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ACIDE ACÉTIQUE

lefiu. L'opération est ordinnirement terminée après trenteheures. M. Schuzenbach a remarqué que l'acctiflration Lplus rapide lorsque les ropeauxdehétreonlélé préalable-

it arrosés de vinaigre fort.

iO est facile de se rendre compte de la théorie de cette opétlxi.

Les copeaux de hêtre sont destinés à diviser le liquide et à Iliiplier le contact de l'nlcool avec l'air ; le bois contient , outre, une matière azotée qui détermine l'oxydation de leool. Le moùl de bière que l'on ajoute agit aussi comme et active 1 acétilîcation. On a reconnu que, pendant Ue opération, la réaction chimique produit assez de chaleur ir élever la température de la masse à hd". Les vinaigres de table sont ordinairement faits avec du vin. donne, en général, la préférence aux vinaigres blancs, ci le procédé qu'on suit à Orléans, et dans la plupart des lys vignobles, pour préparer le vinaigre : Dans un atelier oi!i l'on mairilient la température entre et 30", on dispose plusieurs rangées de tonneaux en les ^nt sur leur fond. On choisit de préférence ceux qui, utt déjà servi à cette fabrication, ont leurs parois recouvertes ferment, que l'on désigne communément sous le nom de n de vinaigre. Ces tonneaux sont percés de deux trous à j fond supérieur: l'un qui sert à l'introduction du vin, iilre au dégagement de l'air. On verse d'abord dans chaque ineau une certaine quantité de vinaigre bouillant; puis, IB les huit jours, on y introiluit 10 à 12 litres de vin qui a ré sur des copeaux de lustre. En quinze jours, l'acétification i terminée. On soutire alors la moitié du vinaigre contenu BS chaque tonneau, et l'un recommence l'opération avec de ""■"vcaii siii. I"i ]wif nuu liniiMnnnée, le cidre, le poiré, un nd nombre de liqueurs sucrées ou alcoolitpies peuvent être tées ptr des moyens analogues.

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Ml> CniUlF. OnGAKIQL'E.

On peut faire l'acide acéliqiic par un aulre procédé qui consUle à soumetlrB le bois ù la distillation. CVsl a Leluii, ingénieur rrnni;ais, qu'est due l'idée d'extiaircindusLrielIcmcnl l'aride acétique dus produits dû la calcinalion des matiérej organiques, et particulièrement du luts. La rabricalioii <Ie VaciJr jiyrotignmx a été exécutée pour la première fois pv. les frùrus Molierat.

On introduit environ b stères de bois dans de grands cylindres en l61c rivée ; on fait communiquer les cylindres avec UK série d'appareih coodensaleurs. Les gaz qui se produisent, dans cette distillation sont ramenés par des tuyaux dansk foyer, el entretiennent la distillation.

Le liquide qui se condense est composé en partie d'eau, ie goudron, d'esprit de bois et d'acide acétique.

On le débarrasse du goudron qui le surnage , et on l'intro* duil dans un alambic en cuivre. C'est dans les premiers produits de la distillation que l'on trouve l'esprit de bois ; l'acitlc acétique , qui porte le nom d'acide pyroligneux , passe tu second lieu.

Cet acide pyroligneux est toujours coloré et possède une saveur de goudron qu'une nouvelle distillation ne pourrait lui enlever. 11 faut, pour le désinfecter complètement, lui donner de la fixité en le combinant avec une base. Une chaleur convenablement appliquée peut alors décomposer le goudron sans altérer l'acélate. Dans quelques fabriques, on sature l'acide pvroligneux par le carbonate de soude. Mais ordinairement on trouve plus d'économie à traiter d'abord l'acide pyroligneux par le carbonate de chaux, et à décomposer ensuite l'acétate de chaux par le sulfate de soude : le sulfate de chaux se précipite, et l'acétate de soude qui reste dans sa liqueur peut (Mre purifié par cristallisation. •

On prend 100 kilogrammes de ce sel que l'on introduit dans une grande cliaudièrc en fonle peu profonde, on le torréfie

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«Ddant vÎDgI-qualrc Iieures en brassant t'ontinuuliemetit la uasse avec un ringard. Cette opération exige de grandes préïaations, car une température trop élevée déterminerait immédiatement !a combustion de l'acétate de soude. L'acétate Je soude torréÛè est repris par l'ean , et cette dissoli tîon slandonne alors des cristaux de sel pur.

On traite ensuite l'acétate de soude par de l'acide sulfunipie étendu de la moitié de son poids d'eau. lOO parties j'acétate exigent environ 36 parties d'acide snlfurique con- ;enlrc. L'acide acétique qui se dégage est reçu dans des conlensoteurs, et peut èlre purifié par une seconde distillation.

