GÉNÉRALITÉS SUK LES SELS
' Avant Lavoisier, le nom de sd était appliqué indistinctelaent à un certain nombre de corps dont la composition et les propriétés ne présentaient souvent entre elles aucune analogie. Il suffisait qu'une substance fût solide, cristallisoble, iMnsparente, soluble dans l'eau, pour qu'on lui donnât le Km de sel. Lavoisier fixa le premier la véritable nature des wàs et en donna la dérinition suivante :
Un sd est un corps formé par la combinaîion d'un acide •t« une base , dans lequel Ifs propriétés de l'acide et de la hue K trouvent plus ou moins neutralisées. ' A l'époque où Lavoisier proposait cette définition du sel, la hydracides n'étaient pas encore connus. On pensait qu'un ici résultait nécessairement de la combinaison d'une base avec an oxacide et devait contenir les éléments de l'acide et de la base.
Plus tard on démontra l'existence d'une nouvelle classe d'acides, les hydracides, qui, en s'unissant aux bases, forment de l'eau et des composés binaires.
Les chimistes se trouvèrent alors placés dans l'alternative, ou d'abandonner la délînition donnée par Lavoisier, ou de rejeter de la classe des sels les corps qui, tels que le sel marin, tout en présentant les propriétés générales des sels, s'en éloignent par la composition.
Berzelius proposa de donner le nom de sels haloides aux composés binaires, résultant de la réaction des hydracides sur {oslMseSï Les dilorures, les bromures, les iodures, les fluçrqres,
tiO MÉTAUX.
les cyanures, les sulfures, ont été considérés par Berzeiiof covatne àesseU haloïdes.
Les sels formés par les oxacides, et que Ton nomme oxyêdif peuvent s'unir entre eux pour former des sels doubles; c'est ainsi que le sulfate de potasse se combine avec le sulfate d'alumine et constitue l'alun.