‹ Notre CarthageChapitre 30 sur 47 · LA URACIECSE VIE DE KAYES · texte numérisé non relu

LA URACIECSE VIE DE KAYES

lents. L'ingénieur Compagoon commença d'ébaucher ', fort S'-Joseph, qui fut achevé en 1700, après la euue de l'autorisation et des matériaux. L'tnondaon de 1701 devait en partie le détruire. Laissé en ce lieu, par André Briie, son chirurgien, : moine Apollinaire, prépara une expédition pour imonter le Sénégal au delà des chutes du Felou. uidés par ce frère Augustin, et après avoir gagné ;t endroit, les explorateurs de la Compagnie norlande se virent refuser le passage au-delà de Govina ar les gens du Khasso qui étaient en guerre avec ceux Li Kaarta, ceux de l'est. Il fallut revenir k l'ouest, e^tpédition remonta la Falémé, entre ses bords esirpés quelque peu. Bientôt les Mandingues du Bam- >uk, craignant que les Français ne s'alliassent aux aures pour envahir la vallée de cette rivière et celle I Bafing, assiégèrent en nombre le fort de Dramané, . l'instigation des Anglais, nos concurrents. On dut vacuer de nuit, le 23 décembre 1702, en l'incendiant ec les marchandises incluses. L'an 1715, un autre :t pourtant était reconstruit en aval, entre Makhana Tamboukané. De là, en 1717, partit Compagnon and il remonta la Falémé, cherchant à recueillir des lantîllons de k terre dorée », de quartz aurilëre, :Igré la déflance générale. Cela a pour en faire des es de pipes )>, assurait-il. H revint ayant vu le tra- .1 des mineurs mandingues qui grattaient la supere du sol, plongeaient cette terre dans l'eau d'une ebasse, la délayaient, trouvaient, parfois, au fond.

de For en poudre et en grains. Compagnon réconforta les initiatives des associés. Par malheur, les Khassonké, fort cupides, empêchèrent toujours le fonctionnement régulier du transit. Bien que le premier placer « celui deFurkarane, fût seulement à une dizaine de lieues du fort Saint-Joseph, le second à vingt^cinq lieues du Sénégal, le troisième à cinquante, et les importantes mines de Glinghi Daranna à soixante de Dramané, à quarante du fort Saint-Pierre,- sur h Falémé, ces difficultés immédiates empêchèrent U Compagnie normande de poursuivre en tous sens les tentatives de prospection.

A cet ensemble de vues économiques si justes, il convient d'ajouter celle-ci. Les noirs de l'est et de Tombouctou, de ^ Tambuto », comme on disait alors, avaient coutume de remonter jusqu'à Tîle de KayguB. sous les cataractes de Felou, avec leurs esclaYes.| avant de redescendre par le Bondou et la Gambie, ven les postes des acheteurs anglais. La Courbe, qui m directeur du Galam en 1710, demanda des maçons | la Compagnie après avoir vu cet endroit, et Tavoil baptisé Pontchartrain. Il estimait qu'en construisai une factorerie et une citadelle dans cette île, tout l| commerce du Niger, fleuve alors soupçonné v ment, aboutirait aux comptoirs français du H Sénégal ; les convoyeurs des captifs, derivpire et d^ gomme pouvant s'épargner ainsi la moitié du che près de deux cents lieues. Una telle .combiuateoa ruiné le négoce de la Gambie au bénéflce du Sénégj

LA GHACIEUSE VIE DE RAYES il!

Fier d'avoir négocié cent treize nègres et onze marcs J'or, Jajolet de La Courbe proposait encore de remonter ecoursdelaFalémé, sur un esquif de cuir increvable )armi les récifs, puis de gagner ainsi les champs d'or, td'en révéler la lopographie, même contre l'hostilité les marabouts. Compagnon réalisa le vœit, avant e mourir simple entrepreneur à Paris.

Les auxiliaires d'André Briie établirent, en ITli, ur la rive gauche de la Falémé, le poste de Saint- 'ierre. La carte du Bambouk lui dessinée avec les oints où les indigènes creusaient le sol pour laver : sable aurifère, parmi les plateaux déserts et gioyeux, avec les points où nos aïeux et pères ont, iiit d'abord, fondé maints comptoirs, essayé leurs jgoces, et tenté la culture en attendant leurs chances ; prospecteurs. Les renseignements furent complés, dans la suite, par les explorateurs Tinstall de la )ur(1719), Legrand, Pelays, assassiné en 1732 par i Mandingues, Delabrue (1744), Duliron, Aussenac, ibault, l'agent de Boufflers, que massacrèrent les ;Iaves achetés au compte de la Compagnie (1787), rossais Mungo-Park (1795) qui poussa jusqu'à Se-. a, entre mille dangers, qui périt, avec son escorte,

cours d'une seconde exploration sur la Falémé, ' le Niger de Ségou, de Sansanding, de Tombouctou le Boussa.

V quelque distance du confluent, et au-dessus du nt faisant face au site de l'antique ville soninkè, ressi, où les chèvres étaient rendues mères par

récorce des arbres, sans le secours do bouc, où Toi ^ vendait à profusion, comme les esclave, nagiièn:<c développait une fort intéressante exploitation de plantes textiles. Après mille expériences préalables M. Renoux, un colonial, a quitté son empbi, réuni. vers 1907, soixante mille francs, et mis en valeo?. à Dar-Salam, quatre cents hectares aboutissant » rail Kayes-Ambidedi. Le défrichement a été payé {^' le prix du bois vendu à Tadministration et a chemin de fer. C'est une entreprise type. L ouvrier indigène reçoit un franc de salaire quotidien sans nourriture. Ce qui semble, là-bas, une bonne rémufié< ration. Le père de famille Khassonké envoie sur il plantation deux de ses ûls qui lui rapportent dotf soixante francs par mois. Le binage et lesapprètsdeii terre, par la main sénégalaise, sont mieux faits qu d Prancei au dire du possesseur. En grand, il a plaati une textile gladiée, sorte d'aloès, le sisal mexicalB Présentée aux dents d'une machine et brusquent tirée, la feuille se divise en fibres solides, propres la fabrication des sacs, des cordes. Actuellement Français en importent pour une valeur de deux mille francs ; et il en manque toujours. Cet ho jeune, énergique, espère substituer sa marchandise celle des importateurs. Il attendait les machines 4^ Ton construi . ait en France. Dès cette heure, il montn six cent vingt-cinq pieds de ce textile à Thectare, ^ cent vingt-cinq artichauts géants alignés à perte vue. Un seul pied épanoui se hérisse de cent cinquai

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