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FABRICATION DE LA FONT

On pratique en général , à )» partie inlcncurc du haut tourneau, des canaux destinés à réunir les eaux.

La chemise du fourneau est construite en pierres ou en briques très réfractaires ; elle est séparée du niuraillement *xlérieur par une couclie de sable ou de scories qui empêche tes pertes de chaleur, et permet aux parois de se dilater sans M fendre , parce qu'alors le sable se déplace.

Cette disposition donne aussi la facililé de réparer la che- ■lise du fourneau sans toucher au murai llement.

La hauteur des fourneaux varie avec la nature des combustibles que l'on emploie. Elle est de 6 ii 12 mètres pour les Iburncaux au charbon de bois, et peut aller jusqu'à 18 ou tO mètres, et souvent plus, pour les fourneaux qui sont alimentés par du coke.

Les combustibles généralement employés dans les hauts fourneaux sont le charbon de bois, le coke et le bois. On donne la préférence au coke dans toutes les localités où la houille peut Cire obtenue à un prix peu élevé.

On a remplacé il y a quelques années, dans quelques hauts fourneaux, l'air froid par de l'air chaufl'e de 150 à 300". L'emploi de l'air cliaud permet d'alleindre une température beaucoup plus élevée que celle qu'il serait possible de produire avec de l'air froid, et cette circonstance modilie souvent de lu manière la plus heureuse la marche du haut fourneau. On conçoit, en eOet, qu'une dillérence notable dans l'intensité de la chaleur puisse déterminer une fusion ■Ou une réduction plus facile des silicates et augmenter le rendement.

- L'avantage que l'on peut retirer de i'enqiliii de l'air chaud dans les hauts fourneaux est dû surtout à la [[uantité de chaleur que l'air apporte avec lui. L'air peut Otre chauU'é dans des foyers particuliers , ou bien par la chaleur perdue des hauts rourneaux.

Uusqiv le fooniMU est coitstrutt, on [tracMp à la mise Ctl ti-u.

I>our k> il4^>«rbf'r, on met d'abord du fvu dans la chambre qui pr«cv()e la daitii?. II s'ôuUil alors par le gueulard nu tirage ipt ealèvc une partie dv l'iiuiuidilc ; on alletid quelques jours at^nt de mettre du diarbon dans le rreuscl ; lorsqu'oi |>ens8 que toute niumîdiu> ^Vàl dê)iagi^, on introduit ds rliarbon dans le crcusel, on l'allume, onemjiIiLpeu àjieul'ov- \nge , et l'on rliai^e entièrement le fourneau de cbaHMa, ' »ns ajouter de minerai.

La dessiccation du rnumcau peut durer douxe â quinze join>

Quand le fourneau est en plein feu, on ajoute à cliaqU eltarge une petite quantité de minerai que l'on augmente suc ] ccssivement.

Lnniqut^ le métal [>arnlt dans l'ouvrage, on donne te veut d'abord a\oe lenteur, et te rourant d'air n'ii toute s« vitesse qu'au bout de deux ou trois jours.

La fonte obtenue dans les premières coulées est toujours ds la foiilf blanclie . \n\riv que la lenqirruluti; n'est pus ernore assez élevée ; ee n'est que lorsque le fourneau prend une allure régulière, qu'il se forme de la fonte grise, si loutefoij la nature des minerais le permet.

AFFILAGE DE LA FOfITE.

La fonte est affinée dans des usines qui portent le nom <ie forges.

Le but de l'ollinage est de décarburer la fonte et de transformer son silicium en acide siliciquc, qui forme ensuite avec l'oxyde de fer du silicate de fer.

On nlline la fonte par deux procédés dilTêrents. Le premier se fait au charbon de b:>is dans de petits foyers, ou feux d'affinerie; on ic nomme souvent proy'd^ comtois. Le second

AFFISAGE DE LA Fl)>TR. 267

exécute dans des fours àpuddlcr chauiît's à la liouille. Nous îcrirons d'abord le premier proct-dé.

Avanl de soumettre la fonte à l'afliriage, on commence dans lelques usines par la faire fondre, on la coule dans des rides plates, el on la brise en morceaux. Ci'lle o|iêration prctiinaire porte le nom i]cmaséage.

