette force résultante,

Si plusieurs forces agissent suivant la même direction et dans le même sens, la résultante de ces forces sera égale à leurs sommes ; mais si quelques unes de ces forces agissent toujours dans la même direction, mais en sens contraire des autres, la résultante sera égale à la différence des sommes de ces forces.

On peut trouver la résultante de deux ou de plusieurs forces de la manière qui suit :

On prend deux forces quelconques OA et OB (fig : 1) ; on mène à l'extrémité de ces deux forces deux autres ligues AF et FB, parallèles à ces deux forces ; on tire ensuite une ligne OF, que l’on appelle diagonale, du point O à l’angle opposé F, et cette diagonale est la résultante des forces OA et OB. Maintenant si l’on veut déterminer la résultante d’une troisième force, de OC, par exemple, on prend cette force et la résultante que l’on vient de trouver OF, et l’on mène à l’extrémité de ces deux lignes CR et RF, deux autres lignes parallèles à ces deux forces; on tire une diagonale OR, du point O à l’angle opposé R, et cette diagonale est la résultante entre ces deux dernières forces. On continuerait de la même manière pour un plus grand nombre de forces.

De la même manière que l’on obtient la résultante de plusieurs forces, l’on peut aussi décomposer une force en plusieurs autres, en tirant, de l’une des extrémités de cette force, deux lignes, sous un angle quelconque, eten conduisant, à l’extrémité de ces deux lignes, deux autres lignes qui leur soïent parallèles, de manière que la force à décomposer soit la diagonale entre ces lignes. On fera la même chose pour deux autres forces, en prenant toujours la force à décomposer pour diagonale. C’est sur ce principe de la décomposition des forces qu’est appuyée la construction des kaïs en talu et des bastions; plus leur pente est inclinée, plus la force perpendiculaire diminue, moins ils opposent de résistance à la glace ou au boulet, et plus par conséquent ceux-ci glissent facilement.

Divisibilité. Tous les corps sont divisibles, et pour un grand nombre, la division peut être portée jusqu’à un point qui étonne l’imagination. Par exemple, des fils d’argent dorés, dont on se sert pour la broderie, s’obtiennent en passant à la filière un cylindre d’argrnt re-

couvert de plusieurs lames d’or dont le poids est d’un once : on parvient à obtenir un fil aussi délié qu’un cheveu, dont tous les points sont recouverts d’or et de la longueur de cent onze lieues. La couche d’or qui recouvre le fil d'argent est alors 178, 284 fois plus mince qu’une ligne. Ce fil applati au laminoir a une demi-ligne de largeur, et on peut le considérer comme recouvert de deux lames d’or. Comme chacune de ces lames peut être divisée dans le sens de sa lJargeur en deux parties visibles, etque chaque 9-20me. à peu près de ligne en longueur peut être également divisé en huit parties appréciables, on obtiendra par cette opération 14 millions de parties visibles,

Les substances odorantes peuvent ètre divisées en parties bien plus petites encore. Un grain de musc, par exemple, exposé longtemps dans une chambre très-vaste, après avoir, pendant toutce temps, répendu ses émanations, d’une manière incommode, n’a pas diminué sensiblement de volume.

Mais malgré cette prodigieuse divisibilité de la matière il paraît qu’elle n’est pas divisible à l'infini, et que l’on arriverait enfin à des parties extrémement petites que l’on appelle atomes ou molécules, et qu’il serait impossible de diviser.

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