AXES PLACES 0ANS LE PROLONGEMENT
{n? 87), toutes les parties tournent en même temps, et tous les points décrivent des chemins ou des nrcs proportionnels à leurs distances à l'axe.
Il ne sera pas inutile de donner ici quelques notions sur les principales dispositions à suivre pour le montage des arbres placés dans le prolongement l'un de l'aut^, et sur les moyens de les réunir ou de les séparer.
179. Embrayages. DisposUiom à donner aux arbres placés dans le prolongement les uns des autres. — Les arbres qui transmettent le mouvement aux diverses machines d'un grand atelier sont ordinairement placés à la partie supérieure de l'étage, près du plafond, et supportés, de distance en distance, par des paliers auxquels il convient de donner beaucoup de stabilité pour que les différentes parties d'un même arbre ne cessent jamais d'être dans le prolongement les unes des autres. L'arbre principal, qu'on nomme assez souvent Farbre de couche ou Varbre moteur de l'atelier, est habituellement supporté par des consoles en fonte, qui font partie de colonnes de même métal espacées de y^fiO à 4 mètres au plus, et disposées dans l'axe longitudinal du bâtiment ou parallèlement à cet axe. Si Ton emploie des poteaux en bois, les consoles y sont solidement boulonnées; il en est de même quand l'arbre doit être établi le long des murs de face. Sur ces consoles reposent les^ paliers proprement dits, qui sont placés dans un encastrement, dans lequel ils sont solidement calés et boulonnés, après avoir été ajustés tant pour la hauteur que pour la direction. Les modèles des consoles doivent être disposés de manière à laisser pour ce montage assez de latitude dans l'emplacement du palier pour que l'on puisse rectifier les irrégularités qui peuvent résulter du placement des consoles sur les piliers.
Tous les arbres principaux et ceux qui ont une grande longueur doivent, autant que possible, être ainsi soutenus par des supports très-solides, et l'on ne doit suspendre aux charpentes du plafond que les arbres particuliers des di-
verses machines de fabrication, quand ils sont assez légers pour ne pas occasionner de flexions. Dans des cas pareils, il faut consolider les solives auxquelles on attache les consoles pendantes, en en réunissant plusieurs par des traverses boulonnées*
L'écartement qu'il convient de donner aux supports a été limité à 3 mètres ou S^^^SO, et tout au plus à 4 mètres, parce que c'est aussi la distance des entr'axes des bâtiments, et surtout parce qu'avec des longueurs de 4 mètres et plus, les arbres sur lesquels on place les poulies destinées à transmettre le mouvement aux machines de fabrication fléchiraient et vibreraient, ce qui nuirait beaucoup à la stabilité et à la bonne marche des machines.
180. Embrayages fixes. — Pour la facilité du placement des poulies motrices, il convient que les arbres de trans- ^ mission soient tournés dans toute leur
longueur; leursextrémilés, exactement terminées à des plans perpendiculaires à l'axe, sont réunies dans un manchon alésé au même diamètre , et fixé sur l'un des arbres par un boulon, qui serre la clef de calage et le manchon sur l'arbre. Ce dispositif est celui qtji affaiblit le moins l'arbre, et il est préférable au système d'entailles par lequel on engage quelquefois les deux extrémités l'une avec l'autre dans l'intérieur du manchon. On y ajoute une clef de calage, qui supporte l'effort de torsion produit par la transmission de mouvement et empêche le boulon d'être coupé, celui-ci ayant seulement pour objet d'empêcher le manchon de glisser, dans la longueur de l'arbre si la clef de calage se desserrait un peu, ce qui occasionnerait l'interruption de la transmission.
La portion de l'arbre qui s'engage dans le manchon a, comme nous l'avons dit, exactement le même diamètre que le reste, afin que l'emmanchement des poulies se fasse partout facilement, et qu'une simple clef de calage suffise pour les fixer. Il convient de faire le long d'une même arête, sur