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EAU

tFmmpwkéîém mhAwm^mmm de reaii.— LVau rrexercc aucune acUon sur les réactifs colorés. Elle est indécomposable par la chaleur. Plusieurs corps simples la décomposent : les uns, comme le chlore, se combinent avec son hydrogène et laissent dégager son oxygène ; les autres, comme le potassium, le fer, etc., .s*eroparent de son oxygène en laissant Thydrogène se dégager,

L*eau se combine en projiortions définies avec un grand nombre de corps, et forme des composés qui ont reçu le nom d*kydraie$.

En s*unis5ant aux acides, aux bases et aux sels, Teau ne modifie pas, en général, leurs caractères distinctifs; aussi étudie-t-on ordinairement les propriétés de ces corps dans leurs hydrates.

Toutefois, dans quelques cas, Teau qui s*unit aux acides, aux bases, aux sels, détermine des modifications importantes dans leurs propriétés.

Étot 4e re»u dMM la nature. — L*eau que Ton rencontre a la surface de la terre ou dans son intérieur n*est jamais pure.

Veau de pluie contient en dissolution toutes les substances qui existent dans l'air, telles que Toxygène, Tazote, Facide carbonique, et quelquefois des traces d*acide azotique, de carbonate d*ammoniaque ou d*azota(e d'ammoniaque. Ces derniers sels se trouvent surtout dans les eaux de pluie d'orage. Les premières eaux de pluie contiennent en outre les corps étrangers, les poussières qui sont en suspension dans Tatmosphère. Toutefois Teau de pluie, recueillie avec soin, est souvent très pure, et peut remplacer Teau distillée dans la plupart des opérations chimiques.

L*eau des fleuves, des rivières, des sources, des puils, est moins pure que l'eau de pluie. EIIp renferme des chlorures,

ii )IÉT\LU>ÎDKS.

des suHiites eldes carlionaites è bas^ de rhâùx, de magnésie, et 4]uelquefois de soude, de {lolasse et d*alumine. La composition de ces eaux varie avec la nature des terrains qu'elles onl traversés. Elles sont propres le plus souvent à la boisson, à la cuisson des légumes, et n*ont pas de saveur sensible. On leur dpnne, dans ce cas, le nom d'eaux daneet ou à^mmxpùtaUes.

Quelquefois les eaux sont impropres à la cuisson des légumes et au savonnage ; on dit alors qu'elles son^ dnreg ou hrues.

Les eaux douces ne laissent qu'un très faible résidu par leur éva|K)ration, conservent leur transparence quand on les fait bouillir, sont limpides, sans saveur ; elles dissolvent le savon, ou du moins elles ne forment dans les dissolutions de savon qu'un précipite très peu considérable.

' La mauvaise qualité des eaux crues doit être attribuée à la présence des sels calcaires. Elles forment des grumeaux avec l'eau de savon, et ne peuvent ùtrc appliquées à tous les usages domestiques.

■ On divise les eaux crues en deux espèces principales : - Les eaux i\\{QS séléniteuses ; la plus grande partie de leur chaux o<l à rétal «le sulfate. Telles sont les eaux des puits de Vâris, qui sont quelquefois satun^es de sulfate de chaux (plAtre). Elles ne se troublent pas par l'éhullition et forment des précipités abondants avec Toxalate d*ammoniaque et lé chlorure de borvunu

Les eaux crues de la seconde espèce contiennent du car* bonatc de chaux dissous à la faveur d'un excès d'acide carbonique. Elles bleuissent la décoction de l)ois de (^ampèche, se troublent par rébullition et par Texposition à l'air ou sous t'influence de l'eau de chaux. Oîi les rend potables et propreî5 aux usages domestiques :

1° En les faisant bouillir quelques instants et les abandonnant ensuite au repos ( l'excès d'aride* carbonique, qui dissol-

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