AXES PLAGES DANS LE PROLONGEMENT
très-lourdes, il arrive que le désembrayage est difficile à produire, et que Tembrayage brusque est dangereux et compromet la solidité des pièces de la machine.
1«5. Désembrayage instantané, — Dans les grands laminoirs à grosses fôles, par exemple, il arrive quelquefois que» par
suite de maladresse, les cylindres se trouvent trop serrés pour que le passage du fer puisse avoir lieu sans danger de rupture des cylindres. Il importe alors d'avoir un moyen de désembrayer rapidement pour permettre aux cylindres de s'arrêter.
A cet effet, le joint des deux manchons d'embrayage présente sur une portion de son pourtour une fente de 4 à 5 centimètres de large, tandis que le reste offre une saillie, un plan très-incliné, qui remplit cet intervalle. Un levier, posé sur le sol et maintenu entre des guides qui le dirigent perpendiculairement à la direction des arbres et en dessous, étant poussé rapidement par un homme, sa pince, d'abord engagée dans la partie ouverte du joint, se trouve ensuite dans celle qui est occupée par le plan incliné, et par l'insertion de son épaisseur dans le joint, elle oblige le manchon mobile à s'écarter, et produit le désembrayage.
Quand ensuite on veut rétablir la solidarité du mouvement, on est obligé d'arrêter toute la machine et de ramener le manchon mobile à sa position.
184. Désembrayage à vis. — On peut aussi dans certains cas produircT le mouvement de glissement du manchon mo-
bile, soit pour désembrayer, soit pour embrayer pendant le mouvement y au moyen d'une yis qui pousse ou ramène le
manchon graduellement. Mais cette disposition ingénieuse ne parait préférable à l'embrayage ordinaire que pour les machines puissantes , qui ont des manchons d'embrayage trop lourds pour qu'un ou deux honunes puissent facilement les faire glisser sur l'arbre, et, dans ce cas, l'embrayage ne peut guère se faire pendant la marche.
La figure ci-dessus représente un de ces embrayages. Cet appareil se compose d'un arbre ab, sur lequel sont fixés deux bras e et y, placés à droite et à gauche de l'arbre moteur, et reliés par deux petites brides ce avec deux autres bras cd^ fixés sur un même arbre, et qui portent des boulons engagés dans la gorge de la partie mobile du manchon, à hauteur d'un même diamètre. A l'extrémité de l'arbre g est fixé un bras de levier gh, terminé par une fourche h^ dans laquelle se meut un petit arbre formant écrou. Une vis terminée par une manivelle tourne dans cet écrou, et, comme la mobilité de l'arbre dans lequel il est ménagé permet de prendre le point d'appui de la vis en différents points par rapport au bras gh^ il s'ensuit que, par l'action de la vis, on force ce bras à tourner dans un sens ou dans l'autre, de façon à opérer l'embrayage ou le désembrayage.
185. Embrayage ordinaire à friction. — Pour éviter l'inconvénient et les accidents qui peuvent résulter d'un embrayage
brusque entre un arbre en re-
J|3^[P^>>s.^ pos et un arbre en mouvement,
^^ \ ' ; on a proposé depuis longtemps
Mi^ .. jL — ip^-^rr-^ un dispositif que Ton appelle
\ "^^ p":^ embrayage à friction^ et qui con-
siste principalement en ce que le manchon fixe présente un tronc de cône creux, dans lequel s'engage un tronc de cône en relief porté par le manchon nio-