Va foyer ou feu d'affinerie comtois est une ranté prismajue à base rectangulaire horizontale, limitée par quatre palis verticales de fonte, dans les(|uclles on bnlie du charbon sbois, alin de produire, sous l'influence de la chalenr, la décariration de la fonte, et un écliauffement de fer suflïsant pour luder toutes les parties du métal, le forger el l'étirer en barres.

L'air qui doit déterminer la combustion du charbon est inoduil dans le foyer au moyen d'une ou de deux tuyères qui aversent une des parois verticales du creuset appelée varmc.

Lorsque le foyer est rempli de charbon incandescent, on il avancer la fonte sur des rouleaux au-dessus Ju creuset ; le entre en fusion et tombe an fond du feu. La fonte est ornnirement mélangée à une certaine quantité de scories et oxyde de fer.

On peut diviser l'aflinage en deux périodes. Dans la prcïére , la fonte se trouve en présence de l'oxyde de fer qui la icarbure par son oxygène en se réduisant lui-inOmc. Tous s ell'oris de l'ouvrier tendent donc à multiplier les contacts ! la fonte et de l'oxyde de fer.

Dans la .seconde période, la fonte est soule\éc, alin de la

ïtomer, c'est-à-dire de la séparer des sorties on scories qui

ml adhérentes au fond ou aux angles du foyer. La fonte

^rnéc est présentée au vent de la tuyère, qui oxyde le silî-

um et forme du silicate de fer. Lorsqu'elle est on partie af-

, elle retombe au fond du ieuoùladécarburatious'acbéve.

"rs l'ouvrier oua/c/o Ioaj)f,c'esl-à-dire qu'il réunit toutes

rties de fer affiné, pour en former u[i« loupe, qu'il

■ËTUJX.

porte Hwiile wus le mutoui (pi. XXII, B^. hS hù). C'e»((f que l'on apprllr einjlrr ïa 1»upt.

\m louprt «ftt fuirlftirpe en dmix lopûifi , qui sont rérhaul ma bboc soaflanl ri t>tin-« rntuîle simis Ifi matinau en ilc rhauS«. L'iHJra»r a» tnartÎDK dc m fail quv fnur lu petit («^

Affnagr à la hnvitlr pur U praetié «nglait. — [iViil|d(^ du roke dans [i;s hauts fourneaux a dû fuir» penser à Sint' parti de re ronibuslibk nu même de la houille, dans l'aflina^ de la fonli*. Maî<( retle npiTAlion ne pouvait w Ihire dans kr foyers ordbairvs d'allinii)ie. parce que le ntélal en cnnlucl sW du cote se sulfure rapidement et devient rassaiil.

On a remplaré alors le» fours d'aflinage par des fours itani' le^iuels la funle est ehauflee par la I1«ii>ine seule du ronibuslihle.

Dans re proeèdè, l'aflinage comprend Iriiîs opératium. U première se fait dans les /inerte*, qui i-e>«emblent be-atirJMf au fuyer d'aflintige ; la deuxième, dans un fuur k réverbén' qtd porte ic nom de four à puiidïrr; la lroi*itin«, dans un aitlrfl four à réverbère que l'on nomme fow à rickau fer.

Les fineries se composenl d'un creuset revêtu intérieurement de plaques de fonte recouvertes d'argile, et porleolun trou par lequel on fait couler les scories et la fonte.

Le creuset est surmonté d'une cheminée. Deux tuyères placées en face l'une de l'autre amènent le vent à la surface du bain.

On introduit du coke dans le creuset sur lequel on pose 1000 à 1200 kilogrammes de fonte, et l'on porte le creuset à une température assez élevée pour que la fonte devienne très liquide.

Au bout de deux heures , on la coule dans une fosse, el on la refroidit avec de l'eau pour qu'elle devienne cassante. On obtient ainsi le fine métal.

Dans cette première opération la fonte s'est débarvasséf

LA FOSTIi. 269

grande parlie Jes ooi'iis rirangers qu'elle contenait. Pour dérarburer compleLi^inent la Tonte , on la cliauffe enite dans le four à piiddler, en la hra^sant coiilinuellement (c des scories riches en k'r et des halliUircs : cette opéra- D a ponr but de faire réagir l'oxyde de fer sur la fonte, afin briller complélemenl son carbone.

JiB sole du four à puddler est légèrement inclinée ; elle est ( de briques très réfractaires ; on la recouvre ordinairet de scories et de sable piles.