Les dilTérents bois donnent par leur distillation des proporions très variables d'acide acétique. D'après M. Stolze, le wisde frône est celui qui en fournit le plus, tandis que le bois l« sapin est celui qui en donne le moins.

Dans In distillation du bois, il se produit un liquide inflamcnoLle, soluble dans l'eau, et que l'on nomme esprit de bois: ce corps peut remplacer l'alcool dans quelques unes de ses ^piications; il dissout les résines et sert à fabriquer les vernis. le commerce consomme maintenant une assez grande quantité d'esprit de bois.

On peut encore obtenir l'acide acêliipic en soumettant les •celâtes métalliques ù la lîislillation ; l'acétate de deuloxyde lie cuivre est ordinairement employé à cet usage. On introduit M sel dans une cornue en grès ou en verre lulce, li laquelle on adapte un condensateur. On cliaufFe avec précaution. Bien- Wtil passe à la distillation un liquide coloré qui est formé d'scide acétique, d'une Ir^s petite quantité d'acétone et d'acélilte de cuivre entraîné. Une rectification de ce liquide donne l'acide acétique parfaitement blanc, que l'un nomme vinaigre al.

•rrU*i9 <■• l'MMenvéilqHC.— Getftcidei aussi con-

[ LUIMIB onUANlUttR.

centré que (tossible, est scdïtlo jusqu'à lu tompcmture de 17*^ à cette température, il entre en Fusion et forme un liquide incolore; son odeur est caractéristique; m saveur est mor* liante; il est aussi corrosiT que lus acides mini'raux U-iplu énergiques. L'acide acétique est soluble dans l'eau en Uiul« proportions ; il entre en ckullition à 1 20*. Su vapeur est inllaminable et brâle avec une tianime bleue.

L'acJdo ncûliquc présente une propriété qui le distingue dt quelques acides végétaux ; il tic précipite pas l'albumine et dissout iulîbrine.

Atitmtmm. — l'iusieurs acétate;) aont employés dans la urts.

L'acétate d'alumine sert en teinture cl dans l'impression sur toiles : on le nomme mordant Je rouge dts indienwwt.

Les acélates de fer portent dans les arts les noms de pyrolignite de fer, de liqueur de ferraille, ou de Imuitlon noir : cet sels Ront employés soit on teinture, soit dans le procédé dl conservation des bois qui est dû à M. Boucherie.

L'acétate neutre de plomL, comiu sous le nom de sel dcSiturne, est employé dans les arts et en médecine : c'est un da réactifs chimiques les plus précieux.

L'acétate de plomb basique est nppelé en médecine txlraH de Salvrne^ eau de Goulard : on l'emploie dans la fabricalitai du blanc de céruse.

L'oxyde de cuivre se combine avec l'acide acétique en plusieurs proportions ; le corps que l'on nomme virt-de-grit tA un acétate de cuivre basique : onl'obtient ordinairement en abandonnant à l'air des lames de cuivre recouvertes de marc de raisin. L'alcool contenu dans le marc de raisin s'acidiËe; l'acide acétique détermine l'oxydation du cuivre par l'oxygène de l'air, et forme, avec l'oxyde métallique, un acétate biba-

siqUC.

Lesfeuilles de cuivre, recouvertes d'acétate de cuivre, sont

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et doiiHL'nt une poudre verte i\ui est le vert-de-gris du nmei-ce.

L'oxydation du cuivre dans la {tréparatinn du vert-de-gris Itpnlle celle du plomb dans la fabriralion de la céritae de ilUnde.

La facililé avec laquelle se forme l'ucétate de cuivre, lorsl'on met le cuivre en présence de l'acide acétique et de l'air, Miive que, dans les usages domestiques, il faut avoir le soin ^préscner le cuivre du contact des liquides qui contieriînl de l'acide acétique, ou qui peuvent s'acidilier à l'air. Les aoélatcs de cuivre sontempluyés comme couleurs vertes la teinture en noir sur laine.

ACIDE OïAI.IUl'E.

L'acide oxalique cristallise; ses cristaux sont incolores et une transparence parfaite. Mis en contact avec l'eau, ils s'y ssolvcnt en faisant entendre une sorte de décrépitation qui ralt être produite par le dcgagemenl d'une petite quantité ffa emprisonnée dans ces cristaux au moment de leur 'malion.

Huit parties d'eau froide dissolvent une partie d'acide oxaluo ; l'eau bouillante en dissout son propre poids. Cet acide 1 également soluble dans l'alcool.

