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revient en France et se répand dans les autres parties de 1 Europe ( I
Une seconde espèce, la Cigogne noire , >e trouve aussi en Europe et fréquente les marécages.
Parmi les espèces étrangères on re • marque surtout les Cigognes à soc, ainsi nommées à cause de l'appendice charnu qui est suspendu sous le milieu du cou . et qui ressemble à lin gros saucisson ; leur bec est encore plus gros que celui des autres cigognes , et ce sont des oiseaux d’une laideur extrême (/5g. I 38) : ellesnousfournissent cependant ces beaux panaches si légers que l’on appelle marabouts. Ces plumes précieuses se trouvent sous l’aile. On connaît deux espèces de cos cigognes : l’une vit en troupes ;i l’embouchure de plusieurs fleuves de l' Inde ; l'autre habite le Sénégal.
Les Spatules [Platalea) appartiennent aussi à la même tribu, mais difi.'ijj. iss. cigogne n soc. furent des cigognes par la forme singulière de lour bec qui, très long et tout à fait, plat, s’élargit au bout en un disque arrondi comme celui de l'instrument, dont elles portent le nom. On en connaît une espèce qui' est propre à l’Amérique et une autre qui habite l'ancien continent.
Les Héhoxs ont le bec moins fort que les cigognes et fendu jusque sous les yeux, le cou grêle et garni vers le bas de longues plumes pendantes , et les doigts
marais : ils se nourrissent principalement de poissons, de grenouilles, de mollusques etd’insectes. Souvent on les voit immobiles sur le bord des eaux, le corps droit, le cou replié et la tête presquecachée entre les épaules, et leur aspect semble indiquer un mélange de tristesse et de stupidité. Pendant le jour, ils restent isolés; mais ils se réunissent en grandes troupes pour nicher et pour émigrer. Lorsqu’ils volent, ils tiennent leur cou replié et leur tête appuyée sur le dos (4).
Les Butors sont des échassiers qui ressemblent beaucoup aux hérons (2). 11 en est encore de meme
des Hihorcaux qui se trouvent aussi ***• n,,lur & Europe,
en Europe et qui fout entendre pendant la nuit une sorte do croassement lugubre.
‘tans les maisons où ils nichent, et de nos jours encore, en Hollande, on établit souvent Pour les attirer, des aires élevées sur les points culminants des édifices. Quelques peuples l'antiquité ne se bornaient pas à rendre à cet oiseau un cul le religieux, comme le fui- '•ueui les Egyptiens, ils allaient jusqu’il punir de mort la destruction d'un de ces animaux privilégiés. I.’allucliemenl extrême que les cigognes portent à leurs petits, leurs émigra l,n,,s périodiques et plusieurs autres particularités de leurs mœurs, ont contribué aussi à rendre ces oiseaux célèbres, et par relie tendance qui porto toujours l'homme à exagérer ’ v ‘ 1 1 1 > excite son intérêt et sa surprise, on leur a supposé des qualités qu’ils sont certes biiii de posséder : on leur a prêté nos idées et nos penchants, et l’on a chargé leur histoire de fables nombreuses.