X mesure que l'opération avance, on voit In fonte prendre î consistance de plus en plus pâteuse; il se dégage de l'oxyde carbone. Lorsque la décarburation est opérée, on porte le ttnieau au blanc sondant; on forme, avec le fer, une balle I loupe que l'on porte d'abord sous le marteau à cingler el suite sous les cylindres dégrossisseurs.

Les cylindres sont cannelés et présentent des rainures dont [section diminue successivement.

On introduit le fer cinq ou six fois entre les cannehires, en fvant leur ordre de décroissement ; on réduit ainsi le fer en rres ordinairement plates (pi. XXII, fig. ASj. })ans cet te opération, la pression est si grande i|ue les scories jllissent avec force, et que le fer se laisse comprimer en pelque sorte comme une éponge.

.Pour terminer l'épuration du fer, on le coupe lorsqu'il est icore rouge ; on en forme des paquets que l'on porte au blanc ludant dans le four à réchauffer, et que l'on soumet de notiu à l'action des cylindres, dont les cannelures vont en diluant progressivement, et varient de forme suivant celle des dianlitlons que l'on veut obtenir. Cette opération porte le de corroyarje : on fait souvent subir au fer puddié un ^u\iè[ne etmt^me ([ui-li pie fois un troisième curroyage.

Lef^r.ençccoailiituial.dinslestuuts Caumrain. «\ mltitit t|uaiiiîlé de rarboor, devient riuîbte, rt drmnr tuif* «Ann à une wJwance que Voa coansil toas k twca de fonu.

La fonte n'est pat ocdushment bnnêe de Ttr rt de rarbone, die raotïml qoelqDes corps étraagere, tek que le siiîrium, le nanganèse, le fbosfbùtv, qui exercent HKiveiil ui» grande îtifluem-c sur ses propriélcs.

Les fontes sont di^bées en trois espèce prineipales, m- TOÏr : la fr/nff not'rr, la fomlt yhrr, et la font* Uamcht.

On connaît en outre une funtequet'un appelle /onrctnnl^, et qui e^t un nicUinfte de fonle Uani-hc et de Tonte grise.

On dblin^oe aus^ une espèce parlirulière de funtr ijui prmienldii Iraileroeot des minerais niançao»l(én»i, et ^IM l'on oomme fonU llaHcke manganétifire. J

Les fontes contiennent de 2 à 4 centièmes de carb-me. 1

F«Hte nvirr. — Celte fonle peut prendre l'empreiole du marteau ; elle se casse faritement, et présente de gros grains au milieu desqueb on aperçoit très distinctement du grapliile; la présence de ce corps lui donne sa couleurnracténsli(]ue. La fonte a donc la propriété de dissoudre du charbon sous l'influence de la chaleur, et de le laisser déposer sous la forme de graphite, quand on la refroidit leniemenl. La fonte noire est plus fusible que les autres fontes; )(»squ'on la traite par les acides, elle d^iage de l'hydrogène, qui est toujours accompagné d'uncarbure d'hydrogène fétide, cl laisse un résidu abondant de graphite.

Celle fonte se produit dans les hauts fourneaux lorsqu'on a employé un excès de cliarbon relotivemenl au minerai ; elle est 1res recherchée pour les moulages en seconde fusion.

roNTKS. 271

FontF K'iKP- — Lu Ibnle gi'isi? |ti'ovlent iMi général des neraîs de bonne qualité, lorsque le liauL fourneau fonctionne ^ulièrement ; sa couleur est d'un gris foncé, et quelquefois in gris clair. Sa cassure esL grenue, elle est toujours pense; elle ne prend jamais un beau poli. Elle délaisse limer, uper au ciseau et forer facilement. Traitée par les acides, e laisse un résidu de graphite qui est moins considérable e pour la fonte noire. La fonte grise contient toujours une lanlité notable de silicium.

Cette fonte, exposée à l'nir, s'oxyde avec plus de rapidité e ]a fonte Ejlaiiche, parce qu'elle est plus poreuse que cette miére.

