‹ Notre CarthageChapitre 17 sur 47 · LA GENÈSE DUNE CAPITALE. M · texte numérisé non relu

LA GENÈSE DUNE CAPITALE. M

Furlenx de cet échec, il accusa l'inspecteur absent d'avoir puisé dans les magasins. Imputation qui révolta les commis et les militaires. Us mirent Chambonneau en prison. Ils décernèrent le pouvoir à La Courbe, dès son retour. L'inspecteur en proQta. U lut rendra visite au Brack du Oualo, le flatta par des présents, eau-devie, clous de girofle, housse rouge pour le beau cheval barbe, etc. , ce qui valut à La Courbe les louanges des griots-rapsodes, le roulement des tambours, et l'offre d'échanger trois captifs contre le justaucorps bleu agrémenté d'or, la « veste d'esté cramoisi et blanc » du visiteur. Au mois de novembre La Courbe remonta le fleuve et fut au lac Cayor, puis à l'escale du Désert, en amont. Devenu gouverneur, il régla un traOc annuel de 14 000 cuirs à cinq sous l'un revendu trois livres cinq soua en France, de 180 quintaux d'ivoire ^ 12 livres l'un revendu cent livres, de 200 esclaves & iO livres l'un revendu 300 aux Antilles, de 2000 quin- .aux de gommes à 3 livres l'un revendu 20 livres, le 12 marcs d'or revendus 4 800 livres en France, ifalbeureusemeat, sous la direction nouvelle de Chamlonneau, l'œuvre fut interrompue dès 1693 par la rabison d'un officier protestant nui iin<tRn but An. lais de la Gambie, revint sur u e fit reconnatlre par les France accueillirent, puis virent leur I isserle pavillon britannique et 'éléphants. Une année plus ta:

aisseau reprendre Saint-Louis

66 NOTRE CABTHAGE.

Le 4 juin 1697, le fameux André Brûe fut ooinmi directeur général du Sénégal. Très actif, il se mit ^ l'œuvre énergiquement. Il Qt observer la barre que grossit le cours du fleuve se ruant au sud, entre la langue sablonneuse de Barbarie et l'tle de Bocos, contre le flot atlantique. On en remarqua les déplacements, les deux passages ordinaires, par deiii brasses de prolondeur. On dressa des piroguiers pour la franchir, sauf de septembre en décembre où les vents d'est la gonflaient et la rendaient presque toujours impraticable. On étudia les moyens de renforcer cette défease naturelle pour interdire aux navigateurs des autres royaumes l'accès des eaux intérieures, si calmes et si favorables à l'évolution flottilles. Les pélicans de la péninsule orientale virent ériger des guérites, des miradors et des oriots. Plus baut, à une lieue de la barre, arrivèrent des troupeaux de moutons et de chèvresqui paissërentia maign végétation, envièrent les verdures de l'autre rivi bordant la côte et le marigot de Biyurt. André Brûi fit réparer à demi ce qui restait du premier comptoii établi dans l'ile de Bocos avant les crues désastreuses On y plaça des vigies. Dans l'Ile de Mougne, on mit ei exploitation régulière, les salines des étangs, pour 1 conservation des cuirs, et les bancs d'huîtres pour 1 fabrication de la chaux au moyen de leurs écaille^ Dans l'île de Sor ou de Jean Barre, on fit alliance foi melle avec les pêcheurs. Dans « l'île aux Anglets »,o{ planta une manière de sémaphore indiquant le ch<

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