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Le pieux Énée, dans les mes de Carthage, s'amusa de

,: pareils spectacles en allant vers Taccueil de la reine Didon. Spectacles que durent reconnaî^e avec sur-

:: prise les frères Vivaldi, navigateurs italiens abordant au Sénégal en 1292. Et si les recrues, près de là, s'exercent aux souples mouvements de la guerre, à /ancer le coup de pointe, ^ous l'œil d'un capitaine droit, blanc des pieds au casque, l'illusion d'une continuité parfaite entre nos souvenirs d'histoira latine et les'évidences présentes n'a point à se dissiper.

LES DtEPPOIS DU MOTEN AGE ET NOS AÏEUX NORMANDS

SUR l'atlantique africain

D'après un acte signé à Rouen, si l'on en croit les écrivains du xvîi* siècle qui en consultèrent les archives incendiées depuis, tels armateurs de Normandie, au mois de septembre 1365, résolurent d'équiper en commun une flotte, de fonder, sur toute la Côte occidentale^ plusieurs comptoirs propres à réchange de nos marchandises contre le poivre et l'ivoire. Car les premiers' explorateurs de la côte africaine n'avaient pas menti. Ils en rapportaient assez d'or et d'argent pour rétablir les affaires de Dieppe, ravagée et incendiée par les Flamands en 1339.

Quand il salue les intenses lumières de la Mauri-

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activité sans nom, le long du boulevard sablonneux, des avenues, des rues parallèles que bordent ces maisonnettes rondes, blondes, pointues. On entrevoit les intérieurs soigneusement balayés. Des moustiquaires même révèlent, chez les sergents noixs, un goût du confort, une connaissance avertie de l'hygiène hostile aux anophèles propagateurs de la flèvre.

Cependant les plus sérieuses des ménagères neveulent rien négliger de Jeur tâche aux cuisines publiques de la cité militaire. Sous le portique de « banco », cette sorte de pisé qui sert dans toute l'Afrique à construire maisons et palais, maintes dames, décolletées jusqu'à la taille, quelques-unes même en costume d'Eve, y décortiquent le riz. Celles-ci trient les noix de karité qui donneront le beurre végétal. Celles-là soufflent sur les braises de leurs pots à feu. D'aucunes tisonnent les grillades sur les branches flambantes que supportent de petits murs parallèles en terre.

Là, de même, la joie de l'Afrique s'épanouit, tant sur les bonnes ^gures de ces dames que sur celles de leurs marmots pareils au bronze des « Hercule enfant » offerts dans les musées de Rome et de Naples par l'antiquité latine. Des vierges gambadent^ qui ressemblent, sauf par le nez aplati, aux nymphes d'airain exhumées de tous les Herculanums, après vingt siècles d'ensevelissement. Ce portiquç à piliers massifs, ces femmes nues aux attaches délicates, ces enfants potelés qui cabriolent parmi des chèvres

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it\ grises, c'est une vision de la Méditerranée virgilienne. sa: Le pieux Énée, dans les rues de Carthage, s'amusa de V pareils spectacles en allant vers Taccueil de la reine /.r Didon. Spectacles que durent recbnnat^e avec surc prise les frères Vivaldi, navigateurs italiens abordant C' âu Sén^al en 1292. £t si les recrues, près de là, s'exercent aux souples mouvements de la guerre, à /ancer le coup de pointe, sous l'œil d'un capitaine i: droit, blanc des pieds au casque, l'illusion d'une continuité parfaite entre nos souvenirs d'histoira latine et lesévidences présentes n'a point à se dissiper.

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