IiOrsque après avoir fondu la fonte grise, on la refroidit sucement en la jetant dans l'eau froide, o[i lui fait éprouver e sorte de trempe, et on la transforme en fonte blanche. tte modilicalion se produit toujours partiellement lorsqu'une île grise est refroidie trop brustpiemenl ; la fonle devient >rs beaucoup plus dure et plus cassante; on peut, <Iu reste, doucir en lu faisant fondre de nouveau et refroidir lenteent. Toutes les fontes blanches ne s'adoucissent pas par le cuit ; celles qui contiennent du manganèse restent toujours anclies.

Dans une fonte blancbe obtenue par lu trempe d'une fonte ise, le charbon se trouve probablement en combinaison ■ec le fer, et n'y est plus à l'étal de grapbile ; car lorsqu'on ssout cette fonle dans un acide, elle ne laisse plus de résidu Jtr, et la plus grande partie du carbone se dégage à l'état i carbure d'hydrogène.

La fonte noire et la Ion le grise, coulées dans des manchons

3 fer épais, éprouvent iitie sorte de liquation. La partie qui

psi refroidie en premier lieu, et qui cit prolwiblement moins

e,necontientenvironquei,ou 1,5 pour 100 de charbon ;

A trèsdure ctpréscnte la plupart des propriétés de l'acier,

■ fM k flâi^M « bvaw m centrp est ridm enlrvd bnsM^ fks CnUi:. Od profite soareiit du oeUe kwîr à k svface certaines pières de roali|

■ 4bs ks fanlci grîfes diminue M ie kv flndité, ci les rend pmpm III IgFfaoijetef^t.

lafaaltgnMaertaaâpear k moulagrca première riuioii ■oit pur raSmgc.

VMM* MMMft*. — Hoas aroo» £t que l'on peut tjt^ Itsâr me bwie Uudie es refroidiviant subilcmiuit la fontt gme; nûs les faiato Umcfcts onUnaircs se [irodiiûenl «iiot k laul CiMinieaa. mmI eu rnduisuil les mïikcmis inaiiçaDa' bm, suit ea «aipltnwit uue pruportkiu «Je mitwrai tropgronb pftT npport «u chArboD.

1a baie Uaucbe a un erkt m^uUiiiuc, cUv est qoelq»* bits d'un bUnc d'ai^tKQl; kirsqu'dic ust ouiigaiiésiTËn;, dll GnsUUi»«M}o«eiitfnpyniiuid'asi|iuulraiiguiair<.':svuliinimeu$es>

La fonle bloiicbc est très dure ; elle ne peiit tilre ciilamw par la lime, el casse sous k marteau sans en recevoir l'eutpreiute. Elle réîiste à récrasement mieux que la fonte grise; elle esl aussi plus fusible que la fonte grise, mais reste loujouK à l'étal de fusion pâteuse, tandis que la fonte grise acquiert une grande Uuidilé.

Le carlx>oe paraît s'y trouver dans un autre état que dus la fonte grise ; lorsqu'on traite, en effet, U fonte Uandie pV un acide , elle ne laisse pas de résidu de graphite.

U' après M. Karston, les fontes blanclies sont d'autant plu^ dures qu'elles contiennent plus de cliarbon. On les emploie quelquefois au moulage ; mais elles sont presque toujours allinées. Le^ fontes manganésirères servent en général àU fabrication des aciers de forges ou des fers aciéreux.

On donne le nom d'acitr k un carbure île fer contenant des 'aces de silicium et de p)iosphore, el dnns lc[|uel la proporion de carbone no dépasse jamais un cenlîcmo. L'acier contient plus de charbon que le fer du commerce cl moins que la fonte.

L'acier peut contenir en outre de petites quantités de man- ^nèse, d'aluminium , et quelquefois niAme des traces d'arjKnic. Les minerais de fer manganésifércs sont éminemment opres à la fabrication de l'acier.

L'acier est plus dur que le fer; il peut prendre un beau jpoli ; sa texture présente des grains très fins, égaux et serrés. Il est sonore et rend des sons barnionieux.

L'arier que l'on porte à une température rouge, et que l'on Tefroidit subitement , éprouve le phénomène de la trempe; il idevienl excessivement dur, très cassant, et peut même rayer le verre. Celte propriété Je l'acier est celle dont les arts tirent le plus de parti.

La dureté d'une trempe dépend de la température à laquelle l'acier a été porté, et de la nature du corps dans lequel on le plonge lorsqu'il est rouge.

Pour produire une trempe très dure, il faut porter l'acier au rouge blanc et le plonger dans de l'eau très froide, ou mieux encore dans du mercure.

