‹ Notions générales de chimieChapitre 117 sur 130 · ALCOOL. S · texte numérisé non relu

ALCOOL. S

et devient rapidement a(]uen\ : la plupart des corps organi- ■ques que l'on plonge dans l'alcool perdent une partie de leur eau et peuvent alors se conserver sans allération.

On donne le nom à'eau-de-vie à des mélanges d'alcool et ' d'eau formés à peu près de parties égales de ces deux ^quides : l'esprit du commerce est un alcool qui contient .moins d'eau que d'eau-de-vie. La richesse d'un esprit s'appré- {i eie presque toujours d'après la quantité d'alcool réel qu'il i' contient ; il n'en est pas de m^me d'une eau-de-vie : sa valeur a'est pas toujours proportioiinelle à lu quantité d alcool qu'elle renferme, elle dépend souvenlde sou cru et de son ancienneté. On a essayé pendant un certain temps les esprits du commerce en les jetant sur de la poudit; et en les enflammant ensuite : lorsque la poudre prenait feu, l'esprit était jugé de bonne qualité. Cette épreuve ne comportait aucuneexactitude- Pour soumettre un esprit a la preuve de HoUandit on l'in^ Iroduit dans un ilacon et on l'agile vivement; s'il perla, il marque alors 19" à l'aréomètre de Cartier : c'est à cet esprit qu'on a rapporté tous ceux du commerce. Il est devenu un type commerciat, et contient environ la moitié do son volume d'eau.

On donne le nom de trois-six ii un esprit dont 3 volumes mélangés à 3 volumes d'eau donnent un esprit pouvant perler.

En France, l'alcoomètre légal est celui de Gay-Lussac; il k fermetd'apprécierimmédialcment la quantité d'alcool absolu r•f^ae contientuiie liqueur. L'expérience doit ôtre faiteàlS'; si Il liqueur n'a pas celte température, on l'y amène facilement BO la chaulViintavec la main. Uu reste, Gay-Lu~«ac a donné des tables de correction i|uî permettent, nu inoy^^n de l'alcoomètre, de déterminer la richesse d'une liqueur alcoolique prise à ditférentes températures.

Le principe de la graduation de cet instrunMai «tt fMt

simple ; l'alcoométiT, mis dans l'alcool absolu, s'enfonce jusqu'à un point où l'on marque 100* ; placé dans l'eau distillée pure, il s'arrèle à un point qui est le zéro. Celle échelle divisée ensuite en 100 parties à l'aide de mélanges d'eau el d'alcool en proportions connues. 11 ne faut pas oublier que cel instrument indique des relations de volume et non de poiè Un esprit qui marque âO" conlient 50 pour 100 d'alcool pur.

On se sert encore, dans le commerce, de l'aréomèlre de Cartier, ou pèse-liqueur; dans cet instrument, l'eau distillée marque lO», et l'alcool anhydre i4".

L'alcool a plusieurs usages importants. 11 est employé dans les laboratoires comme dissolvant et comme combustible. La parfumerie s'en sert pour dissoudre les huiles essentielles qui sont insolubles dans l'eau. L'eaude Cologne est une dissolution de plusieurs huiles essentiellesdansdel'alcooL Lorsqu'on étend d'eau l'eau de Cologne , elle se trouble pareequ'elle laisse précipiter en partie les huiles essentielles qui ne se dissolvent pas dans l'eau. La recette la plus simple pour faire de l'eau da Colc^e consiste à verser, dans un litre d'alcool i 33*, vingtquatre gouttes des essences suivantes : néroli, essences de cédrat, d'oranges, de citron, de bergamote et de romarin.

L'alcool sert à préparer des poudres fulminantes que l'on nomme fulminates d'argent et de mercure. Le fulminate de mercure est employé dans la fabrication des amorces fulmnanies ou capsules. Pour obtenir le fulminate de mercure, on fait dissoudre 1 partie do mercure dans 12 parties d'acide azotique à SA", et l'on ajoute à cette dissolution 11 parties d'alcool à 36* ; on fait chauffer le mélange au bain-marie, et bient<M il se précipite une poudre blanche cristalline qui est le fulminate de mercure. Le fulminate d'argent se préparc comme le fulminate de mercure, on remplace seulement la dissolution de mercure par une dissolution d'argent dans l'acide ozolique.