i f ) Le Héron commun est un grand oiseau gris bleuâtre, avec le devant du cou blanc P-U'somé de larmes noires, cl l'occiput orné d’une Imppe noire. Son corps est grêle, ses •nies trè> grandes et fort concaves, et son vol si puissant, que souvent la hauteur à laquelle 11 s’élève le rend invisible à nos yeux. Pendant le jour, il se lient isolé cl à découvert sur * fl bord des eaux, dans l'ai tente de sa proie. I.a unit, il se retire dans les bois de haute fll, aie du voisinage et en revient avant le jour. Il place, en général, son nid sur le sommet 'J f ’ s arbres l<-s plus éjevés et pond trois ou quatre œufs d’un beau vert de mer. Pendant * ‘"''libation, le nulle porte à sa compagne le fruit de. sa pêche. Lorsque le héron est attaqué L;"' quelque oiseau de proie, il cherche à échapper à son ennemi en s’élevant le plus pos- 'ù'ic dans l’air et en gagnant ainsi le dessus. Jadis, les chasseurs prenaient un grand plaisir ll faire poursuivre de la sorte par le faucon, mais seulement pour jouir du spectacle de '•‘•te lutte; car sa choir n'est pas un mets agréable. On le trouve dans presque toute Europe ,.| même dans beaucoup d'autres parties du monde ; mais, dans les pays habités '* 11 jamais commun. Dans certaines localités, il est stationnaire ; dans d’autres, il émi-Tc 0*i donne le nom d' Aigrettes à des espèces de hérons dont les plumes du bas du^ios 1 '‘ v ‘i*ni)( ut, ù certaines époques, longues et effilées. II s’en trouve en Europe deux espèces 1,111 L > blanches dont les plumes sont employées pour la parure des dames.
(-) Le Butor d'Europe a le plumage fauve doré, tacheté de noirâtre; il se lient habi- '"’lleiuenl caché au milieu des roseaux, immobile et le bec. levé vers le ciel. Lorsqu'il t ^ffi'quê, il défond avec courage et en portant à ses ennemis de violents coups de lice.
u,ix <*1 si forte, (pic scs cris lui ont valu le nom de Boa laurus, dont on parait avoir 41 U Par corruption, le mol fin for. Hel oiseau n’<
>1 pas rare eu l’ranci
Enfin, les U rit. s (/*</ . I 42) ont le bec beaucoup plue court que les
précédents, peu fendu et occupé, dans près de la moitié de sa longueur, par les fosses membraneuses des narines (-1).
§ 80. La FAHiLiF. des Lonoirostres comprend les Béent*?*, les Courlis, les lins, etc.
Les Bécasses ( Scolopax ) ont le bec droit, un peu renflé et mou vers le bout, et creusé dans presque toute sa longueur par les sillons dos narines: elles n'ont pas de palmures aux pieds; leur tète est comprimée, leurs yeux gros et placés fort en arrière ; enfin leur aspect dénote la stupidité. La Bécasse commune , à peu près de la grosseur de nos perdrix et à plumage varié de brun, de gris et de noir, est répandue dans presque tout l'ancien continent: elle se trouve aussi en Amérique et même dans presque tous les pays. Elle émigre alternativement de la plaine aux montagnes et des montagnes à la plaine. En Europe, ces oiseaux habitent, pendant l’été, les Alpes, les Pyrénées, etc., et en automne ils descendent dans les bois mieux abrités ; ils sont alors très gras et recherchés par les chasseurs. Leur naturel est solitaire et sauvage, et ils voient mal pendant le jour : aussi choisissent-ils la nuit pour chercher leur nour-
(-1) La Gi'iie commune est un grand oiseau qui habite l'Europe et qui a le sommet d< sa tôle mt et rouge, sa gorge noire, le reste de son plumage remiré, et la croupe ornée d< longues plumes redressées, crépues et en partie noires. Ces oiseaux sont célèbres parleurvoyages périodiques. Originaires du Nord, ils viennent en automne s'abattre dans nos plaines marécageuses et nos terres ensemencées, puis continuent leur roule vers le sud, d'où ils reviennent au printemps pour s’élever de nouveau dans les parties les plus septentrionales .de l'Europe : ils voyagent de la sorte eu troupes nombreuses et en formant un y dont le sommet est occupé par celui qui semble être le chef de la bande, et qui, de temps en temps, fait entendre, connno pour appeler ses compagnons, un cri de réclame auquel ceux-ci répondent aussitôt. Leur voix est forte et. éclatante, et tes inflexions différentes de leurs cris, ainsi que la manière dont ils volent, ont été regardés comme des présages de variations dans l’ctat de l'atmosphère. Leur passage n souvent lieu la nuit» e t leur vol est puissant et fort élevé, mais ils ont de la peine à prendre leur essor. En général, les grues se rassemblent pour dormir la tête sous l’aile, et l’on assure qu’alors l’une d'oïl»-veille toujours la totc haute pour avertir ses compagnes par un cri d’alarme , lorsqu'il» danger les menace. Elles nichent dans les lcrros basses et marécageuses d<-> contrées septentrionales, et montrent pour leurs petits un attachement extrême.
