‹ Notions générales de chimieChapitre 21 sur 130 · BROME · texte numérisé non relu

BROME

Le brdme a été découvert ec 1826 pir M. Bslard, qui Ta «Urait des eaux mères des ttiarais salants. , . Ce cerps existe dans les soudes de varech, dans l'eau de Hi^r, lus uo grand nombre de salines^ etc.

Le brdme est un liquide d'un rouge brun, très vénéneux, d*Bne odeur pénétrante et très forte. Son tiom dérive dii mot gMc ppSfwï, fétidité.

Au point de vue chimique, le brdme se rapproche beaucoup àa chlore; il a, comme lui, de l'affinité pour l'hydrogène, et UiDcbit les matière^ colorantes. Il forme, en s'uhisàant à rhydrogène , un hydracide que l'on nomme aeiiie 6ramAy-

'Le brdme n'a pus reçu, jusqu'à présent, d'application impbrunte.

Ce corps a été découvert eti 18H par Courtois. Qay-Lus- Me eh a tracé une histoire bomplèts datis un de ses mémoires tes plus importants.

L'iode n'existe pas dans la n&lure à l'état de liberté ; ainsi qœ le chlore et le brAme, avec lesquels il a de grandes ahalentes, on le trouve toujours uni au sodium dans les plantes marines, telles queles varechs, les fucus, etc., danslesépongbs, dans l'eau de mer, dans quelques sources salées, et dans ler^ne minéral à l'état d'iodure d'argent. M.Bussyasignalé la présence de l'iode dans la houille de Commentry (Allier) ; d'après M. Duflos, l'iode se rencontre aussi, mêlé au brome, dans la houille de Silésie.

68 )ILTAU.CMl>i;S.

WwmfÊPkitém. — L*iode est solide à la température ordinaire ; son odeur rappelle celle du chlore et du brome ; sa couleur est d*un gris métallique ; il ressemble à la plombagine.

L*iode cristallise en lames rbomboidales, laides et brillantes, et souvent en octaèdres aUongés.

L*iode entre en fusion i 107*, et en ébullition vers 180*.

Les vapeurs violettes qu'il produit en se volatilisant lui ont fait donner le nom d'ioir, du mot grec ct»^iç, violet, Liorsqu'on cliauHe un matras bien sec, et qu*on y fait tomber une petite quantité d*iode, le matras se remplit aussitôt de vapeurs violettes remarquables par leur richesse et leur intensité.

L*iode est peu soluble dans Teau, qui n*en dissout qu'environ 0,007 de son poids à la température ordinaire ; mais il est très soluble dans Talcool et lui communique une teinte brune très foncée. Il est aussi très soluble dans Téther. Ces deux dissolutions laissent déposer par Tévaporation des cristaux d'iode. Elles sont précipitées par Teau qui en sépare im* médialemenl Tiode sous la forme d'une poudre brune.

L'iode se dissout dans le sulfure de carbone , et donne à ce liquide une teinte violette.

Il exerce sur les substances organiques une action destructive, et colore en jaune Têpiderme, le papier, etc. Cette coloration disparaît sous l'inlluence d'une élévation de température, si le contact n'a pas été suffisamment prolongé : sinon, la matière organique est complètement détruite; l'iode se combine, dans ce cas, avec Thydrogène de la substance organique, pour former de Tacide iodhydrique.

L'iode, en réagissant sur les autres corps, se comporte, en général, comme le chlore et le brônie; mais ses arUnités sont plus faibles, et ces deux métalloïdes le déplacent de la plupart de ses combinaisons. Il détruit lentement les matières colorantes et ne décompose pas l'eau sous rinlluence de la radiation solaire.

Lriifaruii les |ii'tipriet«s <le l'iode, il tu cal une ç|ui permet de

r reconiiatlre les plus faibles quantités de ce corps el qui sert &

[ le caractériser.

Mis en contact avec t'amidon, en |iréseijce de l'eau, il produit une combinaison bleue (jui porte le nom d'iodure d'amidon. Cet iodurc se décolore à la température de 70 à 60", et reprend sa teinte bleue quaiid on laisse refroidir la liqueur.

L Celte expérience curieuse est due à M. Lnssaigne.

Prépar»«i«n de l'Iode. — On peut obtenir l'iode en décum{>osant un iodure par le cblore, qui se substitue à l'iode et en détermine lu précipitation ; mais il faut avoir soin d'arriyier le dégagement du cblore aussitôt que tout l'iode a été déplacé, sinon le clilure se combinerait avec l'iode.

Le procédé que l'on emploie ordinairement pour préparer l'iode consiste à décomposer un iodure alcalin, l'iodure de potassium, par exemple , par l'acide sulfurique el le peroxyde de manganèse.

llMiS«* de l'tode. — L'iode libre ou combiné au potassium est appliqué en médecine au traitement des goitres et des maladies scroruleuses.

Il sert aussi à la préparation des plaques daguerriennes.

Page 1