‹ Notions préliminaires d'histoire naturelle pour servir d'introduction au cours élémentaire d'histoire naturelleChapitre 11 sur 39 · ANIMAUX VERTÉBRÉS. SI · texte numérisé non relu

ANIMAUX VERTÉBRÉS. SI

physiologiques s’exercent , et ils constituent la cinquième et dernière classe de l'embranchement des animaux vertébrés.

En résumé, nous voyons donc que le groupe des animatix vertébrés se compose do cinq groupes secondaires, savoii .

La classe des mammifères ;

La classe des oiseaux ;

La classe des reptiles;

La classe des amphibiens ou batraciens;

Et la classe des poissons. , .

Dans la plupart des cas, la forme extérieure de ces animaux suffit pour faire reconnaître a quelle classe ils appartiennent, mais cette forme peut varier sans que la nature essentielle de l'être vienne à changer; et parmi les mammifères, par exemple, il y a des animaux qui ont à peu près la forme des poissons, sans cependant en avoir aucun des caractères physiologiques les plus importants. Les marsouins (fuj- 41 ), les dauphins et les baleines sont dans ce cas ; par tous les points les plus essentiels de leur structure et par tous les actes vitaux qui s'accomplissent dans leur économie, ils ne diffèrent pas des mammifères ordinaires, tels que le chien ou le cheval, mais étant constitués pour nager au lieu d'être constitués pour marcher sur la terre, ils ont une forme extérieure différente.

Fig. il. ilarmiin.

11 en résulte que le naturaliste no doit pas attacher une très grande. Valeur à la forme extérieure des animaux, mais dans la plupart des cas cependant il peut se servir utilement des caractères ainsi fournis pour déterminer la classe à laquelle un animal vertébré se rapporte.

En effet, la forme générale du corps est surtout en rapport avec ■o mode de locomotion que l’animal est destiné a exercer : 01 les mammifères sont en général organisés pour la marche ou la course ; ■es oiseaux pour le vol, les reptiles et les amphibiens pour ramper S1 >r le sol, et les poissons pour nager; par conséquent, les mammifères ont d’ordinaire des pattes allongées et bien constituées, les oiseaux ont des ailes , les reptiles des pattes trop courtes pour que leur corps ne traîne, pas à terre, et les poissons des nageoires. Mais ■■ est des poissons aussi bien que des reptiles qui sont complètement Privés de membres, et chez les reptiles, ainsi que chez les mammifères, les pattes peuvent être remplacées par des espèces d’ailes,

comme cela se voit chez les chauves-souris, ou par des sortes de nageoires; par conséquent, les différences dans les organes de la

locomotion ne sont pas nécessairement liées à des différences dans a nature fondamentale de ces animaux, et si l’on classait les vertèbres d après les caractères tirés de ces organes, on comprendrait dans le même groupe des êtres qui différent entre eux par tous les traits les plus importants de leur structure, et l’on réunirait dans une même division des animaux qui au fond sont aussi dissemblables entre eux que le peuvent être deux espèces appartenant à un même embranchement du règne animal.

Les différences que nous avons signalées dans la structure des arguments coïncident avec des différences physiologiques plus importantes. Ainsi les animaux à sang chaud, c’est-à-dire ceux qui ont une chaleur propre , sont les seuls parmi les vertébrés dont la peau soit garnie de ces prolongements épidermiques qui constituent les poils et les plumes, et 1 utilité de l'espèce de vêtement constitué do la sorte est facile à comprendre, puisque cos animaux ont besoin do conserver leur chaleur intérieure. Les animaux à sang froid dont la température intérieure suit celle de l'atmosphère ou de l'efm dont ils sont entourés, n'éprouvent aucun besoin de ce genre et chez aucun d entre eux on ne trouve ni poils ni plumes ; la peau n'est recouverte que d écailles ou se trouve complètement à nu. Il en résulte que existence de poils ou de plumes chez un animal vertébré suffit pour indiquer que celui-ci n’est, ni un reptile , ni un amphibien, ni un poisson, mais bien un mammifère ou un oiseau, et comme nous 1 avons déjà dit, les plumes n'existent que chez les oiseaux, et il n'v a que les mammifères qui aient la peau couverte de poils. Dans là plupart des cas, à première vue, on peut donc reconnaître si un animal appartient ou non à l'une ou à l'autre des deux classes que nous venons de nommer : et quelques naturalistes ont môme proposé u appeler les mammifères des pilifèree, et les oiseaux des pnmifàrs : mais dans certains cas ces caractères extérieurs peuvent venir à manquer, car il est, des mammifères dont la peau est complètement nue comme celle d un amphibien: la baleine, par exemple.

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