rilure. Ils marchent avec difficulté , ne prennent leur essor que d'une manière lourde et bruyante, et, après avoir volé avec- rapidité pendant quelque temps , ils s’abaissent avec tant de promptitude, qu'ils semblent, tomber comme une masse. Au printemps, presque
Fig. 4 43. Bécasse.
tous regagnent les montagnes oii ils nichent. La Bécassine, espèce plus petite et à bec plus long que la précédente , ne fréquente pas les bois, mais se tient dans les endroits bas et marécageux. Les bécassines nous arrivent en automne et pour la plupart quittent la France au printemps , pour aller nicher en Allemagne ou en Suisse.
L T ne troisième espèce de bécasse, encore plus petite et qui se trouve également dans nos marais, où elle reste pendant presque toute l’année, est la Sourde ou petite Bécassine.
Les Courlis ont le bec arqué et se tiennent d’ordinaire sur le bord do la mer ou dans les marais ; au temps de la ponte ils vivent isolés, mais ils se rassemblent en grandes troupes à l’époque de leur émigration (1).
Les Iris ont aussi le bec arque Fig. 1 1 i . ibis nacré.
(t) Le Courlis d'Europe a le plumage brun avec le bord dos plumes blanchâtres, le ' roupiou blanc et laquelle rayée île blanc et île brun. Il es! assez commun sur les bonis de la Luire et nielle d'ordinaire dans les herbes qui croissent au milieu des bruyères et des dunes. Une seconde espèce, plus petite et appelée Courtine, passe aussi régulièrement , chaque printemps, on It'oiqies nombreuses le long de nus rfltes,
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comme les courlis, mais presque carré à sa base au lieu d'être arrondi. ils sont célèbres à cause du culte religieux que les anciens Égyptiens rendaient à un do ces oiseaux (I).
Enfin on donne ln nom d’ÉciussEs à d'autres longirostres qui se font remarquer par l'excessive longueur de leurs jambes (fig. 1 37). Une espèce de ce genre , assez commune dans les parties orientales de l’Europe, est quelquefois de passage en France.
Les Poiti.es d’eau et quelques autres échassiers remarquables
bordure membraneuse dont leurs doigts sont garnis.
Les Râles leur ressemblent beaucoup, mais n’ont pas le front écussonné de la sorte (3).
§ 81. Los Flamants sont des échassiers très singuliers, qui ne
(1) Les Egyptiens élevaient l 'Ibis sacré dans l'enceinte de leurs temples, le laissaienl errer libmnont dans leurs villes, ri on embaumaient le cadavre avec Autant de sein qu’il*
pouvaient donner aux dé| morlelles de leurs parents. Ils supposaient à ci I oiseau un
attachement inviolable à leur pays, dont il (liait l'emblème, el ernyaienl qu'il arrêtait aux tVunlières des légions de seepents malfaisants ; ils attribuaient du pouvoir* même à ses plumes, et ils assuraient que, lorsque Mereuro voulut parcourir la terre el enseigner auv hommes 1rs selonees el les arls, il en avait pris la Apure ; enfin ils portèrent ers idées siqiersliticusc* an point de punir de mort le meurtre même involontaire d'un de ees oiseaux sacrés qu'un voit sculptés sur presque tons leurs monuments. Jusqu'en ces dernières années, les nnluralistes s riaient mépris sur l’rspèce d’échassier qui jadis rerevait tant d’iionneurs ; mais, par les roclierrfios de Cuvier et des naturalistes qui ont suivi Napoléon en Egypte, un sail aiijonril’lmi que c'est YAbou hannès des Aralies, oiseau de la taille d'une poule, avant le plumage blanc, avec du unir sur les bonis de l'aile el du croupion, les pâlies el le lier de la même eoulcur, enfin la trie et le rnu nus et également noirs.
