VIII I
l'afflux des peuples a SAINT-LOUIS
Derrière le palais du gouverneur, on voit encore les maçonneries obliques et angulaires des bastioDs. les murs de quatre mètres percés de meurtrières pour la mousqueterie, d'embrasures pour les caronades. Non loin de là, subsistent quelques maisons rougefttres de? ancieus traitants, avec les portes massives, les mur^ de défense aveugles. A leur abri, on logeait les esclaves vendus par les Ouolofs ou les Maures. parfois cinquante francs, puis revendus cent écus aux négriers en partance pour l'Amérique. Dans ces magasins crépis, rougeâtres, épais comme des citadelles, nos aïeux entassaient la gomme arabioue des Maures, l'ivoire et les cuirs des Sénégalais, gris des Peuls, les denrées françaises d'éc! toile, cuivre, étain, eau-de-vie, perles de verr*
Là même les survivants atterrirent après le x de la Méduse qui ramenait les soldats et les fi naires de la France dans sa colonie du Sénég