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EXTRACTION DE LA PÉCULE

On extrait la fécule de la pomme de terre dite palrat/ue jaune, du shaw d' E cotte, de la tardive d'Islande, de la pomme de terre dite de Sibérie, et de la Ségonzac.

Avant d'être employés, les tubercules doivent ètio d'abord débarrassés de la terre qui imprègne leur surface, par un lavage à la main, ou mieux au moyen d'un cylindre pareil à celui qui sert au lavage des betteraves. Les pommes de terre sont ensuite soumises à l'action d'une râpe qui ne difl'ère de la râpe à betterave qu'en ce que les dents de la scie sont plus courtes pour décliirer plus facilement les cellules qui recèlent

la fécule. La râpe est mue avec une grande vitesse, elle réduit en pulpe 15 hectolitres de tubercules par heure. La pulpe se rend directement sur un tamis, où, par le moyen d*un Glel d'eau continuel, il s*opëre une séparation de la fécule d*avec la pellicule qui enveloppe les tubercules.

La fécule, entraînée par Teau, est reçue dans des cuves où elle se dépose ; on brasse le dépôt, on le lave jusqu'à ce que la dernière eau soit incolore ; on agite alors la fécule avec un peu d'eau, et on la passe, à plusieurs reprises, sur des tamis assez serrés pour retenir le sable et la terre qui ont échappé au lavage.

Après quelque temps de repos, on décante, on enlève la fécule pour la verser dans des paniers légèrement coniques, garnis de toile, où elle achève de s'égoutter. Dans cet état, on la sort des paniers sous forme de pains, et on la porte dans un séchoir à air libre dont l'aire plâtrée absorbe encore une portion de l'eau. Au bout de six à douze heures, on divise les pains en plusieurs morceaux, huit à douze ordinairement; on les répartit sur des étagères formées de linteaux de bois, où ils sont soumis, pendant trois ou quatre jours, à Faction d'un fort courant d'air. Au bout de ce temps, on écrase les pains avec un rouleau de bois, et Ton porte la fécule ainsi divisée dans une étuve chauffée au moyetid'un calorifère qui amène un courant d'air chaud qui achève sa dessiccation. Arrivée à cet état, la fécule est soumise à l'action d'un rouleau de fonte qui la divise et la dispose à subir l'action du blutoir. La fécule, au moment où elle doit être portée à l'étuve, contient encore une notable proportion d'eau ; l'étuve doit donc être chauffée avec précaution. On obtient ainsi la fécule sèche ^ qui ne contient plus que 18 pour 100 d'eau.

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