(2) Les Poules d'eau se voient souvent à ierre, mais elles vivent eu général sur les eaux dormantes. Elles riagcnl el plongent très bien ; pendant le jour elles testent radiées au milieu des roseaux cl ne se hasarilenl à la citasse que le soir el In nuit; leur vol n’est ni élevé, ni rapide, ni soutenu ; enfin leur nid esl composé île jours grossièrement crilrclacés, et lorsque la mère esl obligée de quitter ses œufs pour chercher sa nourriture, elle les roeouvre avec, des brins d'herbes. Les pelits courent dès qu'ils sunl éclos. Nuire fouie il'cnu commune esl répandue dans presque toute l'Europe et ne paraît pas ilillércr spécifiquement 'j <! relie qu'on trouve en Afrique, en Amérique, elc. ; elle esl brun fonre dessus, gris d ardoise dessous, avec du blatte aux cuisses, au ventre el au bord île l’aile. En tuile ni ne elle quitte les pays froids el inonlueux pour descendre dans les plaines basses.
(Il) Les Rai.es (Itallus) se tiennent dans le voisinage des eaux, et courent au milieu de* herbes avec une grande vitesse; tous ne soûl pas également aquatiques. Le mile îles mutn Vil Pl nielle dans les champs el dans les taillis; suit nom latin, Cve.r, rappelle le ,,m d-
Les [inities d e;iu sont remarquables par la manière dont la base du bec se prolonge sur leur front et par la
par la longueur démesurée de leurs doigts, constituent un troisième groupe appelé famille des Macrodaciv les. (les oiseaux sont organisés pour marcher sur les herbes des marais ou môme pour nager, et établissent le passage entre les échassiers ordinaires el les palmipèdes 2 .
Fig*. 115. Jacona.
peuvent prendre place clans aucune des familles précédentes, et qui se lient aussi un peu aux palmipèdes, car ils ont les trois doigts de devant palmés jusqu'au bout. Leur corps est petit, leur cou très grêle et très long ainsi que leurs jambes; leur bec est. grand et garni sur les bords de lamelles transversales à peu près comme celui des canards ; enfin, la mandibule supérieure est oblougue, plate, ployée en travers dans son milieu, et appliquée exactement contre 1 inférieure, qui est au contraire ployée longitudinalement en un canal demi-cvlindrique. Les mœurs des flamants sont aussi remarquables que leur mode de conformation ; ils vivent en troupes, et, soil qu’ils se reposent, qu'ils pêchent ou qu'ils volent, on les voit toujours alignés comme des soldats. On assure que lorsqu'ils sont à terre , l'un d'eux remplit les fonctions de sentinelle .et veille pour ses compagnons; siquelquedangerl’effraie, il pousse un cri bruyant qui ressemble au son de la trompette , et à ce signal de départ tous prennent leur vol. Ils se plaisent sur les plages humides et les bords des marais, et se nourrissent de mollusques, de vers, d'insectes et d'œufs do Poisson qu’ils pèchent an moyen de leur long cou et en retour-
Fig. MO. l'iauwvf.
s °*UTi, rt dans nos campagnes on l’appelle quelquefois le roi des Cailles, parce qu’on vu il arriver el partir avec ces oiseaux, qu’il est un peu plus gros et qu’il vit solitaire dans les mêmes lieux, ce qui a fait croire qu'il 1rs conduisait. Il se nourrit d insectes, de v °i*s et de grains, et c’est pendant la nuit qu’il cherche sa nourriture. Son nid n’est autre ' lioso qu’un enfoncement creusé en terre et grossièrement garni de mousse et d'herbes, s,, *i plumage est brun fauve, tacheté de noirâtre en dessus, grisâtre en dessous, avec les !, d< s rousses et des raies blanches sur les flancs.
