EAU
Tait le sel calcaire, se dégage, et le carbonate dé chaux se précipite).
2^ En les agitant au contact de Tair, ce qui détermine aussi le dégagement de l'acide carbonique en excès et le dépôt du carbonate de chaux.
3« En les traitant par de l'eau de chaux jusqu'à ce qu'elles ne précipitent plus avec ce réactif. Dans ce cas, le bicarbonate de chaux est transformé en carbonate de chaux neutre insoluble.
Les eaux séléniteuses peuvent être rendues, sinon potables, du moins propres à la cuisson des légumes et au savonnage, lorsqu'on y verse une dissolution de carbonate de soude. Il se produit ainsi du carbonate de chaux insoluble et du sulfate de soude ; ce dernier sel , quoique soluble dans l'eau , est fans inconvénient dans la plupart des opérations industrielles.
On peut, i l'aide du savon, rendre l'eau sélcniteuse propre au savonnage. H suffit d'une petite quantité de savon pour précipiter toute la chaux à l'état de margarate, de stéarate et d'oléate de chaux insolubles ; ces précipités étant une fois formés, le savon se dissout sans éprouver de décomposition.
Les eaux que l'on considère comme les plus pures sont celles des torrents qui descendent des montagnes granitiques. On doit cependant leur préférer, pour la boisson, des eaux moins pures qui contiennent une petite quantité de sels calcaires. Les exiiériences de M. Boussingauit ont établi nettement que la chaux des eaux potables concourt, avec celle que contiennent les aliments, au développement du système osseux.
Les eaux potables laissent par l'évaporation un résidu dont le poids ne s'élève pas en général niwlessus de 1 à 3 décigrammes par litre. Ce résidu consiste surtout en carlM)nateel en sulfate de chaux, et en chlorure de calcium.
3A métalloïdes.
L'eau de la mer contient par litre environ A2 grammes de sels, dans lesquels le sel marin doit être compris pour 26 ou 27 grammes.
Stalactites, incrustattomi et dKpèta éimmm !«• wÊÊÊUÊMèwftm. — Lorsque Teau , chargée de carbonate ou de phosphate de chaux , est abandonnée au contact de l*air, ou soumise à Taction de la chaleur, ces deux sels se déposent, parce que Texcès d*acide carbonique qui les tenait en dissolution se dégage. La plupart des stalactites et beaucoup de dépôts de carbonate ou de phosphate calcaires sont formés par ce mode de précipitation lente. Les dépôts que laissent certaines eaux dans les tuyaux de conduite ont la même origine.
De grandes quantités d'eau évaporées dans des générateurs ou dans des chaudières a vapeur déposent contre les parois de ces appareils des sels calcaires dont la dureté est une cause de détérioration , parce qu*il faut souvent employer le marteau pour les détacher. On obvie à cet inconvénient en introduisant dans Teau de la ràpure de pommes de terre, ou de l'argile , ou bien du chlorhydrate d'ammoniaque ou du carbonate de soude.
Air dissous dans Tesu. — L'eau qui a été en contact avec l'air atmosphérique contient de l'acide carbonique, et de plus un mélange d'oxygène et d'azote. On constate la présence de ces gaz en remplissant d'eau un ballon de verre de 2 litres environ de capacité. On met le ballon en communication j)ar un bouchon avec un tube également rempli d'eau, et qui s'engage sous une cloche pleine d'eau ou mieux de mercure. On porte peu h peu l'eau du ballon à l'ébuUilion , et l'on voit bientôt se dégager une quantité de gaz assez considérable qui vient se rendre dans la cloche : 100 volumes d'eau donnent c nviron 3,2 volumes de gaz.
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Ku aiialysanl l'air extrait de l'eau, on recoiiiiail (|iril v>\ iKNiucoupplus riche en oxygène que l'air atmosphérique, qu'il contient 32 ou 33 volumes d'oxygène pour 100, au lieu des 21 volumes qui se trouvent dans l'air atmosphérique. La pré* sencede cel excès d'oxygène s'explique facilement, car l'oxygène est beaucoup plus soluble dans l'eau que l'azote , et la petite quantité de matières étrangères tenues en dissolution dans l'eau ordinaire ne modifie pas sensiblement la solubilité de ces deux gaz.
L'air dissous dans l'eau sert à la respiration des poissons. Si l'on fait bouillir de l'eau pour la priver d'air, et qu'où la laisse refroidir dans un vase hermétiquement fermé, un poisson que l'on plonge dans cette eau meurt au bout de quelques instants.
Il est reconnu d'ailleurs que certaines espèces de poissons ne viennent presque jamais à la surface de l'eau, et que tous sont munis d'appareils branchi(|ues propres à absorber Toxygène en dissolution. Lorsque la proportion d'oxygène contenue dans l'eau d'un étang vient à diminuer, les poissons qui le peuplent ne tardent pas à périr.
L'air que l'eau tient en dissolution donne aux eaux de source leur saveur fraîche et agréable. Ces eaux, privées d'air, deviennent lourdes, d'une digestion lente et dillicile.
li'eau distillée est fade et désagréable ; mais si on Tagite au contact de l'air et qu'on l'en salure, elle devient propre a la boisson. C'est ainsi que dans les navires on peut faire usage de l'eau de mer distillée après l'avoir préalablement exposée a I air.
WBiitUnmtàmwk die l'eau. — La distillation de Teau a pour but de la purifier en la débarrassant des corps étrangers qu'elle tient en dissolution.
Ces corps sont de deux espèces : les uns gazeux ou volaliis.
CG lIÉTALLOiDES.
tels que ro\yciMit\ Tazole, facide carbonique, Tammoniaque, l'azotate et le carbonate d'ammouiaque ; tes autres fixes, tels que les sels a bases de potasse, de soude, de chaux , de ma* gnésie, d*alumine.
Les premières quantités d*eau distillée entraînent les corps gazeux ou volatils, et sont rejelées comme étant impures; les composés fixes restent au fond de Tappareil distillatoire.
La distillation doit être arrêtée au moment où les sels tenus en dissolution dans Teau commencent à se déposer. Si Ion prolongeait ro|)ération , Teau distillée pourrait contenir de petites quantités de ces mêmes sels entraînés mécaniquement ou même décomposés.
Ainmrcil» distillai^lrcs. — II existe plusieurs espèces d'appareils distillatoires.
I^ plus simple se compose d'une cornue de verre et d'un ballon (pi. III, fig. 10).
L'eau introduite dans la cornue, qu'elle remplit aux trois quarts, est |)ortée à rébullition sur un fourneau ordinaire. La vapeur se coiulcnsc dans le récipient , qui plonge dans l'eau, et qu'on a soin de maintenir froid.
Les premières portions d'eau distillée sont rejetées ; celles que Ton recueille ensuite sont pures ; la distillation ne doit être arrêtée que loi^sque les A 5" environ de Teau ont passé dans le récipient.
L'eau distillée dans des appareils de verre est quelquefois légèrement alcaline, parce que Teau bouillante attaque le verre de mauvaise qualité et dissout des traces de soude.
Quelquefois aussi l'eau distillée contient un peu d'acide chlorliydrique , qui provient du chlorure de magnésium que la concentration décompose en magnésie et en acide chlorlivdrique. On évite celle altération de l'eau en ajoutant dans l'eau soumise à la distillation une certaine quantité de cliau.x,