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CLASSIFICATION DES MÉTAUX

La meilleure classification des métaux est celle qui a été proposée par M. Thenard : nousTadopterons, sauf les modincations introduites par M. Regnault, qui, du reste, laissent subsister entièrement les bases de la classification de M. Thenard.

Les métaux sont classés en six sections d'après leur degré d*afBnité pour l'oxygène.

Cette affinité est constatée :

1* Par Faction que Toxygène exerce sur les métaux ;

2** Par Faction de la chaleur sur les oxydes, et par la réduction plus ou moins facile de ces oxydes ;

S** Par la décomposition que les métaux font éprouver i l'eau directement ou en présence des acides.

Première section. Les métaux de la première section absorbent l'oxygène a une basse température ; leurs oxydes résistent à la température la plus élevée et ne sont décomposés que très difficilement par les corps avides d'oxygène. Ds décomposent l'eau à froid en dégageant de l'hydrogène. Les métaux de cette section sont :

Le potassium^ le sodium^ le lithium^ le baryum^ le êinmr tium^ le calcium.

Deuxième section. Les métaux de la seconde section absorbent l'oxygène à une température peu élevée ; leurs oxydes sont en général aussi difficiles à réduire que les précédents. Mais ces métaux ne décomposent Veau qu'entre 100 et 200», et quelquefois seulement au rouge sombre. Les métaux de cette section sont :

Le gluctnium^ l'aluminium, le magnésium, le zirconium, le thorium, Vyttrium, le cérium, le lanthane, le didyme, le manganèse, V uranium^ le pélopium, le niobium, Verbium et le ter^ bium.

Troisième section. Les métaux de la troisième section n'absorbent Toxygène qu'à une température assez élevée ; leurs oxydes , indécomposables par la chaleur, sont facilement réduits par l'hydrogène, le charbon, Toxyde de carbone. Ces métaux ne décomposent Teau qu'au rouge ou à la température ordinaire en présence des acides. Les métaux de cette section sont :

GÊNÉKALITES SLU LFS Mt/lAlX. 135

Le fer ^ le nickel, le cubait, le zinc, le cadmium, le clirômc, le vanadium,

Qmairiime section» Les métaux de la quatrième section se

gueot des précédents, en ce qu'ils ne décomposent pas

en présence des acides, bien qu'ils la décomposent au

• Mais comme ils ont une grande tendance à s'acidifier,

% décomposent l'eau en présence des bases énergiques,

comme la potasse. Les métaux de cette section sont :

Le tungstinCy le molybdène, Vosmium, le tantale, le titane, Tétgin^ ïantimoine.

Cinquième section. Les métaux de la cinquième section ne Aicomposent la vapeur aqueuse que lentement et à^ une tem- |érature très élevée ; leurs oxydes ne sont pas réduits par la chaleur. Ces métaux sont :

Le bismuth^ leplomb^ le cuivre.

Sixième section. Cette section comprend les métaux appelés nobles f qui ne décomposent pas l'eau, et dont les oxydes sont féduits par la chaleur. Ces métaux sont : Xe mercure^ ï argent^ le rhodium^ le palladiumj le ruthé-

^ le platine et l'or.

On peut remarquer que les métaux de la première section feraient les bases les plus énergiques ; ceux de la seconde donnent des bases moins énergiques, et souvent des acides. Aaos la troisième on trouve, parmi les oxydes d'un même métal, des bases et des acides ; la quatrième donne surtout des l acides.

Les métaux sont quelquefois divisés :

î 1® JSn métaux alcalins^ qui sont : le potassium, le sodium, k lithium;

2* £n métaux alcalino-terreux, qui sont : le calcium, le htrittiDt le strontium ;

S* En métaux terreux y qui sont : raluminium, le magnésium, leglucinium, lezirconium, l'yttrium, l'erbiuin, le ter-

13G aKTAlx.

hiiim, le lliûi'ium, le pclopium, le nigbiuiD» le cérium, le

IfiMllmiic, k' didyiiie ;

4' En métaux proprement dits, qui sont : le mangaDCM, le fer, le chri\me, le zino, le cadmium, lo cobalt, le nickel, l'Alain, le lilane, l'uiitimnine, le Lismuth, le plomb, le cuivre, l'uraiiiuiii, le molybdène, le vanadium, le tungstène, leUih tak', le mercure, l'argent, l'or, le platine, l'osmium, riridium, le rhodium, le palladium, le ruthénium.

W^ GÉNÉIIAUTÉS î )ES MÉTALLIQUBSv

Un donne ce nom uus binaires formés pv h

tomlnnaison d'un métal a :ne.

^p Les oxydes sont divisés ci classes, stvoir :

H" 1* Les oxydes basiques ; *■ 2* Les oxydes acides {i Iliques) ;

i~ Les oxydes indifféreti

A* Los oxydes salins.