La saveur de l'acide oxalique i-st aigre cl piquante. Il e^l Fièneux à la dose de 16 à 20 grammes. L'acide oxalique entre en fusion vers 100". m

t n«i«rel. — L'acide oxalique est très répandu dans ire organique. Ou le rencontre à l'état de liberté dans Is du pois cliiche leiccr aiielinum] ; il est ordinairement né avec des bases, le plus souvent avec la potasse, la Ml la cbaux. C'est fuasi qu'on le trouve dam Touille et

89 cumiB oncAMot'K. ^" ^

dans les autres espèces d'nxali* à l'élat i]e M-o.\alate de potasse [sti d'osrille}, Jaris la Ijurille t-l dans les planle; narines, à rétat d'ûsalatr' neutre de soudfî. Les licliens ijui croissent sur des pierres calcaires contiennent tous de l'osalate de clmux, et la proportion de ce sel atteint souvent Ift trois <[Uflrts du poids uiéme de certaines espèces de licbon5.

L'oixalale de chaux constitue presque entièrement les mlcub urinaires désignes, it cause de leur forme et de leur couleur, sous le nom de calrult muraux.

On trouve ijueltjuefois, dans des lignites, un oxalute bisicjuedc sesqui-oxyde de fer, que les minéralogistes désignent »ous le nom de humboldlitt.

Wrépwurmtlmn. — I/acide oxalique prend naissance dans un très grand nombre de réactions. Tous les corps rjui reliennenl faiblement leur oxygène, tels que racideazotique.lVidB ploinliique, le permanganate de potasse, etc., transformait les maliêres organiques en acide oxalique ; celles qui paraissent le mieux se prtMer à celle transformation sont, en général, les matières qui contiennent l'oxygène et l'hydrogène dans les m^mes proportions que l'eau.

On prépare ordinairement l'acide oxalique on faisant réagir l'acide azotique sur l'amidon ou sur des sucres de qualités inférieures.

1 partie d'amidon traitée pur 8 parties d'acide azotique d'une densité de 1,42, étendues de 10 parties d'eau, donne, après une ébuHition prolongée, une liqueur dont on sépare, par l'évaporalion, de beaux crislaux d'acide oxalique.

L'amidon, soumis à l'aclion de l'acide azotique, donne environ la huitième partie de son poids d'acide oxalique. Le sucre en produit plus de la moitié de son propre poids.

L'acide oxalique du commerce est quelquefois altéré par dos traces d'acide azoïiijue dont ou le débarrasse facilement

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fn le fiiisant cristalliser. Il ne doit pas laisser de n^sidu par la fficinalion.

-^ On extrait, en Suisse, l'acide oxalique du sel dVxseille que tient le rumcx a^^etosa, ou grande oseille. On pile cette le, on en exprime le suc, qu'on chauffe légèrement pour clarifier, et qu'on concentre après l'avoir filtré. On clarifie psssi quelquefois le suc en le faisant bouillir avec un peu iTw^île blanche qui s'empare des matières colorantes. Au lliul de six semaines, il se dépose des liqueurs une quantité sidérable de petits cristaux verdàtres que Ton purifie |>ar cristallisations répétées.

100 kilogrammes de feuilles fraîches produisent environ 120 gramme^ de bi-oxalate de potasse.

(^ "On sature l'excès d'acide contenu dans ce sel par du carbode potasse ou de soude, et l'on précipite, par l'acétate plomb, foxalate neutre qui en résulte. L'oxalate de plomb lavé est ensuite décomposé par l'acide sulfurique étendu : liqueur filtrée et concentrée laisse déposer par le refroi-

ment de facide oxalique.

Gay-Lussac a conseillé de retirer l'acide oxalique de la ba-

e, qui croit en abondance sur les côtes d'Espagne. Le suc

ç cette plante contient de l'oxalate de soude qu'on pourrait

lécipiter avec du chlorure de baryum. Il ne resterait plus

à laver foxalate de baryte et à en retirer l'acide oxalique

moyen de facide sulfurique étendu d'eau.

IJMiipes. — L'acide oxalique est employé en grande quandansles fabriques de toiles peintes. On s'en sert comnu» eur pour détruire le mordant sur les parties de f élolU» doivent conserver leur blancheur. On s'en sert pour f avide quelques couleurs.

\ remploie aussi pour écurer les ustensiles en cuivre et faire disparaître, sur le linge, les taches de rouille. Ces

applications de Tacide oxalique libre et des oxalates acides reposent sur la propriété que possède cet acide de former des sels solubles avec les oxydes de cuivre et de fer.

L'acide oxalique est employé à l'état d'oxalate d'ammoniaque pour reconnaître et doser la chaux.

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