l.e lut le d'eau d'Europe a le hcc plus long et les flancs rayés de noirci de blanc. 11 ‘‘■N très commun en France, et sc tient ordinairement caché dans les grandes herbes et ' ,s joncs sur le bord de nos ruisseaux et de nos étangs; il nage assez bien et court avec '•'g^i'elé sur les feuilles du nénuphar, du trèfle d'eau et des autres plantes aquatiques ; sa Nourriture consiste en petites crevettes, en insectes, etc,,, el sa chair sent la marée,
nant la tôle pour employer avec avantage lo crochet de leur mandibule supérieure. Ils volent très bien, et dans leurs voyages se rangent par bandes triangulaires, à la manière des grues. Enfin, ils construisent leur nid avec de la terre et lui donnent la forme d'un cône élevé et tronqué par le haut, sur lequel ils se mettent à cheval pour couver leurs œufs. Cos g rands oiseaux habitent les deux hémisphères ; l'espèce commune se trouve en Afrique et en Asie et arrive en troupes nombreuses sur nos côtes méridionales ; quelquefois elle remonte jusqu’au lthin. Sa hauteur est de 3 à 4 pieds, et son plumage est d'un beau rose, avec les ailes et le dos d’un rouge vif elles rémiges noires. A l’âge de deux ans, lo corps est, au contraire . blanchâtre , tandis que les ailes sont rouges, et c’est alors que ces échassiers méritent le plus le nom de Phénicoplères , ou oiseaux à ailes de feu, que leur avaient donné les Grecs ; c’est aussi de la couleur de leur plumage que leur vient lo nom de Flamant.
§ 82. Dans la classification naturelle des échassiers il faut ranger encore à côté des cultrirostres un groupe que l’on appelle la famille
DES PrESSI ROSTRES. Elle S6 COlUpOSC
des Pluviers , des Vanneaux, des Outardes , etc. , et se distingue dos précédentes par l'absence ou l'état presque rudimentaire du pouce, et par la forme du bec qui est. médiocre, mais assez robuste.
Dos Pluviers manquent complètement de pouce, et leur bec est comprimé et renflé au bout.
Ils vivent ordinairement en troupes nombreuses et fréquentent les bords de la mer, les marais et les embouchures des fleuves. Leur nom leur vient de ce que chez nous ils ne sont que de passage et se montrent surtout à l’époque des pluies do l’automne et du printemps. Nous en possédons plusieurs espèces M).
Les Vanneaux ( Tringa ) ressemblent beaucoup aux pluviers, mais s’en distinguent par l’existence d’un pouce qui, à la vérité, est
l-'ijr. UT.
Li Manuelle, ou petit Utile htrheld, que mmiatl aussi sens h-s noms vulgaires de
(irtsette, do Gimuline, cio., vit tout à fuit solitaire et ne quitte guère «o» étaugs que dans le fort do l’Iiiver. Lo nid do ces oiseaux est remarcpiaMe ; rnr,' construit avec du jonc et on ferme do gondole, il est attaché par an dos Lents à nue tige de roseau, et. constitue amsi un licrccaii flottant qui peut s’élever et s'abaisser avec les eaux sans risquer d'étre emporté. En automne la mai cite est très grasse et fort estimée ; elle nage et plonge très Mm.
( I ) La plus commune est le Pluvier doré, qui est répandu sur presque lent lo globe, cl qui a le plumage noirâtre, pointillé de jaune, avec la gorge et le ventre blancs. En liivn , il abonde sur nos cotes, et on le voit sur la plage suivre constamment la ligne dos eaux en poussant un polit ori et on frappant lo sable humide de ses pieds, pouo mettre en mouvement les vers et les autres petits animaux marins dont il se nourri I . Il niche dans le Nord.