ÉTIIEK. 30»

Les fulminaLes sont très i]migereiix à nianiiT, le frotte-

Finent entre deux cor^s durs, une faible élévnlioii Je tcmpèra-

'■ïure, suffisent pour les fuire détoner. Ces détonations sont

} toujours très fortes et peuvent occasionner les plus graves ac-

dtlenls.

Les amorces ordinaires sont formées d'une pelile capsule de luiivre au fond de laquelle on introduit un mélange de fulmitiate de mercure et de poudre ù canon ; ilinque capsule con> I Uent environ 16 milligrammes de fulminale.

L'alcool distillé avec des acides produit des éliiers composés, I tels que les élhers acélifiue, azotique, clilorhydriijue.etc, qui L aoTit remarquables par leur odeur agréable et i]ue l'on eni- ^oie quelquefois en médecine.

ÉTHEH.

Ce composé est nommé indislinctemenl élher, étker tulfurique, étker normal, / On obtient l'éllier en faisant réagir l'acide sulfurique sur ;i l'alcool à l'aide de la chaleur. L'opération se fait avec facilité

dans l'appareil de Scotlmnn, pliarmacien de Berlin. I Cet appareil se compose : 1" D'une grande cornue de verre, luLuIée, que l'on enterre dans un bain de sable jusqu'il la hauteur à laquelle le mélan ge doit s'élever dans la cornue ; 2" d'une allonge qui éloigne la cornue du réfrigérant; S** d'un ballon qui I reçoit le bout de l'allonge el dont le col est adapté, au moyen I d'un bouchon, à un réfrigérant. (Le serpentin d'un alambic ordinaire peut être avantageusement employé.; A une certaine dislance de la cornue se trouve un grand flacon rempli d'alcool qui porte lalérulomcnt à sa base une tubulure qui doit être plus élevée que celle de la cornue. La tubulure du flacon reçoit un tube i)ui est mis en communication avec la cornue, et pénètre, par la tubulure de celle-ci, dans le mélange d'acide suUurlque et d'alcool gui doit fournir l'élher. L'q^reil étant

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■ 4'aloool et d'vâàe ( h prépustjcM) de

Dna celte réoclùa, Tacide snlfurMjue déshydrate Tckooi d le tnaafarae n élfcer.

L'Mker ed ■■ ifnde înealare, tiès taêie ; «oo odeur k(

f'irif et ?a ■»veur esl brûUnte. Il est tout â fait oeulre. H et plie lé^ qoe reaa ; il calie en ânBitioD, d'après G«j- Luàsac, à }d*.0.

L'ether produit ud gnod froid en s'éraporwit ; la température s'abaisse de plusieurs degrés au-dessoi» de zéro. Du froid considérable peut solidifier l'élber. La «-apeur d'élher est lourde ; il arrive fréquemment qu'en tombaot sur des OHps enflammés ou des charbons rouges, elle prend feu et peut détenir la cause d'accidents graves. L'étber produit en brûlant une belle flamme blanche fuligineuse, beaucoup plus éclairante (lue celle de l'alcool.

La vapeur d'élher, mélangée avec l'oxygène ou avec l'air, forme un véritable mélange détonant.

On doit considérer l'éther comme un dissolvant 1res précieux pour l'analyse ; il sert à préparer un grand nombre de

FABRICATION DL VIN. Ad

bases organiques et à purifier les corps gras, « dissoudre le caoutchouc, elc.

L'éther esl employé en médecine , principalement comme antispasmodique. Appliqué sur le front, il produit en s'évapo- I nnt un froid considérable qui le fait eoiployer dans le Iraite- I ment des céplialalgies.

L'histoire de l'élhar se rattache , comme tout le monde le t isaît, à l'une des plus belles applications cliimiques qui aient été faites dans l'art médical. Introduit dun^i li>s organes de la respiration , il détruit la sensibilité , et permet au chirurgien de pratiquer des opérations qui le plus souvent ne causent aucune douleur aux malades qui les subissent.

On emploie avec succès dans lemtîine b'.it un liquide étliéré que l'un nomme chloraforni'' .

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