ALCOOL
cavités qui oiil été prodaites par le dégagement de l'acide carbonique, et qui rendeiU le pain hianc, léger et facile à digérer.
La fermentation alcoolique ne peut se produire que dans certaines conditions : ainsi elle ne se manifeste, comme l'a prouvé Gay-Lussac, que sous l'inlluerico de l'air almosphérique. Une température de 20 à 25» favorise la fermentation, tandis qu'une température de 70 à 80° coagule le ferment, et arrête immédiatement soit action sur lu sucre. On peut donc empocher une liqueur de fermenter, soit en la privant du contact de l'air, soit en la portant à l'ébullition.
On connaît un certain nombre do corps qui par leur présence arrêtent les fermentations ; nous citerons principalement l'alcool concentré, l'essence de térébenthine, la créosote. Ces corps sont appelés antiseptiques,
' L'alcool est le produit de la fermentation des sucres ou des liquides sucrés : on leretire par la distillation du vin, du cidre, de In bière et de toutes les liqueurs qui ont subi la fermentation alcoolique. L'alcool résultant de la distillation des ]ii|uides fermentes, sans addition d'aucune matière desséchante, retient toujours une certaine quantité d'eau qu'on peut lui enlever.
Pour préparer, dans les laboratoires, l'alcool anhydre ou ùhsolu, on introduit tlo l'alcool ilu conunerce dans une cornue 'de verre aux trois quarts remplie de pi'lîts fragments de chaux vive de la grosseur d'une noisette. L'alcool doit recouvrir entièrement la chaux. Après vinjjt-quatre heures de 'contact, on place la cornue dans un bain-marie dont on ' 't bouillir l'eau, et l'on maintii'nl la distillation jusqu'à : au'îl ne distille plus l'alcool. Ce liquide, distillé une Kune et une troisiérne fois sur de nouvelles quantités
DM GHIMIB ORGANIQUE.
de ohaux caustique, peut être oonsidéré comme absolument Anhydre.
On a depuis longtemps remarqué que Taloool , conservé dans des vases poreux ou dans des vessies, s'y concentre i la •longue. L'eau, par un effet d*endonnoêe^ passe plus facilement .i travers les membranes que l'alcool ; mais ce dernier liquide ne peut être ainsi amené au delà de 96 à W^ centésimaux. Il . enlève d'ailleurs i la vessie une substance grasse qui lui donne une odeur et une saveur désagréables.
U existe des appareils à distillation continue dans lesquels l'alcool subit successivement plusieurs rectifications qui ramènent & un état de déshydratation presque complète.
L'alcool est un Uquide incolore, très fluide, d'une saveur brûlante et caustique ; il est.vénéneux quand il est concentré; l'injection de l'alcool anhydre dans les veines détermine immédiatement la mort : dans ce cas. il agit sans doute en coagulant l'albumine du sang. U est plus léger que l'eau. L'alcool .bout i 78«,&i. U i)e peut être solidifié par le froid. L'aleool est soluble dans l'eau en toutes proportions. Il est très inflammable ; sa flamme est jaunâtre et dépose quelquefois du chs^ bon ; l'alcool faible brûle avec une flamme bleue.
L'alcool se transforme en acide acétique en présence de J'oxygène sous l'influence du noir de platine ou des fe^ ments.
Plusieurs sels solubles, ou même insolubles dans l'alcool, peuvent communiquer i sa flamme des colorations très diverses et qui servent i caractériser ces sqIs : c'est ainsi que la flamme de l'alcool est colorée en pourpre par les sels de Strontiane, en rouge par les 9^h de chaqis, en vert par les sels de cuivre.
L'alcool possède une certaine affinité pour Teau ; on constate, dans le mélange de ces deux liquides^ une élévation tris sensible de températiire. L'alcool prend de l'bumdîté i l'air