Les trempes douces s'obtiennent en refroidissant l'acier dans 'es corps gnis ou dans de la résine en fusion.

Quelquefois, dans les arts, on trempe l'acier en le chaulfanl

t une température élevée, cl en le refroidissant subitement.

Mais le plus souvent l'acier est trempé trop fortement, et on

te recuit à des températures variables pour lui donner le degré

e l'on désire. Pendant le recuit, l'acier perd

nk vtitun.

il'aiilaiit piiiN de Aunli qu'uo le diHufte à uiM («mpénlun I plus plcvVf.

L'mivrirrnpprccir la température Jii rertiil en pro(ilanld« la prapriél^ que présente l'octer, ([U«nd on le diaiifTt- A diflercnlis |ufnp^alur<*8, df prendre des leiules qui viimrit iivw la rlialetir i laijuHlu il « été exposé.

Ce» ti^inln* twnt dues A I» formation de i*ouclio« Ith milices d'o\ytlt' de fer t|uî réilérliisspnl des rooleurs variables suivant leur épaJasi'Ur. La cliaWr donne A l'arîpr les Irinle* suivante :

3!!0° rcrld'ciu,

LcB r»!ioirs, les canifs, sont rpniils au jimnc; les fLei-atii, les eouieatix, so recuisent nu brun; les rossorlt dv montra ■ BU bleu, les rossorlti devoitur» uu rouge brim, nie. I

0» juge encore de la iBmpérulure du recuit, en suivant la altéralions qu'éprouve une couclic de suif i-épandiic sur Ymtl que l'on chauSe. Pour opérer les premiers recuits en jaune, on s'arrête au moment où le suifrépaml des fumées blaodiei; on obtient le recuit au brun en chaulhnt Jusqu'à ce que lei vapeurs soient très abondantes et colorées; pour le recuit an bleu , on doit élever la températUFfl de l'acier jusqu'à ce qoe le suif soit sur le point de s'enflammer.

L'acier éprouve par la trempe uue modificatton comparable à celle que subit la fonte. Après la trempe, le carbone ne M trouve plus dans le même état qu'avant la trempe. En effet, l'acier non trempé, traité par un acide, se dissout en laissant un résidu très sensible de graphite , tandis que l'ader trempé ne donne pas de graphite Iwsqu'on le traite par les acides ; le carbone se dégage à l'état de carbure d'hydn^éne.

\(;)Kns. 276

L'acier perd aa suiiOrilé lorsqu'un le tremjie, el ne rend plus ^ue des sona terneë ^i veilési

-Jloiui 4if9iiil à qttilt ilgDtt ob pttill iMâlltitth<t 1« iMiUiiir

: 1* Un ader d« bmin« ^yttlité, tréUlpé à une faible dlia-

u*^ devietit 1res dur; 2° sa dureté est uniforme dans toute sa

rBiasse; S"* après la trempe, il résiste au choc sans se rompre^

•t ne perd sa dureté que par un recuit très intense; A^ il sô

soude avec facilité et sans se fendiller ; 5** il montre dand sa

cassure un grain lin et égal ; il est très den^e et convient aux

€d)Jets polis.

^; On divise les aciers en quatre variétés principales : Vacier •• naturel, V acier de cémentation, [*aciet fonduiVacief damaêêét

Acier nuturel. — Cet aciet* porte souvent aussi le ilom

ii^acier de forge ou d'acier de fonte. On l'obtient en affinant

I iocomplétement la fonte dans des creusets profonds au contact

de Tair ou sous l'influence de l'oxyde de fer qui la décarbure»

-^ lia fonte contient plus de carbone que l'acier ; on comprend

\ donc qu'en enlevant à la fonte une certaine partie de son cak**

' lK>ne, on puisse la ti'ansformer en acier» Dans la préparation

éê Taèier naturel, on emploie toujours de la fonte niadganééée

par les raisons qui ont été indiquées en parlaht des forges

Mttalanes.

L*opératiot) se fait dahs un foyer comparable aux feux d'af* fineriei contenant la fonte en fusion et une certaine quantité de battitures de fer.

L*acier de forge est principalement employé à la confection des instruments aratoires.

Dans l'extraction du fer par la méthode catalane, on carbure quelquefois assez le fer pour le transformer en acier naturel.

