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CENTRE DE GRAVITÉ

S 17. — On appelle moment d'une force par rapport à un plan, le produit de cette force par la distance de son point d'application au plan donné. Ce produit est considéré comme positifs lorsque la force tend à faire tourner dans un certain sens déterminé, la perpendiculaire abaissée du point d'application sur le plan des moments ; on le considère comme négatifs si la perpendiculaire tend à tourner en sens contraire.

Cette convention sert de base au théorème des moments^ que Ton démontre en mécanique, d*aprës lequel la somme algébrique des moments d'un système de forces parallèles, par rapport à un même ploHf est égale au moment de leur résultante par rapport à ce plan.

Lorsque les forces parallèles sont dues à Taction de la pesanteur ^ la résultante n'est autre que le poids du corps ; son point d'application, ou le centre des forces parallèles qui agissent sur chaque molécule^ est appelé centre de gravité.

Les corps que Ton a à considérer sont ordinairemèal homogènes ou supposés tels ; c'est-à-dire que les parties qui les composent, quelque petites qu'on les prenne^ ont des poids proportionnels à leurs volumes. Il en résulte que la position du centre de gravité devient indépendante de la nature de ces corps ; ce qui ramène la détermination de ces centres de gravité à une question de géométrie.

D'après le théorème des moments, tout système d'éléments géométriques {ligney surface ou volume)^ ayant un axe ou un plan de sf/métrie, aura son centre de gravité sur cet axe ou sur ce plan ; s'il a un centre de figure, son centre de gravité sera situé sur ce centre de figure. •

818. — Centre de gravité d'un aro de cercle. — Prenons des axes coordonnés passant par le centre de Tare, et faisons coïncider celui des x avec la perpendiculaire à la corde. Celle-ci étant un axe de symétrie contiendra le centre de gra- 5 vite, et il suffira de connaître l'abscisse OG = X q (Fig. 48).

Désignons par r le rayon, par c la corde et par a la longueur de Tare. Le moment d'un de ses éléments MM' par rapport à Oy, est MM' X CQ ; or, les triangles semblables OCD, MPM' donnent Fig. 48.

MM'Xa:=MPXr,

et à la limite,

xda = rdy. (1)

La somme de tous les moments élémentaires doit être, d'ailleurs, égale au moment aX et l'on aura à la limite

aX

ou, à cause de l'égalité (1),

d'où,

= / xda , = jrdy.

= ^il^.^^^^T

Si l'arc est de n degrés, il viendra

%Tn

on a aussi

d'où,

. n c sin -= -- , 2 2r'

c = 2rsm — ,

et en substituant dans la relation (2),

360 r sin ?

— On trouverait pour une demi^cir conférence,

dlO. — Centre de gra^irité des courbes. — i» — Soit d'abord une courbe plane AB (Fig. 49) ; son centre de gravité sera déterminé dès que Ton connaîtra ses deux coordonnées X et Y, par rapport aux axes situés dans son plan.

Désignons par s la longueur de la courbe ; le moment d'un de ses éléments MM' par rapport à Taxe des y, sera à la limite, cet élément devenant d$y

Fig. 49.

ds

ou

X'+-[X'^dx)

xds;

dx

car on peut négliger — à côté de x,

La somme de tous les moments élémentaires de la courbe, par rapport au même axe, sera / xds ; et Ton devra avoir en vertu du théorème des moments,

«X= I xck, d'où,

/ xds X=îl .

On trouverait de même par rapport à l'axe des y ,

sY=^Jyds, d'où,

fyds

Y=iL .

La courbe étanl donnée par son équation y=f{x)^ on aura (86.3)

ce qui donne

valeurs que l*on introduira dans les équations de X et de Y. 2o — Pour une courbe à double courbure

ar = F(5), y=/W,

rapportée à trois plans rectangulaires, le théorème des moments donnerait successivement pour chacun d'eux, en substituant à un élément de courbe infiniment petit, l'élément correspondant de la tangente.

sX

= I xds, tY=:^iydsj sZ=s j zds;

la longueur de l'élément serait ici (100.3)

Lorsqu'on ne pourra effectuer les intégrations, on aura recours à la formule de Thomas Simpson (186) pour les calculer.

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