DES AXES PARALLÈLES
sur un arbre et qu'on appelle poulie folle, et Tautre fixe, calée sur cet arbre par ime clef. La seconde reçoit la courroie quand on veut faire travailler la machine , et lorsqu'on veut Tarrëter, on fait passer la courroie sur la poulie folle, en la guidant à la main ou à l'aide d'une griffe disposée exprès à la portée de l'ouvrier-
Ces grifTes sont des espèces de fourches à bras parallèles , qui embrassent la courroie, et qui peuvent glisser entre deux guides perpendiculairement au plan moyen des poulies.
On peut supprimer la poulie folle et en faire remplir l'office par la poulie fixe en montant celle-ci à frottement doux sur son arbre,, et la rendant à volonté solidaire ou indépendante, quant au mouvement de rotation, au moyen d'un cône de friction monté sur l'arbre , et que l'on serre ou desserre à volonté.
Dans les transmissions de mouvement par courroies, on remarquera que le mouvement des deux circonférences a ordinairement lieu dans le même sens; les deux poulies tournent donc aussi dans le même sens.
Si l'on a besoin de faire marcher les poulies en sens contraire , on croise les brins.
Les longueurs de cordes ou de courroies enroulées et déroulées à la circonférence des poulies étant évidemment les mêmes pour toutes deux, il s'ensuit encore, comme pour les rouleaux, que les nombres de towrs sont entre eux en raison inverse des rayons des poulies. Ainsi, quand les rayons sont entre eux comme 4 est à 3, les nombres de tours sont entre eux comme 3 est à 4. On peut donc, par un choix convenable de ces rayons, établir entre ces nombres de tours le rapport dont on a besoin.
Lorsqu'il s'agit de machjnes lourdes à conduire, il faut donner aux courroies une assez forte tension, et il convient surtout d'augmenter la longueur de l'arc de la poulie qui est embrassée ; il y a alors avantage à croiser les brins. Il est inutile d'accroître la largeur de la courroie pour Tempêcher de glisser, cela n'y fait rien. Quelquefois, pour assurer