>i couil, qu'il ne peut IoucIut a terre; leurs mauirs suui analogues à celles des pluviers (•'!).
Les Outardes ( Otis ) sont des oiseaux lourds, qui volent mal et qui ressemblent aux gallinacés par leur port iiiussii, leur mandibule supérieure médiocre et légèrement voûtée, et leurs doigts réunis par de petites palmures ; mais ils tiennent encore davantage aux échassiers par la forme de leurs pattes et par presque tous les points de leur anatomie. Ils n’ont quo trois doigts, le tarse réticulé et les ailes courtes ; lorsqu’ils courent, ils s'aident de leurs ailes et rasent ainsi la terre avec rapidité. Leur nourriture consiste en graines, en herbes, en vers et en insectes ; ils se plaisent dans les plaines rocailleuses et sablonneuses, ne nichent pas , et déposent leurs œufs a terre dans un trou au milieu des blés ou de l’berbe (2).
S 83. Enfin l’ordre des échassiers comprend encore les Autruches, les Cosnctrs et quelques autres oiseaux à jambes longues qui ont les ailes trop courtes pour pouvoir voler, et qui constituent un groupe particulier nommé i amille des Brévipenxes. Ces animaux sont spécialement conformés pour la course ; ils vivent dans les lieux secs et déserts ; leur bec est en général médiocre et ils se nourrissent principalement d’herbes et de graines. Il est aussi à noter qu’ils manquent de pouce comme les pressirostres.
Les Autruches ( Struthio ) out les ailes revêtues de grandes plumes molles et flexibles et dont les barbules ne s’accrochent pas ensemble comme chez la plupart des oiseaux. Elles sont herbivores; dans le midi de l'Afrique on les voit souvent paître, mais leur voracité est si excessive, qu’elles engloutissent sans choix, tout ce qu elles rencontrent, même les substances les plus dures et les moins
( I' I 'espèce d'Europe, qu'on désigne d'ordinaire sous le nom de VttHHëCiU huppé, arrive f ' , i Fronce par grandes troupes vers le coin mon cernent de mars ; son vol est puissant et élevé f (i : ‘t la manière dont il varie ses positions pendant qu’il voltige au-dessus des L 'hamps et dos marais, on dirait qu’il se plaît à fdlAlrcr avec grâce et à déployer sa légèïutri. n cs t très farouche, et en s’élevant do terre il pousse un petit cri sec, dont les mots 'kv-huit rendent assez bien le son. Sa nourriture consiste principalement en vers qu’il ^'il tirer de terre avec une grande adresse. La ponte a lieu en avril, et vers la fin d'octobre •’-s familles de vanneaux, dispersées jusqu'alors dans les champs marécageux, se rassemblant en handes de cinq à six cents individus et émigrent vers le sud.
(-) La grande Outarde est le plus grand des oiseaux d’Europe: le mâle a, en général, 0,, viron 3 pieds de long, et pèse une vingtaine de livres; la femelle est d'un tiers moins ['••’te. Leur plumage est jaune, traversé par des traits noirs sur le dos, grisâtres sur la lèle,
■ cou et la poitrine. Cotte outarde vit d'ordinaire dans les grandes plaines découvertes; ''Ile su trouve en Allemagne, en Italie, dans quelques parties de la Franco, etc. ; pondant hiver, on la voit assez communément dans la Champagne, le Poitou, etc. ; elle est très f; U’ouclic et ne so laisse que difficilement approcher; sa chair est très estimée.
La CMimepetière est une petite espèce d’outarde qui n’est guère plus grande qu’un h'isan, et qui est beaucoup plus rare que l’espèce précédente. Elle nous arrive au prin- ''^nps, s C pi ai 't dans les champs d’avoine et d’orge, ainsi que dans les prairies artificielles, nous quitte vers la fin de septembre,