Balancier oscillant, — Dans quelques machines fixes
IHS LA BIRECTIOK IHSS MOUVEMENTS* 55
on remplace le parallélogramme par un balancier dont l'axe est soutenu par une bieUe mobile qui peut décripe un arc de cercle autour de l'axe qui lui sert de point d'appui. Ce balancier, dont l'axe est mobile, pr^id le nom de balancier osdUant. A la partie supérieure B de la bielle verticale AB est placé un palier destiné à supporter l'axe B d'un balancier J3G, que nous représentons dans sa position extrême supérieure; à son extrémité G -est reliée directement la tige du piston qui doit parcourir la verticale CX, et à son milieu D un tourillon auquel s'articule une traverse qui peut tourner autour de ce point et autour du point fixe £, situé à l'intersection de l'iiorizontale BS et de la verticale GX. Lorsque ]e piskm descend, le point G tend à décrire un arc
de cercle autour du point B, mais comme le point D est relié au point E, il décrit aussi un arc autour de ce dernier point, de sorte que le point G, entraîné dans ce mouvement et dans celui qu'il tend à prendre autour du point B, est assujetti à décrire à peu près la verticale GX. Si le point B était toujours situé sur l'borizontale £^ le point G serait toigours sur la verticale GX: en effet, quelle que soit la position des deux triangles EBD et EDG, leurs bases EB et EG seront toujoui-s perpendiculaires, car si l'on achève le parallélogramme qui aurait pour côtés adjacents BE et EG, cette figure serait toujours un rectangle, puisque ses demi-diagonales GD et £D, et par suite ses diagonales entières sont toujours égales. Les
deux lignes BE et EG étant toujours perpendiculaires Tune à l'autre, il est évident que si Tune £B était toujours horizontale, l'autre serait toujours verticale, et que le point G décrirait une ligne droite; mais, comme le point D est situé sur l'arc BB'B", il s'ensuit qu'il se trouvera quelquefois au-dessous de l'horizontale EB ; alors la droite qui joindra les deux points E et B étant inclinée sur l'horizontale, la ligne CE le sera sur la verticale, et par suite le point G sera hors de la verticale.
Si l'on cherchait tous les points de la courbe décrite par le point G, on obtiendrait une courbe en 8 analogue à celle qu'on a obtenue par le parallélogramme de Watt. Gomme la déviation du point G dépend uniquement de l'abaissement du point B au-dessous de l'horizontale, il est clair qu'on rendra cette déviation la moindre possible en donnant à la bielle AB une grande longueur.
De la transformation dn mouTement reetiligne continu en r^etiligne eontlnu.
4o. De la transformation et de la transmission des mouvements. — Le mouvement que reçoit la première pièce d'une machine n'est pas toujours celui qui convient à l'ouvrage, au travail que doit faire la machine. Il arrive aussi sans cesse que la machine motrice est séparée d'îla machine à mouvoir, et que le mouvement de la première doit être transmis à la seconde. L'un des principaux objets de la mécanique est de changer, de transformer, de transmettre des mouvements donnés en d'autres selon les besoins de l'industrie : c'est ce que l'on nomme la transformation ou la transmission des rmur vements.
46. Classement des moyens de transformation des mouvements. — Pour classer les moyens de résoudre cette question, on distingue différentes sortes de mouvements que l'on sépare assez généralement en mouvements continus, ou
qui ont lieu toujours dans le même sens ; et en momements (dternatifSy qui ont lieu successivement dans deux sens opposés. Mais, par l'expression de mouvement continu^ il ne faut pas entendre un mouvement qui aurait lieu sans aucune interruption, mais seulement un mouvement qui, pour chaque opération, chaque période de travail, se produit toujours dans le même sens tant qu'elle dure , sauf à rétrograder, s'il est nécessaire, pour recommencer une autre période, une autre opération ; tandis que le mouvement alternatif est celui qui, pour une même opération , une même période complète, se produit nécessairement dans deux sens opposés.
On peut donc établir pour les divers mouvements la classification suivante :
1« Le mouvement rectiligne continu^ c'est-à-dire qui a toujours lieu en ligne droite et dans le même sens : tel est le mouvement d'ascension des fardeaux^, celui d'un cours d'eau, celui d'un cheval qui parcourt une route, celui du vent, celui d'un train de chemin de fer, etc.
â"" Le mouvement rectiligne altetnatif, c'est-^-dire qui se produit tantôt dans un sens , tantôt dans un autre : tel est celui d'un piston de pompe, ou de machine à vapeur, d'un châssis de scie, etc.
3» Le mouvement circulaire continu : c'est celui des pièces qui tournent toujours dans le même sens, comme les volants, les meules de moulin, les roues mues par l'eau, les laniinoires à fer, les scies circulaires, les meules à aiguiser, etc.
4* Le mouvement circulaire alternatif y c'est-à-dire celui qui a lieu tantôt dans un sens, tantôt dans un autre, comme celui des balanciers des pompes à incendie et des machines à vapeur, etc.
Par des moyens plus ou moins ingénieux on parvient à transformer l'un de ces mouvements en un autre, et nous allons successivement examiner les dispositifs les plus simples et le plus en usage.
47. Du plan incliné. — Le plan înclmé est un moyen de transformer un mouvement rectiligne continu suivant uile
? direction donnée en un autre du même
genre suivant une autredirection. On nomme plan incliné un plan par le- ^ ' ^ quel on en réunit deux autres, et
particulièrement deux chemins, deux terrains situés à des hauteurs différentes. Tous les chemins en pente sont à proprement parler des plans inclinés, au moyen desquels on franchit les hauteurs et les montagnes.
On transforme ainsi le mouvement qui a lieu dans le sens de la longueur du plan en un mouvement d'ascension oti de descente verticale.
La différence de niveau cb des deux plans qui réunit le plan incliné se nomme la hauteur; la distance ab de son extrémité inférieure à la verticale bc s'appelle la base ; le rapport de la hauteur à la base est la pente ou la déclivité du plan incliné. Ainsi, quand la hauteur est le quart , le sixième, le dixième de la base, on dit que le plan est incliné au quart, au sixième ou au dixième. Les routes, en général, ne doivent pas avoir de pentes plus rapides que celles de ^ à ^.
Dans les transports des matériaux Ton a souvent besoin d'établir de semblables plans inclinés; ainsi dans les chantiers de constructions de bateaux, de grands bâtiments, on se sert de plans inclinés pour les lancer , et les faire arriver dans l'eau avec une direction et une vitesse convenables ; dans les forges, dans les travaux de terrassements, on emploie le plan incHné pour le transport des matériaux.
48. Mesure des espaces ou chemins parcourus par wn coi^ qui suit wn plan incliné, — Lorsqu'un corps , tel qu'une voiture, monte le long d'un plan incUné ac qui raccorde deux plans de hauteurs différentes, on voit de suite qu'en parcourant ce plan il s'avance de a vers b en même temps qu'il s'élève vers le point c; lorsque, par exemple^ il est parvenu en e, il est visible qu'il s'est élevé de la hauteur efti qu'il s'est ^vanîcé