Lfs uxytifa basiqufs, appartenant aux métaux de la preniii'i'c section, ont la pro|)i'iété de neutraliser les acides, de verdir le sirop de violettes, de ramener au bleu la Ibui^m» de tournesol roupie par les acides, et de faire passer •■ nage brun la couleur jaune du curcoma.

Lei oxydes aeidet possèdent les propriétés deasoidn, mttralisent les bases, forment avec elles des sels, et souvent la teinture de tournesol.

Lei oxydei indijfèrmti sont ceax qui ne se avec les acides, ni avec les bases. Les bi-oxydea de de calcium, de manganite, àeHrontium, etc., sont des oxydes indifférents.

Let oxydes salini sont ceux qui résultent de la combinaîson de deux oxydes d'un même métal, l'un fonctionnant comme acide, l'antre comme base.

GÉNÉRALITÉS Sl'A LES OXlDEi^ MRTXLLIIjlXS. iS7

^ AMlMidel»cluaeiiraurle*»srd^a- — Les oxydes des métaux Je la sixième seclion |>erilt-iit leur oxygène et sont nmenés à l'état métalliqui; par l'action de la elialeur. ' Aucun des autres oxydes n'est réduit compléteinent par la dialeur; mais certains acides métalliques, comme Tacide

C"' omique, l'acide ferrirrue, les acides manganique et permanique, l'acide plombique, quelques peroxidi», comOie ceux \4i nuiiiganèse et de cuivre, perdent une partie de leur oxy- Ifèoe lorsqu'on les chaulTe.

Les oxydes métalliques sont d'ailleurs presque tous fixes. Lk plupart Uf fondent qu'à une température très élevée,

Acifon de I» pile- — Tous les oxydes, à l'exception des oxydes terreux, peuvent être décomposés par la pile. Lorsqu'on met un oxide en L'ontuct avec les deux piMes d'une pile, on voit bientôt le mêlai réduit apparntlre au pôle négatif.

Quand le métal peut s'amalgamer, on facilite la décomposttion de l'oxyde en se servant du mercure : on donne à l'oxyde léfèrenienl humecté la forme d'une coupelle , que l'on remfttt de mercure. Cette coupelle est mise sur une plaque métalli^iie, qui communique avec le pôle positif de la pile, et le ftie négatif plonge dans le mercure ; on obtient , au bout fun certain temps, un amalgamequi, par la distillation, donne b métal qui formait l'oxyde.

- Amttmm d« ■'•xrKc*e- — Plusieurs oxydes absorbent ToiygéBe lorsqu'ils sont en contact avec ce gaz ou avec l'air Mit à la température ordinaire, soit à une température élevée : Ws MHit les proLoxydes de potassium, de sodium, de baryum, de fer, de manganèse, d'étain, de cuivre, de plomb, etc.

■. — L'hydrogène réduit, sous l'iidlueiMe de la dialeur, les oxydes des quatre dernières sec-

)S8 ut/tiii.

lions; il Taul uxcepter rapendanl l'oxyde de maagtnèse d

l'uxyde de cliràine.

L'hydrogoiie ramène à l'étoL de proloxyde les peroxyte des deux premières seclions, ainsi que le peroxyde de ganèse.

Certains oxydes, surtout ceux de la dernière section, sont réduits par l'Iiydrojiène à une température peu élevée.

Les oxydes réduits par l'hydrogène laissent toujours le ■ mêlai pur ; c'est ' ' " ':pare souvent des métaux

dans les laboratoires.

Acilsn dti ««rboi irijone réduit à une («BH

pérulure plus ou n Kydes métalliques, cxcepli

les oxvdus terreux t deuxième section, et tci

oxydes alrnllno-lerre

Le carbone, les oxydes, peut produin

de Vacille rarbunit{u< de de carbone, suivant It

proporliou du carbone ei j^ !t l'affinilé du métal pour l'oxygène. Si l'oxyde est lacile à réduire, comme les oxydes de cuivre et d'argent, on obtient loujours de l'acide carbonique. Si la réduction ne s'ogkn qu'à use lempéraMiretrii élevée, et si le charbon est en excès, il se produit del'oxipdi de carbone. Lorsque la réductioo a lieu i une voisine du rouge, on obtient & la fois de l'oxyde de et de l'acide carbonique.

On se sert du charbon dans les exploîtaliims. Métrïm^ giques pour extraire les métaux de leurs oxydas. Le ofairiioa produit, en brûlant, la chaleur nécessaire à la réductioo et enlève en même temps l'oxygène de l'oxyde, qu'il transfonao en oxyde de carbone ou en acide carbonique. Les méUm retirés de leurs oxydes par le charbon retiennent ordioakvment une petite quantité de carbone. Le fer, par ea^ople, obtenu dans les hauts fourneaux, peut contenir depuis î.jiu*

GÉSÉIlALirÉS SUB LES SKLS. 1^9

|u'à 6 centièmes de carbone. Le manganèse et le chrome, réduits par le charbon dans un creuset brasqué, retiennent Missî du carbone.

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