‹ Notions géométriques sur les mouvements et leurs transformations: ou, Éléments de cinématiqueChapitre 32 sur 39 · AXES PLACÉS DANS LE PROLONGEMENT · texte numérisé non relu

AXES PLACÉS DANS LE PROLONGEMENT

bile : à mesure qne le levier à fourche appuie davantage celuici contre le premier, le frottement qui tend à les empocher de glisser l'un sur Fautre augmente, et bientôt Farbre immobile participe au mouvement. La transmission du mouvement se Tait ainsi plus graduellement et sans secousses brusques.

Pour prévenir Finterruptîon du mouvement que produirait le moindre mouvement rétrograde du manchon mobile, on peut employer divers moyens, et, entre autres, composer le manchon mobile de deux parties, dont Fune, le cône en relief, produit Fembrayage, et dont Fautre, munie de saillies comme dans Fembrayage ordinaire, maintient la solidarité du mouvement.

Ce dispositif, qui a été proposé principalement pour les machines lourdes à conduire, exige alors que l'on donne aux cônes de grandes dimensions pour prévenir la rapide destruction des surfaces frottantes, et cette sujétion en limite beaucoup Femploi.

Autre disposition des mcmchom â^ embrayage par frottement. — Il faut remarquer que le dispositif indiqué par la figure

ci-dessus exigeant que le manchon saillant exerce un effort assez grand dans le sens longitudinal de Farbre contre le manchon creux, il en résulte une poussée générale sur Farbre et sur ses supports, ce qui offre des inconvénients. On y a remédié par la disposition suivante, adoptée pour les arbres de transmission de la galerie d'expériences du Conservatoire.

La figure ci-contre fait voir que les deux manchons sont serrés Fun contre Fautre par traction et non par poussée, de sorte qu'au lieu de tendre à éloigner Fune de Fautre les deux parties de Farbre que le manchou doit rendre solidaires quant au mouvement de rotation, elles tendent à les

rapprocher et à les serrer l'une conlreTaulre par leui^ extrémités. Llnconvénîent d'une poussée <les arbres sur leurs supports est donc tout à fait éTité,'si Ton a eu ïa précaution de régler la longueur des parties de l'arbre, de façon cpi'elles se touchent toujours à peu près bout à bout.

Des ttLCS parallèles.

186. — Ge cas est celai qui se préseiUe le plus fréquemment d»i8 les machines.* U peut être partagé en deux autres : celui où les axes sont à une petite distaûcerua de l'autre, et celui où ils sont à une grande distance.

187. Axes parallèles à une petite distmce. — Soient c et c' les centres âes deux a^es, e étant celui du moteur, </ celui de l'arbre auquel on veut transmettre le mouvement. SI l'on monte sur ces deux axes deux roues ou tambours en bws, exactement tournés et dont les rayons soient déterminés, de manière que leur somme soit égale à h distance ccf des centres, ces roues se toucheront en t. ^ elles sont ainsi Siif-

fisamment pressées Tune contre l'autre , quand la roue c tour* nera, elle eniraînera la roue cf, qui tournera ainsi autour de son axe ; et, comme dans ce mouvementnous supposons les roues assex exactement tournées et pressées l'une contre l'autre pour qu'elles ne glissent pas, il est clair que les arcs (foi s'enrouleront l'un sur l'autre seront égaux. Si, par exemple, on suppose les roues en contact au point r, et queiemouvewient ait lieu dans le sens des flèches, les arcs fm et m' qm s'enrôu-' leront l'un sur l'autre, et qui amèneront au contact les points m et m', seront égaux. Il suit de là que, si le rayon Cm delà roue conductrice est double du rayon CW de la roue cop-

in DES AXES PARALLÈLES.

duile» et par conséquent, si la circonférence de la première est double de la seconde, la circonférence entière de celle«>ci sera venue en contact ou se sera enroulée sur la demi* circonférence seulement de la première. La roue CW aura donc fait deux tours pendant que la roue Cm n*en aura fait qu'un. On verrait de même qjie si le rayon Cm est égal à 3, 4, 5 fois GW, le nombre de tours de la circonférence GW sera 3, 4, 5 fois celui des tours de la circonférence Cm.

En général, dans cette transmission de mouvement par contact ou par roulement de deux roues dont les axes sont parallèles, les arcs décrits ou développés sur chacune des circonférences sont égaux.

Les nombres de tours faits par Us deux roues sont en raison inverse des rayons,, et par conséquent dans un rapport constant; de sorte que^ si l'une d^eUes se meut uniformément^ U en est de même de Vautre.

Il est d'ailleurs évident que les ix)ues tournent en sens contraire, c'est-à-dire que, si l'une d'elles tourne de gauche à droite, l'autre tourne de droite à gauche.

Le dispositif que nous venons de décrire, et dans lequel le mouvement se transmet d'un arbre à l'autre, par l'effet de la pression qui appuie les roues ou tambours l'un contre Tautre, est employé particulièrement pour des machines qui ne travaillent qu'à certains moments, par intermittences et à volonté.

De ce nombre est le tire-sacsàes moulins à farine, au moyen duquel un ouvrier fait monter ou descendre les sacs de farine à tous les étages d'un moulin, les reçoit ou les envoie sans se déplacer.

188. Emploi des rouleaux à axes parallèles pour les machines de précision. — M. Savart, père de l'illustre physicien de ce nom, avait imaginé et construit une machine à diviser, dans laquelle des mouvements très^précis étaient communiqués d'un axe à un autre par deux roues métalliques, |)ai'-

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