Aekev de céineutMiloii. — La cémentation est Une opé-

ration dmi» laijueUf ou iicièn; le fer va le cbaulTaiit [tfjulant longtemps dans la pousi^ière de rharbon. Le fer se combine alore i a un conlièmR fnviron de carbone, cl se transformeen acier.

On se sert, pour la oêtnenlalioil, d« creusets ou de caisses laites <iv iL-rrcoudo briques rèfraclaircs, qui sont placées dant un fourneau de telle manière que la flamme les etiveluppi' dt ■ lousc(>tés; les caisses goiil remplies do couflics allcrnalivcs Jb ( malicre cbarbonneuse nommée cément el de barreaux «le fer: | les barreaux métalliques lie doivent pas se (ouclier. Oit plu* j dans les caisses des liges de fer nommées fproKrf»«, que l'on retire de temps en temps , et dont on se sert pour appriV-ier le degré de la cémentation. La température ne doit pas Cire assez élevée pour faire entrer l'acier en fusion.

On a beaucoup varié d'opinions sur la nature des céinaiU qui conviennent le mieux pour la production de l'ncier : oii i conseillé l'emploi du sel marin, des cendres, etc.; maiiilpa- j ralt démontré que le cbarbon doit Être préféré. 1

0» eémenlc quelquefois à In surface seulement de j»etil« ' pièces rk' Ter |iar uu prLici'dé <[ui purle le nom de Initift r» yaquetg, et qui consiste à chauffer des objets de fer dans des caisses de tôle, de fer, de fonte ou de terre, avec un cément composé de cbarbon, de suie, de cendres et de sel marin.

Plusieurs corps peuvent donner de la dureté au fer : il suffît, en effet, de frotter une lame de fer chauffée au rouge avec un cristal de cyanoferrure de pota.ssium, pourluidonner à la surface la durelé de l'acier.

L'acier de cémentation est ordinairement recouvert d'am* j>oules ; ce qui lui a fait donner dans le commerce le nom d'acier poule.

Lorsqu'on veut diminuer la dureté de la surface d'un acier, cl qu'on le destine, par exemple, au travail du burin, on le niaiiilienl pendant cinq ou six heures à une chaleur blanche dans de la limaille de fer.

Acier fendu. — Cet uner est le plus liomo[^ciie ai le plus limé. Un l'oblienl en soumellaiit l'arier de cérnentalioii à la Hon. Il est très dur ; il peut prendre un beau poli , el préiile souvenl la propriécé précieuse de se tremper par la Lile action de l'air.

Acier daniMHé. — On donne ce nom à une variété d'acier

li se recouvre d'une espèce de moiré lorsqu'on le traite par s acides étendus; on le nonmie souvent acier kooIz, ou ter indien .

On obtient un acier propre au daniassage en laissant froidir lentement de l'acier riche en carbone; il se forme jrs dans la masse des carbures de fer en proportions défies qui peuvent cristalliser et apparaître ensuite sous l'ac- )n des acides.

On prépare égalemenl un acier damassé comparable à cîer wootz, en fondant du fer de bonne qualité avec 2 cen- ;mes de noir de fumée ou de coko.

Lorsqu'on se sert de ce dernier cliarbon, l'acier contient en fierai quelques millièmes d'aluminium ; on a du reste silalé la présence de ce métal dans plusieurs aciers damnssés meol de rindc.

D'après MM. Faraday , llréaut , Berlbier , Fischer, Stoirt, etc., on forme également des aciers damassés en alliant l'acier ordinaire du cbrôme, du platine, de l'aluminium. . le duc de Luyiiesa produitde très helles lames damassées I alliant à l'acier de petites quantités de tungstène ou de olybdène.

Il résulte des reclierclies récentes d'un iiif-'énieur russe, n AnocnlV, (|iie hi métliode la plus sure pour obtenir un acier e au daniassage consiste à fondre dans un creuset rétire & kilogrammes de fer très pur avec 1/12 de graphite, de battitures de fer, l/'iA de dotomie servuit de flux.

S78 MÉTAVK.

Pour faire apparaître I0 damassagei 011 décape Taeieravee du sulfate de fer contenank une certaine quantité de sulfate d alumine. L'acier damassé ainsi prépaie pêratt 6bre beaucoup plus dur que le meilleur acier fondu «

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